Imran Louza Le cas de Imrân Louza devient difficile à ignorer. Match après match, le milieu du Watford FC enchaîne les prestations solides en Championship, sans que cela ne se traduise par un retour en équipe nationale. Une situation d'autant plus troublante qu'elle perdure malgré le changement de sélectionneur. Pour plusieurs suiveurs, le cas Louza n'est plus un simple oubli, c'est une anomalie sportive. Car Imran ne se contente pas d'être régulier : il est performant. Avec 33 titularisations, 7 buts et 9 passes décisives, il s'impose comme l'un des milieux les plus productifs de son championnat. Son influence dépasse largement les chiffres et sa valeur marchande n'a jamais été aussi élevée (14M€). Capable d'organiser le jeu, de casser des lignes par la passe et de se projeter vers l'avant, Imrân Louza coche toutes les cases du milieu moderne que recherche aujourd'hui le très haut niveau. Avec pratiquement 90% de passes réussies et une moyenne élevée de passes clés, il incarne ce lien essentiel entre récupération et création, un rôle que le Maroc a parfois peiné à stabiliser dans certaines séquences importantes. Et pourtant, rien. Son absence répétée contraste fortement avec certaines décisions qui continuent de susciter l'incompréhension. Le maintien dans le groupe de profils en manque de rythme ou d'impact pose une question simple : sur quels critères réels se basent les choix ? Le discours officiel est clair : seule la forme du moment compte. Mais dans les faits, cette logique semble à géométrie variable. Car si la performance est réellement le critère principal, alors Louza devrait logiquement faire partie du groupe, et même s'y imposer. Ses statistiques sont meilleures que celles d'Oussama Targhaline (2 buts, 2 pd pour 12M€) et Rabie Hrimat (9 buts, 2 pd pour 1,5M€) enregistrées dans un Championship plus relevé que l'Eredivisie ou la Botola Pro... * Championship : valeur totale = 2,2 millards d'€ Eredivisie : valeur totale = 1,3 millards d'€ Botola Pro : valeur totale = 147 millions d'€ Ignorer un joueur en pleine possession de ses moyens, performant semaine après semaine dans un championnat plus exigeant, revient à se priver d'une solution de rechange crédible dans un secteur stratégique. Plus qu'un simple débat, le cas Imrân Louza devient un test de cohérence pour le projet sportif de Mohamed Ouahbi. Soit la sélection repose sur la performance et la méritocratie, soit elle s'en éloigne. Et dans ce cas précis, le doute est permis tant que la convocation de certains joueurs posent des questions... Saïd.A L'un des fondateurs du média Lions de l'Atlas, aujourd'hui Rédacteur en chef. Passionné par les Lions de l'Atlas et la prospection, je suis de près les performances des joueurs ainsi que l'actualité du sport marocain dans son ensemble. Voir la biographie complète