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Conflit du Sahara : La solution réside dans la jeunesse
Publié dans L'observateur du Maroc le 18 - 11 - 2020


Par : Ahmed Charaï

Dans son discours du 3 novembre, à l'occasion du 45ème anniversaire de la Marche Verte, le Roi Mohammed VI avait prévenu : « la situation de blocage total qui prévalait depuis le 20 octobre dans la zone-tampon de Guerguarate ne saurait durer sans que le Maroc finisse par prendre ses responsabilités. »
Il s'agit là d'« agissements inacceptables par lesquels on cherche à entraver la fluidité du trafic entre le Maroc et la Mauritanie », estimait le Souverain, qui se disait « persuadé » – sans manifestement se faire d'illusions – que les Casques bleus de la Minurso « continuaient à remplir leur devoir en veillant à préserver le cessez-le-feu dans la zone ».
Cet Editorial est paru en espagnol ce mercredi 18 novembre dans La Razon
et sur larazon.es
Cette zone-tampon est sous la responsabilité de l'opération de maintien de la paix de l'ONU, la Minurso, censée garantir la libre circulation sur cet axe routier, essentiel pour les échanges commerciaux régionaux. Le Polisario, qui y multiplie les incursions depuis plus de quatre ans, malgré les rappels à l'ordre de l'ONU, avait installé un poste fixe et plusieurs barrages. Ils sont désormais démantelés.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres est intervenu auprès du front Polisario pour régler cette situation, mais en vain.
Les Forces Armées Royales sont passées à l'action ce vendredi 13 novembre, pour sécuriser le no man's land de 4 kilomètres de long séparant les postes-frontières marocain et mauritanien.
La soixantaine de membres du Polisario qui avaient installé une vingtaine de tentes et un poste de contrôle, coupant la route et donc toute possibilité de circulation sur l'axe vital qui relie Tanger à Dakar via Nouakchott, se sont rapidement débandés sans résister, après avoir mis le feu à leur campement.
L'opération de dégagement de la zone de Guerguarate s'est déroulée de manière « pacifique, proportionnée et soucieuse de la sécurité des civils ». Un communiqué des Forces Armées Royales marocaines à été aussitôt publié.
Au ministère des Affaires étrangères à Rabat, on précise que le Maroc « n'a eu d'autre choix que d'assumer ses responsabilités afin de mettre un terme à la situation de blocage et restaurer la libre circulation commerciale. Le Polisario en assume seul l'entière responsabilité et les pleines conséquences».
Le conflit du Sahara entrave la coopération et l'intégration régionale, avec de graves implications pour la sécurité du Maghreb et du sud de la Méditerranée.
En raison d'une pensée désuète, du voisin algérien en particulier sur le Sahara, les frontières restent fermées entre le Maroc et l'Algérie avec un impact énorme sur la population qui fait face courageusement aux conséquences d'une pandémie dévastatrice.
ll est temps de s'éloigner des paradigmes historiques afin de promouvoir la sécurité, la stabilité et la coopération régionale.
Surtout qu'il n'y a pas un seul Marocain sensé qui souhaiterait la déstabilisation de l'Algérie, malgré les difficultés entre les deux pays. De la stabilité de chacun des deux pays dépend la stabilité de l'ensemble de la région.
En attendant, le Maroc doit poursuivre sans relâche son travail d'explication, mais aussi de main tendue vers la jeunesse sahraouie de Tindouf.
Celle-ci est majoritaire au sein des populations. Elle n'a pas été exaltée par les slogans dits révolutionnaires, ni embrigadée dans le cadre du positionnement de la guerre froide.
Sur le plan politique, les jeunes sahraouis voient bien que la direction du Polisario n'a pas d'option viable. Cette jeunesse a la même aspiration à une vie meilleure, une vie digne, que tous les autres jeunes de la planète.
C'est à ce défi que le Maroc doit répondre, en accélérant la réalisation des projets de développement dans les zones du Sud.
Le Maroc a fait énormément d'efforts, mais il nous faut accélérer le rythme. Car en rendant la vie plus attractive dans les régions du Sud, nous offrirons une opportunité aux jeunes de Tindouf pour s'exprimer. Ils le feront en rentrant dans leur pays.
Parce que leur aspiration à une vie meilleure a pris l'ascendant. C'est un objectif essentiel et il faut l'atteindre.


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