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Andrés Ordóñez, ambassadeur du Mexique du Maroc : Le Maroc et le Mexique doivent profiter de leurs opportunités respectives
Publié dans Libération le 30 - 08 - 2014


Les investisseurs marocains sont les
bienvenus au Mexique où d'importantes
réformes ont été lancées pour soutenir divers
secteurs d'activités et améliorer leur productivité. Ces
réformes offriront de nouvelles opportunités que doivent saisir les
investisseurs marocains. Tel est le fond du
message du nouvel
ambassadeur du Mexique du Maroc,
Andrés Ordóñez, qui annonce également
l'ouverture en octobre prochain à Casablanca du premier bureau
commercial en Afrique de ce pays situé dans
la partie méridionale
de l'Amérique du Nord. Entretien.

Libé : M. Andrés Ordóñez, vous êtes en poste au Maroc depuis six mois. Comment qualifieriez-vous les relations entre le Royaume du Maroc et le Mexique ?
Andrés Ordóñez : Le Mexique et le Maroc ont établi des relations diplomatiques en 1962 et depuis 1990 (le Mexique) et 1991 (le Maroc), nous avons des ambassades résidentes à Rabat et à Mexico. Nos relations sont excellentes, mais pas encore au niveau de notre dimension géoéconomique, géopolitique et géostratégique.
Il faut se rapprocher davantage. La distance est plus mentale que matérielle. Il faut mieux se connaître. En 2012, le commerce total du Maroc a atteint plus de 66 milliards de dollars et le Mexique a dépassé 761 milliards. C'est difficile à croire que nos échanges commerciaux n'arrivent qu'aux 217 millions de dollars. C'est bien en deçà de nos potentialités!

Vous avez organisé récemment une rencontre à Rabat autour des réformes actuellement en cours de réalisation au Mexique. Pourquoi en parler au Maroc ?

Cette rencontre visait à informer l'opinion publique marocaine des réformes structurelles en cours au Mexique et souligner par la même occasion qu'elles vont permettre de soutenir plusieurs secteurs d'activités et d'améliorer la productivité au Mexique.
Il nous est donc apparu important d'en parler parce que le processus en cours est historique. Les réformes engagées constituent une nouvelle étape dans les efforts du Mexique pour lever tous les obstacles qui ont freiné jusqu'ici le décollage économique du pays.

Quels sont les secteurs concernés par ces réformes ?

Cette réforme concerne onze secteurs clés articulés autour de trois chapitres. A savoir la productivité, les droits des citoyens et le renforcement de la démocratie au Mexique.
Le premier volet de la réforme a pour but d'améliorer durablement la productivité dans tous les secteurs et dans toutes les régions du Mexique. Elle concerne essentiellement le travail, la concurrence, la fiscalité, la sécurité sociale, les finances, les télécommunications et l'énergie.
Le second volet vise à renforcer et consolider les droits des citoyens mexicains. Cette réforme porte sur le secteur de l'éducation, la mise à jour de la loi dite "amparo" (injonction légale ou contestation constitutionnelle) et la réforme du Code national de procédure pénale.
Le troisième volet de réformes vise à renforcer la démocratie. Il s'agit concrètement de la réforme de la politique électorale et de la transparence.

Qu'attendez-vous en retour en exposant ces différentes réformes au Maroc ?

En plus d'informer nos amis marocains de ce que nous faisons au Mexique, cette tribune nous offre aussi l'opportunité d'inviter les investisseurs marocains à se rapprocher de nous et à promouvoir un plus grand échange commercial et financier, vu que les réformes en cours au Mexique ressemblent sur bien de points à celles impulsées au Maroc. Aussi, nous pensons que les deux pays partagent les mêmes ambitions : intégrer le monde global et élever nos standards économiques pour être plus compétitifs.

Quelles sont les opportunités qu'offre aujourd'hui le Mexique et qui pourraient intéresser les investisseurs marocains ?

