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Tirs croisés sur Benkirane II
Publié dans L'observateur du Maroc le 18 - 10 - 2013

Attaques – D'entrée de jeu, les principaux partis de l'opposition tirent à boulets rouges sur la nouvelle composition gouvernementale. Les critiques touchent au fond comme à la forme du « nouvel Exécutif ». Réactions à chaud de Hamid Chabat (PI), Driss Lachgar (USFP) et Abdessalam Boutayeb (PAM).
La montagne a accouché d'une souris ». « Pschitt ! ». « Tout ça pour ça ! ». « La rechute ». « Grande catastrophe ! ». Dans les rangs des partis de l'opposition, on ne manque pas d'inspiration pour attaquer, d'emblée, la nouvelle composition de l'Exécutif. Aussitôt l'équipe Benkirane II annoncée, Hamid Chabat qualifie cette dernière, dans un entretien téléphonique avec L'Observateur du Maroc, de gouvernement du G8. Une façon de mettre l'accent sur « l'hégémonie du RNI ». Pour rappel, le G8, appelé aussi « L'alliance pour la démocratie » est ce regroupement formé, autour du parti de la colombe, à la veille des élections du 25 novembre 2011. Chabat va encore plus loin en qualifiant le « nouvel exécutif » de « vraie catastrophe pour le pays! ». Pour le chef de l'Istiqlal, qui est d'ailleurs à l'origine de la crise gouvernementale ayant fait suite à la sortie de son parti de la majorité, cet exécutif est en flagrante contradiction avec l'esprit de la nouvelle constitution. « C'est tout sauf un gouvernement politique », martèle Chabat, en pointant du doigt sa composition pléthorique et le retour en force des ministres technocrates. « A un moment où Benkirane force les Marocains à serrer la ceinture, lui ne se gêne pas en sortant de son chapeau un gouvernement gros comme un mammouth ! », s'insurge- t-il.
Sa conclusion est à la mesure de son inimitié envers son allié d'hier : « A notre grand regret, le chef du gouvernement nous ramène à l'ère d'avant le gouvernement de l'alternance ». Et ce n'est pas Driss Lachgar qui pourrait dire le contraire. Tout aussi sarcastique, le secrétaire général de l'USFP estime que l'équipe Benkirane II est le fruit d'une « chirurgie esthétique complètement ratée ». « Si ratée qu'elle est désespérante », insiste-t-il. Et d'ajouter : « Nous osions croire que les longs mois consacrés aux négociations allaient déboucher sur une équipe de choc, sauf qu'il n'en a rien été. Pire, Benkirane a fait les pires choix possibles ». Pour le dirigeant usfpéiste, c'est clair que ces choix confirment l'amateurisme et l'improvisation ayant marqué les négociations menées par le chef du PJD. Dans le camp du PAM, l'heure est aussi à la critique. Abdessalam Boutayeb, membre du Conseil national du parti du Tracteur et président de l'Association Rif pour la solidarité et le développement (ARID), relève à son tour une régression politique au vu de la composition du « nouvel exécutif ».
Comme Chabat et Lachgar, il estime que Benkirane a distribué les postes ministériels comme on distribuait des cadeaux. « Visiblement, le seul but recherché était de clamer les esprits des autres négociateurs », déduit-il. Et de conclure : « On est loin de l'efficacité gouvernementale tant espérée ». Parti de l'Istiqlal, USFP et PAM pointent donc tous du doigt « l'éparpillement » des postes ministériels. Pour eux, c'était inutile de créer des appendices à certains départements comme l'Enseignement, le Transport, l'Industrie... De ce point de vue, c'est là une nouvelle porte ouverte vers les discordes, voire de nouvelles crises gouvernementales.
Et les femmes ministres dans tout cela ?
« Dans la nouvelle équipe de Benkirane, la plupart des ministres femmes occupent des postes de ministres déléguées », note Boutayeb. Pour lui, comme pour Chabat et Lachgar, le chef du gouvernement a, là encore, raté l'occasion de se rattraper. « Le problème de Benkirane, c'est sa mentalité et celle-ci n'a pas changé et ne changera pas », tranche le secrétaire général du parti de l'Istiqlal. Il en veut pour preuve le cas El Oufa. Lachgar, lui, se limite à rire à l'évocation de ce cas.
Rien de positif alors ?
« Il n'y a rien à espérer de la nouvelle composition gouvernementale », scandent les chefs du PI et de l'USFP. Les deux leaders se disent déterminés à jouer pleinement leur rôle en s'érigeant en garde-fous contre « les dérapages prévisibles de Benkirane II ». Chabat se dit même prêt à forcer le gouvernement, le cas échéant, à plier bagage avant la fin de ce qui reste de son mandat.
Le cas El Othmani et l'avenir du PJD
« La véritable grande surprise de Benkirane II est à mon sens l'éviction inexpliquée de Saâdeddine El Othmani », confie Boutayeb. Ce dernier estime que l'ex-ministre des affaires étrangères n'a pas démérité. « Si ce responsable a commis des erreurs, les Marocains doivent en connaître la nature et tous les détails », réclame-t-il. Nombre d'analystes, dont Abderrahim Manar Slimi, estiment que l'onde de choc de cette éviction se ressentira au sein du PJD. Tous affirment que ce sera l'occasion pour un retour en force d'El Othmani dans la direction de la formation islamiste.


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