Coupe du Trône: les FAR se qualifient pour les quarts et affronteront le Raja (VIDEO)    Le variant sud-africain du virus impacte les matchs organisés par la CAF    Soufiane Rahimi, son parcours et ses aspirations    Futsal : Les Lions de l'Atlas face à l'épreuve argentine les 6 et 8 mars    Vaccination: l'OMS félicite le Maroc (tweet)    Les marines marocaine et américaine mènent un exercice conjoint    Le 18 : un Riad culturel à Marrakech    A l'initiative du Maroc, l'ONU proclame le 10 mai Journée internationale de l'arganier    Programme Intelaka: La Banque Populaire sur le terrain pour rencontrer les porteurs de projets    Toyota Corolla Cross Roads : la famille s'agrandit    Maroc : 18 pays sur la liste noire    Covid-19 / Maroc : 594 nouveaux cas, 557 guérisons et 8 morts    Mercato: quel club choisira Erling Haaland ?    Approbation de projets de loi    Incapable d'apaiser le Hirak, Tebboune s'en prend au Maroc !    Le PPS exhorte le gouvernement à protéger le pouvoir d'achat    Le crédit maintient sa tendance baissière    La TVA, principale composante qui influence le secteur informel    Le taux de reproduction du Coronavirus se stabilise à 0,98    Les projets de mise en œuvre de la loi cadre relative au système d'éducation présentés à Rabat    Salé: ouverture d'une enquête suite au décès d'une fille    Fès-Meknès : 4,4 milliards de dhs pour atténuer les disparités territoriales    Coupe du Trône : Le MAS au bout du suspense    Casablanca: nouvelles coupures d'eau prévues par la Lydec    L'Allemagne réagit à la décision du Maroc    Badiâa Bouya, référence avérée de l'art culinaire marocain au Rwanda    Musique: le refrain classique des fins de mois !    Message du roi Mohammed VI au président bulgare    Signature de 12 contrats-objectifs et lancement du projet du géo-portail national des documents de l'urbanisme    L'œuvre de Churchill représentant la mosquée Koutoubia vendue à 7 millions de livres sterling à Londres    «La création et l'art face à l'extrémisme et au discours de la haine»    Décès de la légende du reggae Bunny Wailer    Le Maroc, puissance diplomatique émergente, se dote d'une voix audible en Afrique    Plus de blanchiment d'argent ni de fuite de capitaux    Covid-19 : la stratégie de vaccination marocaine encensée par la BBC    Participation du Maroc à la 155ème session du Conseil de la Ligue arabe    Une plainte visant les attaques chimiques attribuées au régime syrien déposée à Paris    Johnson soutient une éventuelle candidature Royaume-Uni/ Irlande au Mondial 2030    Election à la présidence de la CAF : Le candidat ivoirien se révolte contre la FIFA !    Pays-Bas : explosion près d'un centre de dépistage Covid-19    L'Association d'amitié maroco-israélienne voit le jour aux Etats-Unis    15.754 audiences à distance et 300.000 affaires mises au rôle en 10 mois    Une ONG alerte sur l'ampleur de la répression en Algérie    Contribution financière du Maroc au Plan d'intervention humanitaire au Yémen    Concerts live et sessions digitales au menu de la nouvelle édition de Visa For Music    Spike Lee prépare une série documentaire pour le 20ème anniversaire des attentats du 11 septembre    Baie de Cocody: Les ouvrages maritimes achevés    Sahara marocain: des personnalités canadiennes lancent un appel à Joe Biden    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Sahara : Vers l'ancrage de la position américaine ?
Publié dans L'opinion le 20 - 01 - 2021

L'administration Trump aura passé ses derniers jours de mandat à défendre la marocanité du Sahara. Un mouvement diplomatique intense qui a culminé avec la lettre de Kelly Craft, représentante des Etats-Unis à l'ONU au Conseil de Sécurité. Une position qui devrait être reprise par la prochaine équipe au pouvoir.
A quelques heures de la fin de mandat de l'administration Trump, la diplomatie américaine a distribué le texte de Proclamation du président sortant reconnaissant la souveraineté marocaine sur son Sahara aux 193 Etats membres de l'ONU. Un geste symbolique fort qui a été accompagné par une lettre de l'ambassadrice et représentante permanente des EtatsUnis auprès des Nations Unies, Kelly Craft. Une correspondance adressée au président du Conseil de Sécurité et au Secrétaire général de l'ONU, où la diplomate américaine a souligné que la proposition marocaine d'autonomie reste « le seul fondement d'une solution juste et durable au différend portant sur le territoire du Sahara».
La publication de cette lettre s'inscrit dans l'intense activité diplomatique déployée conjointement entre Rabat et Washington, depuis la proclamation historique du 10 décembre dernier. Preuve en est, en quelques semaines un consulat à Dakhla a été inauguré, l'évolution de la position américaine a été exprimée et défendue à Alger par David Schencker sous-secrétaire d'Etat américain en charge du Proche Orient et d'Afrique du Nord et une conférence internationale de soutien à l'initiative d'autonomie a été co-organisée par les diplomaties marocaines et américaines.
Une véritable course contre la montre engagée par les deux partenaires pour susciter un maximum d'adhésion internationale autour de la question, à l'approche de la fin de mandat de Donald Trump et l'entrée en fonction de Joe Biden. A l'heure où nous écrivons ses lignes, les équipes du président sortant avaient déjà vidé leurs bureaux à la Maison Blanche, laissant quelques postits au staff de la nouvelle administration. Les Etats-Unis vivent en effet une passation de pouvoir inédite, marquée par les émeutes devant le Capitole et le déploiement de la Garde nationale dans les principales artères de la capitale fédérale.
