Un an après le lancement, par SM le Roi Mohammed VI, du projet de construction de la nouvelle ligne à grande vitesse reliant Kenitra à Marrakech, l'Office National des Chemins de Fer confirme l'entrée du Royaume dans une nouvelle étape de sa modernisation ferroviaire. Porté par une vision stratégique d'envergure nationale, ce programme historique avance désormais sur plusieurs fronts, avec des réalisations tangibles qui traduisent la montée en puissance d'un chantier structurant pour la mobilité, l'économie et l'attractivité des territoires. Doté d'une enveloppe globale de 96 milliards de dirhams, ce programme traduit une ambition majeure : renforcer le rôle du rail comme levier de développement durable et de compétitivité nationale. Il prévoit notamment la réalisation de la nouvelle ligne à grande vitesse Kenitra-Marrakech, à laquelle sont consacrés 53 milliards de dirhams pour les infrastructures et les équipements. À cette composante centrale s'ajoute l'acquisition de 168 trains, pour un investissement de 29 milliards de dirhams, destinée à renforcer et renouveler le parc ferroviaire national. Le programme réserve également 14 milliards de dirhams au maintien de la performance du réseau existant, confirmant une approche globale qui associe extension, modernisation et consolidation. Sur le terrain, la future LGV Kenitra-Marrakech, longue de 430 kilomètres, connaît une dynamique soutenue. Les opérations d'acquisition foncière sont désormais achevées et la quasi-totalité des emprises a été libérée, ouvrant la voie à une progression accélérée des travaux. Cette étape décisive illustre la mobilisation coordonnée des différentes parties prenantes autour d'un projet appelé à redessiner la carte ferroviaire du pays et à rapprocher davantage les grands pôles urbains et économiques. Les travaux de génie civil avancent, eux aussi, conformément au calendrier établi. Les terrassements et la réalisation des ouvrages d'art progressent sur l'ensemble du tracé. À ce jour, près de 20 millions de m3 de déblais et remblais ont déjà été exécutés. Le chantier compte également 15 viaducs en cours de réalisation, ainsi que trois tranchées couvertes situées au niveau de l'aéroport de Casablanca, de Zenata et d'Aïn Atiq, totalisant 1,5 km. Par ailleurs, 92 ouvrages liés aux ponts-rails et ponts-routes ont été engagés, confirmant l'ampleur technique et opérationnelle de cette infrastructure stratégique. L'avancement concerne aussi les équipements ferroviaires, élément essentiel de la performance future de la ligne. Près de 2,5 millions de tonnes de ballast, 800.000 tonnes de traverses, plus de 100.000 tonnes de rails et 220 appareils de voie ont déjà été approvisionnés. En parallèle, les travaux sur les voies exploitées ont démarré sur plusieurs tronçons, avec des opérations de pose de voie menées activement. Les systèmes de signalisation, pour leur part, entrent en phase de préparation en vue d'un déploiement dans les délais impartis. Les gares voyageurs occupent également une place importante dans cette transformation. Leur concept architectural est désormais finalisé, tandis que les travaux sont conduits selon un phasage progressif. Une première tranche a été lancée au début de l'année 2026, et l'ensemble des gares devrait être engagé d'ici juillet prochain. À travers cette composante, le programme ne se limite pas à la vitesse ou à la capacité du réseau : il vise aussi à améliorer l'expérience des voyageurs et à inscrire les gares dans une nouvelle génération d'espaces de mobilité. Au-delà de sa portée infrastructurelle, ce programme constitue un puissant moteur économique. Près de 150 entreprises directes sont déjà mobilisées sur ses différents volets, dont près des deux tiers sont des entreprises nationales. Cette dynamique met en évidence l'effet d'entraînement du chantier sur le tissu productif marocain, tout en favorisant le développement des compétences, le renforcement du savoir-faire local et l'émergence d'une excellence industrielle nationale autour des grands projets ferroviaires. La future LGV Kenitra-Marrakech s'impose ainsi comme une nouvelle voie ouverte vers un Maroc mieux connecté, plus compétitif et davantage tourné vers une mobilité durable. Dans la continuité des grandes transformations engagées ces dernières années, elle incarne une ambition claire : faire du rail un axe majeur du développement économique et territorial du Royaume, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI.