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Agents de sécurité : le ministre de l'Emploi promet une réforme du code du travail
Publié dans L'opinion le 12 - 04 - 2021

Exposés à une exploitation palpable, les agents de sécurité travaillent souvent dans l'informel, en étant sous-payés par leurs employeurs dont une grande partie ne respecte pas la durée légale de travail. Conscient du problème, le ministère de l'Emploi et de l'Insertion professionnelle promet une réforme du code du travail, sans proposer de solutions concrètes. Détails
Grandes victimes du secteur informel, les agents de sécurité travaillent dans les conditions lamentables, avec salaires en dessous du SMIG, sans jouir de leurs droits sociaux. Une grande partie ne dispose même pas de contrats de travail, et se trouve dans l'obligation de travailler parfois dix heures par jour pour subvenir à ses besoins et garder son emploi. Face au silence du gouvernement vis- vis de leur situation, quelques députés se sont saisis de la question et n'ont pas manqué d'interroger le ministre de l'Emploi et de l'insertion professionnelle Mohammed Amekraz lors de la séance plénière dédiée aux questions orales à la Chambre des représentants.

Loin de nier la réalité, le ministre a reconnu la discrimination et l'exploitation que subissent les agents de sécurité dans le secteur privé par leurs employeurs qui les font travailler au-delà de la durée légale de travail. « Nombreux sont ceux qui travaillent plus de douze heures par jour, alors qui ne sont rémunérés que pour huit heures de travail seulement », a-t-il indiqué, en réponse à une question d'un député.

Ceci dit, dans la majorité des cas, cette catégorie de travailleurs n'est pas payée pour les heures supplémentaires. Comment lutter contre ces pratiques abusives ? Mohammed Amekraz pointe du doigt des failles juridiques. Selon le ministre, il faut absolument modifier le droit du travail pour assurer le respect de la durée légale de travail par les employeurs, et particulièrement en ce qui concerne la conclusion des contrats. « Il est nécessaire de changer quelques dispositions du code du travail pour pouvoir contraindre les partons des sociétés de sécurité privée à respecter le temps légal », a-t-il déclaré, ajoutant que cette problématique a été au cœur du programme d'inspection du ministère de l'Emploi.

En effet, le code du travail marocain fixe la durée légale à 44 heures par semaine. L'un des problèmes majeurs dont souffrent plusieurs métiers y compris celui des agents de sécurité est celui de l'inspection du travail qui fait cruellement défaut. Ceci ouvre la voie aux pratiques les plus abusives. Pour sa part le ministère de l'Emploi promet une réforme du code du travail, pourtant Mohammed Amekraz a reconnu que son élaboration requiert une durée si longue que c'est le prochain gouvernement qui en sera chargé.

Par ailleurs, en réponse à une question posée par le groupe istiqlalien de l'unité et de l'égalitarisme, M. Amekraz a déclaré que le ministère œuvre à instituer un observatoire destiné à surveiller les mouvements du marché d'emploi et à fournir des données sur la base d'un système électronique


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