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Imane Belmkaddem : Zest de soft-power à Stockholm
Publié dans L'opinion le 03 - 03 - 2021

Etablie à Stockholm depuis bientôt sept ans, Imane Belmkaddem fait partie de cette précieuse gamme de Marocaines qui, la tête bien sur les épaules, ont réussi à la fois une intégration en douceur dans le pays d'accueil et une détermination jamais démentie à faire rayonner les valeurs et les symboles de la mère-patrie.
Née d'un père ingénieur et d'une artiste-peintre (Fatima El Hajjaji pour la nommer !), la petite Imane a été bercée très tôt aux senteurs, aux couleurs et à l'appel lointain des muses.
Dès ses quinze ans, elle était à l'origine de projets culturels destinés à la jeunesse dans sa ville natale Rabat, «la ville qui m'habite, à défaut de l'habiter», dira-t-elle sur un ton nostalgique dans une déclaration à la MAP.
La trentaine accomplie, cheveux aux vents, sourire radieux et voix tendre qui raconte doucement comment, le feu au ventre, elle a mis le cap sur le Canada, après avoir obtenu un DUT en Marketing et communication au Maroc, en 2010.
A Ottawa, elle poursuit des études en gestion média, animation radio et TV, penche vers l'événementiel, avant d'animer une émission hebdomadaire sur Radio Centre-ville de Montréal.
Responsable en coordination, production, réalisation et mise en ondes, elle se découvre une fibre de maîtresse de cérémonie où elle organise et anime manifestations culturelles, festivals, concerts et autres évènements commémoratifs.
Au Canada, tout se serait passé comme un long fleuve tranquille si Cupidon n'était pas aux aguets. "C'était en 2014 que j'ai rencontré l'homme de ma vie. Ingénieur de son état, il a eu une promotion professionnelle en Suède et j'ai dû naturellement le suivre à Stockholm".
Enceinte de son aîné Adam (bientôt six ans), Imane s'est vite mise, avec une foi de charbonnier, à apprendre le suédois, sans se départir de ses vieilles amours : la culture, l'événementiel et la communication. Après tout, n'est-elle pas l'épouse d'un ingénieur en télécoms ?
Capitalisant sur son expérience de communicante-née et sur sa maîtrise de quatre langues qu'elle alterne allègrement (arabe, français, anglais et suédois), la voilà à l'assaut d'une nouvelle expérience en Scandinavie : le partage de/avec la culture, le sésame dont elle connaît les codes, le secret dont, toute jeune, elle connaissait les arcanes.
Et le résultat est là, probant. En septembre dernier, Imane était représentante officielle de la première et plus grande fashion week digitale internationale au monde lancée par la fameuse chaîne américaine FNL Network, et également représentante officielle du Royaume de Suède et pays de l'Afrique du Nord au conseil européen de la mode (European Fashion Council).
Cette manifestation, qui intervient dans le contexte pandémique du Covid-19, a rassemblé les plus grands noms de la mode comme Salvatore Ferragamo, Dsquared2, Elisabetta franchi, Christian Siriano, Alberta Ferretti, The Blonds et bien d'autres.
"Ce qui me rend plus fière est de pouvoir introduire et donner la chance à des designers et marques marocains de participer aux côtés des plus grandes marques internationales", souligne l'interviewée, précisant que la crise du coronavirus a appris aux professionnels à travailler différemment et à élargir leurs services, idées et projets, en s'ouvrant également sur le digital.
C'est précisément dans ce contexte que s'inscrit l'organisation d'une édition en ligne de Stockholm International digital Fashion Days (STOIFF), initiée par In-ter-Art, entreprise d'événementiel et de relations publiques fondée par Mme Belmkaddem.
Ce concept "unique en Suède", qui se décline en un défilé de mode et une exposition dédiés à promouvoir la durabilité, a été l'occasion pour elle de démontrer que "les méthodes du développement durable, en vogue actuellement dans le monde entier, particulièrement dans les pays scandinaves, ont été appliquées depuis très longtemps au Maroc par nos ancêtres".
Preuve en est, dira-t-elle, l'intérêt accordé à l'événement "Quand la musique rencontre la mode au-delà des frontières", organisé en novembre dernier à Stockholm, où le Maroc était à l'honneur à travers un show de la marque Taragalte Stockholm.
Il s'agit, reprend-elle, d'une marque émergente de mode maroco-suédoise qui vogue entre deux cultures «grâce à ses designs distinctifs, ses pièces sur mesure tissées à la main et ses couleurs flamboyantes».
La collection agit comme une représentation visuelle du patrimoine marocain et de l'architecture de Stockholm, en particulier les maisons de ville colorées de la capitale suédoise, qui a servi d'inspiration pour la gamme.
Chemin faisant, avec sa mère l'artiste, Imane prend goût aux motifs d'une haute couture de pièces uniques (manteaux, jupes, robes imprimées...), "avec des peintures d'artistes où chaque pièce présente un patrimoine culturel d'une ville ou région marocaines, les tenues étant accessoirisées avec une collection de bijoux vintages berbères, comme les loubanes, les colliers en argent, etc. " "On a préparé cette collection avec beaucoup de cœur. Particulièrement parce que j'ai pu collaborer avec ma mère. Qui m'a toujours inspirée autant sur le plan personnel qu'artistique. C'est à travers ma mère que j'ai aimé l'art et la mode. Et j'ai toujours rêvé de lui rendre hommage. Et immortaliser ses plus de 23 ans de carrière d'artiste", dira Imane d'une voix hachurée.
Sans narcissisme aucun, "au-delà de ma mère qui me manque certainement, c'est l'odeur de mon pays qui me manque le plus. Son soleil, ses lumières, ses couleurs, ses bruits, ses senteurs".
D'odeurs justement, "j'avoue que ce n'est qu'en Suède que j'ai commencé à apprécier toute la richesse de ce beau patrimoine culinaire qui est le mien. Mais c'est une autre histoire !" dira-t-elle.


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