Un climat intérieur délétère qui fait craindre pour certains, un revirement total de la nouvelle administration sur l'ensemble des engagements pris par Donald Trump. Un scénario que certaines sources à l'intérieur de la nouvelle équipe ont déjà écarté, à l'image des déclarations de responsables du parti démocrate à la presse israélienne confiant que « le président élu, Joe Biden avait accueilli chaleureusement la décision du Maroc de renouer ses relations avec Israël et la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara ».
La nouvelle équipe à la tête de la diplomatie américaine, dont Antony Blinken sera à la tête a par ailleurs exclu la question marocaine, des changements qu'il compte opérer au niveau de l'orientation internationale de son pays. Washington compte en effet, reprendre les négociations avec Téhéran, limiter son soutien à Riyad dans sa guerre au Yémen et remettre sur les rails les négociations sur le climat. Le Maroc représente par ailleurs, un partenaire de taille pour les Etats-Unis au niveau panafricain comme proche oriental.
3 questions à Tajeddine Elhoussaini
« Les relations entre le Maroc et les USA dépassent les luttes et considérations partisanes américaines »
Le professeur Tajeddine Elhoussaini, expert émérite de relations internationales, a bien voulu répondre aux questions de « L'opinion » concernant la déclaration américaine du 10 décembre 2020, sa valeur juridique et ses implications sur la première cause de la nation.
-« L'Opinion » : Quelle est la valeur juridique de la déclaration du 10 décembre de Donald Trump ?
- La déclaration de Trump sur la marocanité du Sahara a une valeur juridique incontestable. Cette proclamation, qui est un décret présidentiel avec toute la force que lui confère la constitution américaine, a déjà été inscrite et publiée au Registre fédéral, l'équivalent de notre Bulletin officiel. La décision d'ouvrir un consulat à Dakhla représente un exemple de la force légale de cette déclaration. La décision de Washington d'informer les 193 membres de l'ONU et notamment le Conseil de Sécurité sur sa position est un autre exemple de l'importance de cette proclamation, sachant que ce sont les USA qui préparent et rédigent traditionnellement les résolutions. Ce qui devrait compter au moment de nouvelles délibérations sur la question du Sahara au niveau du Conseil de Sécurité.
-Pensez-vous qu'un revirement de la nouvelle administration américaine sur la question est envisageable ?
-Cela reste un point d'interrogation important. Jusqu'à maintenant le nouveau ministre des Affaires étrangères américain n'a pas inclus la question du Sahara parmi les priorités de la nouvelle administration évoquant plutôt, les questions de l'Iran, de la Corée du Nord, de la guerre économique avec la Chine ou encore le dossier des Dreamers. Joe Biden a par ailleurs déclaré vouloir revoir certaines des décisions prises par Donald Trump pour les corriger, reste à savoir, quelles décisions seront l'objet de ses corrections. Il n'empêche que le Maroc reste un partenaire privilégié des Etats-Unis, le Royaume dispose du statut d'allié privilégié de l'OTAN, tout en étant partie prenante du dispositif Africom. Des éléments qui viennent rappeler que les relations entre le Maroc et les USA dépassent les luttes et considérations partisanes américaines, je ne pense pas donc que l'on puisse assister à un revirement total de la nouvelle administration.
-Quel effet aurait un maintien de position de l'administration Biden sur la communauté internationale ?
-Le timing de cette proclamation a atténué l'effet qu'elle aurait pu avoir au niveau international. Des pays européens auraient en effet pu suivre le pas et proclamer la marocanité de nos provinces du Sud, notamment le Portugal, l'Italie, l'Allemagne, la France et le Royaume Uni. Si Biden conforte la position adoptée par l'administration Trump, je pense qu'un nombre conséquent de pays africains devraient à leur tour ouvrir des représentations diplomatiques dans les provinces du Sud. Cela pourrait également permettre au Royaume d'atteindre le quorum de 2 tiers des pays africains en sa faveur, de manière à geler le statut du Polisario à l'Union africaine. Au niveau de l'ONU, cela pourrait entraîner des avancées au Conseil de Sécurité, notamment sur le positionnement de la Chine dont les opinions sur les questions d'intégrité territoriale rejoignent celle du Royaume.
Recueillis par A. A.
Repères
Fischer exprime sa confiance
Lors de sa dernière sortie médiatique en tant que d'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, David Fischer a affiché sa confiance quant à l'alignement de la prochaine administration sur la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara. L'ambassadeur a, par ailleurs, souligné que le traité de libre-échange liant le Maroc et les Etats-Unis a permis d'accroître les échanges commerciaux de 500%, depuis son entrée en vigueur il y a 15 ans.
Le partenariat militaire se renforce
Après la livraison des F-16 pour 2,8 milliards de dollars, l'acquisition des hélicoptères d'attaque Apache pour 1,6 milliard de dollars et l'achat du système de défense aérienne Patriot toujours pour 1,6 milliard de dollars, l'année 2020 aura vu une montée en régime notable des capacités militaires marocaines. Des mouvements qui font également du Royaume, le plus important acquéreur de matériel militaire américain du continent de la décennie, si l'on croit le Département d'Etat du Commerce.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.