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OMM : L'Afrique durement touchée par les conditions météorologiques
Publié dans L'observateur du Maroc le 13 - 05 - 2025

L'année 2024 se classe à la première ou la deuxième place des années les plus chaudes observées. De plus, la dernière décennie a été la plus chaude jamais enregistrée. Autour des côtes africaines, les températures de surface de la mer ont atteint des valeurs record. Le réchauffement s'est avéré particulièrement rapide dans l'océan Atlantique et la mer Méditerranée.
D'après ce rapport, la superficie touchée par des vagues de chaleur marines en 2024 a été la plus importante depuis le début des relevés, en 1993.
Ce rapport souligne les défis qui se posent s'agissant de l'agriculture et de l'environnement; de la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique; ainsi que de la santé et de l'éducation.
Il met également l'accent sur les possibilités et les nouveaux outils permettant de relever les défis.
«Le rapport sur l'état du climat en Afrique révèle l'ampleur et l'intensification des incidences du changement climatique sur le continent», a déclaré la Secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, ajoutant qu'«il illustre également la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, qui exposent certains pays à des crues sans précédent, causées par des précipitations excessives, tandis que d'autres sont aux prises avec une sécheresse persistante et une pénurie d'eau».
L'intelligence artificielle, les outils de communication mobiles et les modèles avancés de prévision du temps améliorent la précision et la portée des services météorologiques en Afrique. Toutefois, selon le rapport, pour continuer de développer la transformation numérique, il faut investir davantage dans les infrastructures, renforcer les structures de partage des données et fournir des services plus inclusifs.
Une prise de conscience est nécessaire
Il est nécessaire de prendre davantage conscience de l'urgence de la situation, d'améliorer les systèmes d'alerte précoce et de renforcer la résilience climatique et l'adaptation au climat, selon ce rapport, qui exhorte les gouvernements, les partenaires pour le développement et le secteur privé à accélérer les investissements climatiquement rationnels.
Le rapport de l'OMM sur l'état du climat en Afrique en 2024 fait partie d'une série de rapports de l'OMM sur le climat qui visent à éclairer la prise de décisions en matière de stratégies nationales et régionales sur le climat.
Des températures record
La température moyenne à la surface de l'Afrique en 2024 a dépassé d'environ 0,86°C la moyenne à long terme de la période 1991-2020. C'est l'Afrique du Nord qui a enregistré l'anomalie la plus élevée (1,28 °C au-dessus de la moyenne de la période 1991-2020). Il s'agit également de la sous-région africaine qui se réchauffe le plus vite.
La chaleur extrême a frappé de nombreuses zones du continent en 2024, perturbant l'agriculture, la productivité du travail et l'enseignement.
En 2024, les températures de surface de la mer ont dépassé les valeurs de 2023, qui marquaient le précédent record. Des hausses particulièrement marquées de la température de surface de la mer ont été observées dans l'océan Atlantique et la mer Méditerranée.
En 2024, la quasi-totalité de la zone océanique autour du continent africain a été touchée par des vagues de chaleur marines d'intensité forte, sévère ou extrême, en particulier l'Atlantique tropical. De janvier à avril, près de 30 millions de km2 ont été concernés, soit la plus grande superficie depuis le début des relevés, en 1993, bien que la superficie ait diminué plus tard dans l'année.
Les températures océaniques élevées perturbent les écosystèmes marins et peuvent intensifier les tempêtes tropicales. Combinées à l'élévation du niveau de la mer, elles constituent des menaces supplémentaires pour les populations côtières.
L'épisode El Niño
Un épisode El Niño et une phase positive du dipôle de l'océan Indien, qui ont duré de 2023 à début 2024, ont joué un rôle majeur dans les régimes de précipitations.
L'Afrique australe a connu des conditions de sécheresse sévère, en particulier le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe, qui ont subi leur pire sécheresse depuis au moins deux décennies. Dans l'ensemble, les rendements céréaliers en Afrique australe ont été inférieurs de 16 % à la moyenne quinquennale. En Zambie et au Zimbabwe, ils ont même été inférieurs de 43 % et de 50 %, respectivement, à cette moyenne. Les bas niveaux d'eau et la faible production d'énergie hydroélectrique du lac Kariba, le plus grand réservoir artificiel d'Afrique, ont entraîné des pannes d'électricité prolongées et des perturbations économiques.
En Afrique de l'Est, des pluies d'une force et d'une durée rares sont tombées de mars à mai, provoquant de graves crues au Kenya, en République-Unie de Tanzanie et au Burundi. On y a recensé plusieurs centaines de décès et plus de 700.000 personnes sinistrées. Les précipitations d'octobre à décembre y ont été inférieures à la moyenne, ce qui a créé une situation alimentaire inquiétante.
En Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, des inondations dévastatrices ont sinistré plus de quatre millions de personnes, faisant plusieurs centaines de victimes et occasionnant le déplacement de centaines de milliers de personnes. Le Nigéria, le Niger, le Tchad, le Cameroun et la République centrafricaine figurent parmi les pays les plus sinistrés.
L'Afrique du Nord a enregistré pour la troisième fois consécutive des récoltes céréalières inférieures à la moyenne en raison de faibles précipitations et de températures extrêmement élevées. La production agricole du Maroc a ainsi été inférieure de 42 % à la moyenne quinquennale après six années consécutives de sécheresse.


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