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Le patriarcat imprègne encore les esprits des robes noires
Publié dans L'opinion le 21 - 10 - 2020

Tous les trois ans, décembre est un mois charnière pour la profession d'avocat. Les 17 barreaux du Royaume éliront, cette année, leurs nouveaux bâtonniers
- En décembre, les avocats éliront leurs bâtonniers. Quelles sont les étapes de ces élections ?
- Selon la loi n°28-08 régissant la profession d'avocat, les bâtonniers sont élus, à l'issue d'un scrutin secret à deux tours, par le biais d'une assemblée générale composée de tous les avocats inscrits aux barreaux. Le nombre des candidats au premier tour est plus important que le deuxième. Lors de ce dernier, les deux premiers avocats sélectionnés s'affrontent. L'un des deux est élu bâtonnier, au lendemain du premier tour. Le troisième jour, ce sont les avocats qui veulent devenir membres du Conseil de l'Ordre qui vont s'émuler pour décrocher un siège. Pour être sélectionné, le bâtonnier doit avoir au moins 15 ans d'expérience, en plus d'avoir siégé au moins une fois au Conseil de l'Ordre. Les bâtonniers sortants, cette année, ne peuvent pas se porter candidats aux élections. C'est ainsi que les 17 barreaux du royaume éliront leurs nouveaux membres et bâtonniers.
- Quelle est la nouveauté cette année ?
- Ces élections se dérouleront normalement comme chaque année, en termes de timing. Cette année, elles seront caractérisées par deux facteurs majeurs. Premièrement, le projet de loi qui doit apporter du nouveau, au niveau des institutions et des lois régissant l'exercice de la profession, est toujours d'actualité. Il aurait été préférable que ces élections se déroulent suivant une nouvelle loi. Malheureusement, cette loi n'est pas encore présentée au Parlement pour approbation. Le deuxième facteur est relatif à la pandémie, qui a créé une crise sociale et professionnelle qui s'est répercutée sur les avocats à cause de la crise économique et structurelle dévoilée par la pandémie. Les élections se dérouleront dans le respect des mesures barrières.
- Quelle est donc l'importance de la nouvelle loi régissant la profession ?
- L'actuelle loi régissant la profession a prouvé son incapacité face aux grands défis économiques, sociaux et technologiques, au niveau national et international. La profession d'avocat a besoin d'une nouvelle loi, plus développée et adaptée au 21ème siècle, et à tous les progrès pour relever les défis, et sauvegarder la vraie valeur de la profession, de la justice et des droits de l'Homme ainsi que le paysage politique et économique du Royaume.
- Vous vous porterez candidat au poste de bâtonnier cette année ?
- Je me porterai plutôt candidat pour siéger au Conseil de l'Ordre. Ce qui me permettra de me présenter, aux prochaines élections, au poste de bâtonnier.
- Un mot sur le bâtonnier sortant de Rabat, Mohamed Barigou ?
- Sans commentaire ! C'est suffisant pour que les 1.800 avocats membres du Barreau de Rabat comprennent de quoi je parle.
- Pourquoi, selon vous, les femmes sont quasi-absentes à la tête des Barreaux ?
- Les élections ont toujours leurs techniques. Le barreau de Rabat a connu une femme bâtonnier, qui était Française, avant l'indépendance du Maroc. Depuis, aucune femme n'a été élue à la tête de l'un des 17 Barreaux. C'est désolant. Les avocats qui votent n'ont pas encore pu briser ce "tabou" et attribuer cette responsabilité à la femme marocaine, qui a fait preuve de responsabilité et de compétence dans tous les domaines. Je connais des collègues avocates capables d'occuper ce poste. Cette année, des avocates se sont portées candidates à ce poste, à Rabat, Kénitra, Fès... Je leur souhaite bonne chance.
Recueillis par Safaa KSAANI
Portrait
La nouvelle loi régissant la profession d'avocat est dans son collimateur
Me Khalid Trabelsi est né à Rabat en 1963. Il a étudié à l'Université Mohamed V à Rabat. Après une Licence en droit, il a obtenu un Master en sciences politiques. Son ambition ne s'arrête pas là. Actuellement, il prépare son doctorat autour d'un sujet lié aux droits de l'Homme à l'Université Abdelmalek Saâdi deTanger.
Sa passion, devenue son métier, a pris forme suite à sa formation académique à l'Université Mohamed V et son activité associative, ce qui l'a aidé à choisir son parcours professionnel.
Parmi les projets qui lui tiennent à cœur, la participation à l'élaboration d'une nouvelle loi, plus avancée, qui régit la profession d'avocat. Il plaide également pour l'établissement d'un Conseil national comme unique porte-parole des avocats. "Les 17 barreaux, mobilisés aujourd'hui à travers les différentes régions du Royaume, ne pourront jamais constituer une force au niveau national. C'est la raison pour laquelle une nouvelle loi régissant la profession, et qui revoit ses outils ainsi que l'établissement d'un Conseil national, sont les seuls moyens pour le renforcement de la profession. Le Conseil national aura pour vocation d'être le représentant officiel de notre métier. La création de ce Conseil national était l'une des recommandations de la Charte Nationale de la Réforme du Système Judiciaire", tient-il à souligner.
S. K.
Repères
Les listes d'avocats éligibles
Dans un document qui date du 14 courant, le bâtonnier du barreau de Casablanca, Hassan Birouaine, a diffusé une note où il annonce la tenue des futures échéances. On y apprend également que le Conseil de l'Ordre a arrêté une liste d'avocats éligibles à la succession de l'actuel bâtonnier. Une liste similaire a été dressée par le barreau de Rabat, lit-on dans un document signé par son bâtonnier Mohamed Barigou.
« D'ici deux ans, le métier d'avocat connaîtra une véritable crise »
La profession est fragile devant les circonstances sociales et économiques. Elle a été encore plus affaiblie à cause de la pandémie. "D'ici deux ans, le métier d'avocat connaîtra une véritable crise sociale et professionnelle. La pandémie a dévoilé les vraies conditions des avocats, en l'occurrence l'absence d'un véritable organisme les représentant et de lois solides les protégeant des aléas de la vie. Les avocats se sont retrouvés victimes de cette situation ", nous affirme Me Khalid Trabelsi. De leur côté, les barreaux leur ont apporté des aides symboliques, qui restent insuffisantes face aux lourdes charges qui sont en moyenne de 15.000 dirhams par mois, répartis entre loyer et crédits, entre autres.


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