En marge de la 18e édition du SIAM, le ministère de l'agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts et la FAO ont organisé un séminaire consacré aux Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole (SIPAM). Objectif : inscrire les agricultures traditionnelles au cœur des stratégies de développement territorial, tout en valorisant leur rôle dans la résilience des écosystèmes ruraux. Présidé par Ahmed El Bouari, en présence de Alexandre Huynh, l'événement a permis de mettre en lumière une approche innovante fondée sur la reconnaissance des systèmes agricoles ancestraux comme leviers de développement durable. Inspirée de l'initiative internationale SIPAM portée par la FAO, cette démarche vise à identifier, préserver et promouvoir des modèles agricoles qui allient savoir-faire traditionnels, biodiversité et adaptation aux contraintes climatiques. Au cœur des échanges : la capacité des agriculteurs et des éleveurs, notamment dans les zones reculées, à maintenir des systèmes productifs résilients face aux changements climatiques. Ces pratiques, souvent héritées de générations, constituent aujourd'hui un socle essentiel pour la sécurité alimentaire et la préservation des équilibres écologiques. Le séminaire a également été marqué par la signature d'une lettre d'entente entre les deux institutions, consacrant le lancement opérationnel du Programme national des SIPAM. Ce dispositif ambitionne d'identifier, protéger et valoriser les sites agricoles à fort potentiel patrimonial, avec une perspective d'accréditation à l'échelle nationale et internationale. Au-delà de la reconnaissance, l'enjeu est aussi économique et social. En structurant ces systèmes, le programme entend renforcer les capacités locales, encourager l'innovation et améliorer les conditions de vie des populations rurales, tout en préservant les identités territoriales.