DR ‹ › Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni à huis clos jeudi, sous la présidence tournante du Bahreïn, pour examiner le travail de la mission de la MINURSO. Staffan de Mistura, l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, a présenté un exposé lors de cette session. D'après Monte Carlo Doualiya, de Mistura a souligné qu'il existe un «véritable élan» et une «chance» pour résoudre ce conflit qui perdure depuis 1975. «Grâce à une combinaison de vision, de timing et de bonne fortune, je crois qu'il y a un véritable élan pour résoudre ce conflit qui dure depuis des décennies.» Staffan de Mistura L'envoyé spécial a salué le Maroc pour avoir fourni une version détaillée de son plan d'autonomie. Il a exhorté le Polisario à «faire les concessions historiques nécessaires pour trouver une solution mutuellement acceptable» dans l'intérêt des «futures générations sahraouies». Il dit cependant comprendre les réticences du Front à s'engager pleinement, évoquant leur «manque de confiance» quant à leur rôle futur dans la gestion de la région et la sécurité des membres du Front. De Mistura espère réunir toutes les parties à nouveau «avant octobre», avec pour objectif de «parvenir à un accord-cadre définissant les mécanismes de ratification de l'accord conformément au principe de l'autodétermination, ainsi qu'un mécanisme pour mettre en œuvre cet accord pendant une période de transition». Cette session s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 2797 de l'ONU, adoptée il y a six mois, qui souligne la nécessité de progresser vers une solution réaliste, pratique et durable basée sur l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc en 2007. Le Conseil de sécurité devrait tenir une deuxième session le 30 avril pour examiner la stratégie liée au mandat de la MINURSO. L'administration américaine avait précédemment annoncé son intention de «mettre fin aux missions de maintien de la paix et aux missions politiques spéciales inefficaces dans le monde entier». Récemment, Mike Waltz, le représentant permanent des Etats-Unis auprès des Nations Unies, a déclaré lors de son témoignage devant le Congrès sur la réforme de l'ONU : «Nous menons un examen stratégique de la force de maintien de la paix déployée au Sahara occidental depuis 50 ans.»