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Marchés de gros. Qu'en pense le conseil de la concurrence?
Publié dans L'observateur du Maroc le 26 - 04 - 2024

« Nous avons identifié de nombreuses lacunes liées au processus de distribution et production des fruits et légumes qui nécessitent des améliorations », résume le président du Conseil de la concurrence, Ahmed Rahhou, lors de la présentation des résultats d'une étude menée par le Conseil sur la concurrence dans ce sens avec une attention particulière portée aux marchés de gros. Ces conclusions ont été dévoilées en marge du SIAM 2024 lors d'une rencontre organisée par la Comader.
Inefficacité des circuits de distribution
Le rapport du conseil révèle que 96% de l'offre provient du marché local, tandis que le reste est importé. Il met en évidence des écarts significatifs entre le prix perçu par le producteur et celui payé par le consommateur, souvent dus aux inefficacités des circuits de distribution actuels. Tout d'abord, la présence de nombreux intermédiaires, sans réglementation appropriée, contribue à allonger les circuits de distribution et peut favoriser la spéculation. De plus, l'hétérogénéité des produits, leur périssabilité et la saisonnalité de la production rendent la gestion des stocks et des flux logistiques plus complexe. Cette situation est exacerbée par la prédominance des circuits longs sur les circuits courts, ce qui inclut les marchés parallèles et les grandes surfaces. En parallèle, un cadre juridique obsolète, comme une loi datant de 1962 relative à l'attribution des charges de mandataires, ajoute à la complexité réglementaire.
Défis à surmonter
Sur le plan agraire, le morcellement excessif des terres agricoles entrave la mise en œuvre de pratiques agricoles plus efficaces. De plus, alors que la superficie destinée aux cultures fruitières est en hausse, la surface maraîchère cultivée diminue, ce qui soulève des questions sur la diversification des cultures. Enfin, la forte dépendance aux importations de fruits, représentant en moyenne 60% de la consommation, met en lumière la nécessité de promouvoir la production nationale pour renforcer la sécurité alimentaire et réduire la vulnérabilité aux fluctuations des marchés internationaux.
Dysfonctionnements des marchés de gros
Selon le conseil de la concurrence, les marchés de gros rencontrent plusieurs problèmes structurels, dont une répartition régionale inégale, une taille disparate favorisant la domination de quelques-uns, une articulation inefficace entre les bassins de production et de consommation, des infrastructures vétustes et un modèle de gestion peu adapté. De plus, le développement de circuits parallèles et informels soulève des questions sur l'utilité et l'efficacité des marchés de gros, alors que seule 30% de la production nationale y transite.
Contraintes des producteurs
Le conseil de la concurrence souligne que les producteurs, notamment les petits exploitants, sont confrontés à plusieurs contraintes. Souvent, ils fixent des dates précoces pour vendre leurs produits avant même la récolte, cherchant ainsi à assurer des revenus stables. Cependant, ils doivent constamment équilibrer la maximisation de leurs revenus avec la durabilité de leur activité. Le coût de production joue un rôle crucial dans leur stratégie de fixation des prix. De plus, les conditions météorologiques et le faible accès aux services financiers représentent des obstacles supplémentaires à leur réussite.
Des intermédiaires faiseurs de prix
Le conseil de la concurrence estime que les intermédiaires exercent une influence déterminante sur les prix en assumant les frais de collecte, de transport et de distribution, ce qui renforce leur position dominante dans la chaîne d'approvisionnement. Cette asymétrie de pouvoir crée des déséquilibres de négociation entre les intermédiaires, d'une part, et les producteurs ainsi que les consommateurs, d'autre part. De plus, les prix de détail sont souvent influencés par les prix de gros. La volatilité des marchés de fruits et légumes, une caractéristique structurelle bien connue, s'est accentuée depuis le deuxième semestre de 2022 en raison de la composition saisonnière et exogène des produits. Malgré une relative stabilité de la structure des prix entre producteurs, distributeurs et commerçants, les prix payés aux producteurs ne représentent en moyenne que 30% à 40% des prix de vente finaux, laissant une marge brute significative aux intermédiaires.
Recommandations phares
Pour répondre aux défis actuels de la distribution des fruits et légumes, plusieurs recommandations émergent. Tout d'abord, la mise en place de trois circuits distincts (ultra-court, court et long) permettrait une adaptation aux divers besoins du marché. En parallèle, une révision du cadre juridique régissant l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement est essentielle pour assurer transparence et légalité des transactions. Il est également crucial de définir, par voie réglementaire, les conditions d'exploitation des infrastructures commerciales dédiées à ces produits. Une clarification du statut juridique des grossistes est nécessaire pour garantir la transparence des opérations, tandis que des précisions sur les compétences des collectivités territoriales dans la gestion des marchés de gros permettraient une meilleure organisation.
Une structure de pilotage s'impose
La révision du régime juridique des mandataires vise à moderniser leur fonctionnement, tandis que la mise en place d'une structure de pilotage nationale permettrait une coordination efficace des marchés à l'échelle nationale. Parallèlement, des actions visant à réduire les pertes et le gaspillage estimés entre 20% et 40% en post récolte suite aux pratiques de stockage inadéquates..., à renforcer la traçabilité des produits et à encourager la transformation digitale du secteur agricole sont recommandées. Enfin, une réforme des espaces de commercialisation, axée sur la promotion de circuits courts et la digitalisation des processus de vente, serait bénéfique pour l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.


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