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Exposition rétrospective de Tayeb Saddiki à Rabat : La calligraphie comme matrice d'expression
Publié dans Libération le 15 - 10 - 2009

Dans le cadre de son cycle « expositions », l'Association « La Minaudière des Arts » organise du 15 au 31 octobre 2009 une exposition rétrospective en hommage à l'artiste singulier Tayeb Saddiki, et touche-à-tout (auteur, comédien, metteur en scène, peintre, décorateur, scénographe, cinéaste…). Il s'agit, donc, d'un acte de reconnaissance à cet innovateur dynamique qui revisite notre mémoire collective et à ce grand « maître magicien» qui incarne un savoir-faire séculaire manifesté dans les divers aspects de la civilisation marocaine. Les œuvres exposées témoignent de la passion de Tayeb pour la calligraphie et la peinture de qualité. Elles illustrent si bien son goût esthétique et la quintessence de ses contemplations qui ont tout de suite suscité l'intérêt de différents récepteurs avisés et fans de cet art noble. Il s'agit d'initier cette exposition en hommage à Tayeb, et qui se veut un espace de rencontres et de retrouvailles entre le public et les artistes : « Monument de l'art marocain » et « Mythe vivant» qui nous apprend le professionnalisme au sens plein du terme, Tayeb Seddiki est reconnu comme l'un des principaux ambassadeurs de la culture artistique marquée par des valeurs universelles.
A travers notre initiative, nous tenons à saluer Tayeb qui figure parmi les premiers à avoir adopté la calligraphie comme mode d'expression. Il s'est choisi comme démarche une attitude de libérer la lettre et de mettre en toile ses éléments graphiques. C'est là toute la modernité et l'originalité de Tayeb », souligne Touria Houari, présidente de l'Association organisatrice.
Le signe calligraphique en tant que matrice du langage et support savant du sacré est le corps sensible de la langue. La calligraphie est demeurée fortement marquée en cela qu'elle dénote une identité historique et est investie d'un pouvoir sacral de haute valeur. Interprétée, la calligraphie trouve son sens plastique dans les différents usages qu'en font les peintres et les visées esthétiques qui sous-tendent leur travail.
Tayeb a accordé une grande primauté à la création, en concevant une création plurielle avec une grande marge de liberté et d'investigation et un travail consistant sur les signes et les symboles en tant qu'expressions qui relèvent de la signification et de l'interprétation. Les signes dans ses composantes (symbole, indice, icône) nous permettent de saisir le sens des choses et des êtres et d'exprimer nos impressions et nos intentions d'une manière conventionnelle, mais significative. Tayeb communique avec le sacré à sa manière, en faisant recours aux signes pour exprimer ses états d'âme et ses réalités spirituelles et matérielles.
Dans notre civilisation arabo –musulmane, la calligraphie étant un art de bien former les caractères d'écriture a été toujours l'expression imagée du sacré dans son élan et ses racines. C'est une des composantes les plus caractéristiques de l'art islamique incarnant la majesté et la splendeur. Au cours de son histoire, l'écriture arabe a beaucoup évolué, s'adaptant aux supports et aux usages. De son coté, Tayeb à l'instar des artistes contemporains utilise le langage du signe comme vecteur d'expression plastique pour véhiculer leurs visions du sacré avec toutes ses charges émotionnelles et existentielles. C'est une démarche, à la fois artistique et éthique, qui a pour but d'inculquer les valeurs spirituelles dans les comportements aussi bien individuelles que collectifs.


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