Le Mexique offre aux investisseurs étrangers des conditions idéales : sécurité juridique, solidité économique et financière, stabilité politique et sociale, une ample gamme de ressources logistiques vers l'Amérique du Nord, l'Amérique latine et l'Asie. Et nous avons un des plus grands réseaux d'accords de libre-échange au monde. Les investisseurs marocains peuvent investir dans plusieurs domaines. Je peux citer, l'exploration, la production, la distribution et la commercialisation des ressources énergétiques, par exemple.

Justement, le Maroc jouit d'une expérience reconnue dans le domaine des ressources énergétiques. Cela peut intéresser le Mexique ?

Le Maroc a acquis de l'expérience dans le domaine de la production des énergies alternatives qui peut effectivement intéresser le Mexique. Nous avons aussi cet objectif dans notre radar et l'expérience du Maroc dans ce domaine est très importante.

Quel commentaire vous suggère le marché marocain ?

S'il est une chose qui a beaucoup attiré mon attention depuis mon arrivée au Maroc, c'est sa détermination à élever les standards de sa structure productive, le niveau de développement de son réseau routier, de ses aéroports et de ses ports. Les efforts consentis dans ces domaines sont de nature à placer le Maroc dans une situation de futur pays émergent.

Que comptez-vous faire pour inciter les opérateurs mexicains à s'intéresser davantage au marché marocain ?

Il faut dire d'abord que le Maroc est un hub formidable pour développer le business avec le Royaume bien entendu, mais aussi vers l'Europe, l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient. C'est précisément dans cette vision que le Mexique ouvrira en octobre prochain à Casablanca son premier bureau commercial en Afrique.
Sa mission principale sera d'inciter les opérateurs mexicains à investir au Maroc. Ces derniers pourront alors tirer profit, à travers cette structure, de la position géographique et stratégique du Maroc. Mais à ce propos nous avons besoin de l'aide de nos amis marocains. Il nous faut une plus grande présence du Maroc au Mexique, et pas seulement celle du Mexique au Maroc. Des projets sont déjà en cours dans ce sens-là entre notre Agence de promotion commerciale (ProMexico) et Maroc Export.

Quels sont les secteurs qui pourraient intéresser ces investisseurs ?

Nous avons ciblé plusieurs secteurs qui pourraient intéresser les capitaux mexicains. Mais dans l'immédiat, on peut citer l'agro-industrie, l'aérospatial, le domaine de pièces de rechange de voitures et l'automobile.
A propos du secteur agro-industriel, il faut préciser que les investisseurs mexicains ne vont pas se contenter de produire des légumes et fruits. Ils vont aussi s'intéresser à la mise en valeur industrielle de ces produits et à leur exportation.
C'est bien d'exporter des produits mexicains au Maroc. C'est bien d'exporter des produits marocains au Mexique. Mais aujourd'hui cela ne suffit pas. Il faut aller vers un niveau plus élevé: que les Mexicains produisent au Maroc et que les Marocains fassent de même au Mexique, que les deux parties puissent profiter de leurs opportunités respectives en termes stratégiques.

Le Mexique a par le passé entrepris des réformes. Pourquoi en faire de nouvelles aujourd'hui ?

Nous avons effectivement commencé notre processus d'intégration au monde de la globalisation dans les années 80. Cela nous a permis d'obtenir des succès importants dans plusieurs domaines, mais la situation structurelle de notre vie productive était arrivée à un point où il fallait engager de nouvelles réformes. La structure normative du pays était devenue insuffisante par rapport aux défis de la réalité économique, sociale et politique contemporaine. Ce qui explique les réformes en cours au Mexique.

Que diriez-vous aux investisseurs marocains intéressés par le marché mexicain ?

Je leur dirais qu'ils sont les bienvenus au Mexique, que nous avons beaucoup à partager, et à apprendre les uns des autres. Le Mexique est un merveilleux pays qui offre une multitude d'opportunités d'affaires et de facilités dans divers domaines permettant de faire du business comme très peu de pays peuvent se prévaloir. J'insiste : le Mexique jouit d'une ouverture commerciale remarquable et d'une sécurité juridique absolue dans le monde des affaires, ce qui offre de très grandes garanties aux investissements étrangers.


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