Le Bahreïn réaffirme son soutien à la souveraineté et l'intégrité territoriale du Maroc    « African Lion 2021 »: Une opération de décontamination au port militaire d'Agadir pour évaluer la réactivité de l'Unité de Secours et Sauvetage des FAR    Sommet de l'Otan: Quand Sanchez s'humilie et humilie son pays    Opération Marhaba 2021: Forte baisse des prix pour la liaison maritime    Début imminent de la construction du gazoduc Maroc-Nigéria    Régionales de l'investissement: les étapes Laayoune et Dakhla font carton plein    « African Lion 2021 »: une opération de décontamination au port militaire d'Agadir    Algérie : le FLN remporte les législatives, le Hirak craint le retour de «la prétention dictatoriale»    À Paris, Saïd Chengriha enterre «le supposé non interventionnisme» de l'armée algérienne    Le nouveau gouvernement israélien compte quatre ministres d'origine marocaine    Melilla : tentative échouée d'entrée de 150 migrants clandestins grâce à la collaboration du Maroc    Euro 2020 : La Slovaquie prend le dessus sur la Pologne de Lewandowski    Vacances au Maroc: les premiers MRE débarquent à l'aéroport de Fès (PHOTOS)    Compteur coronavirus : 476 nouveaux cas, 9.368.046 personnes vaccinées    Murcie. Un marocain abattu par un espagnol sur la terrasse d'un café    L'anesthésie après la vaccination anti-covid peut-elle causer la mort ?    Soulaiman Raissouni et Omar Radi confrontés à de charges concrètes, dit le ministère public    M'Art Studio démarre ses activités avec Marie Bugnon & Jennifer Sormani    Festival universitaire de musique de l'ENCG Kénitra : Une troisième édition pour aiguiser l'art de l'écoute    Le théâtre du Studio des arts vivants reprend ses activités    [ Interview Anas El Filali ] La première production en 3D, 100% marocaine, prête en septembre    Pays de l'Otan : la politique envers la Chine à renforcer, selon le SG de l'OTAN    Entretien entre Erdogan et Biden    La gifle américaine !    Devises vs Dirham: les cours de change de ce mardi 15 juin    France : vers la levée de l'obligation du masque en extérieur    Les Lionnes de l'Atlas s'offrent le Mali    1,1 milliard d'euros de pertes pour les clubs de Premier League    Retour à la maison pour Buffon ?    Réforme de l'administration : pénalisant ''bug'' législatif !    «JOY» : 11 artistes livrent leur perception de la joie    Flo Arnold dans ses œuvres    Le nostalgique et l'artistique    Usage licite du cannabis : Vers l'adoption définitive de la loi    Euro 2020 : La Suède neutralise l'Espagne    Relance économique : OBG et l'AMDIE préparent un nouveau rapport    La Hongrie soutient le plan d'autonomie au Sahara marocain    Agriculture : un nouveau dispositif de soutien aux petits agriculteurs    Le Maroc réélu au comité des Nations unies sur les disparitions forcées    BKGR: BAM devrait maintenir le taux directeur inchangé    Nomination : Salima Amira, nouvelle DG Maroc chez Microsoft    Ce qui s'est passé lundi sur l'autoroute de Kénitra (DGSN)    Basket : Labib El Hamrani nommé sélectionneur national des seniors    Mohamed Bouldini évoluera en Liga NOS avec Santa Clara    L'ONDA fortement mobilisé pour la sécurité sanitaire des voyageurs    Cette région du Maroc s'apprête à accueillir 500.000 touristes israéliens    LE POUVOIR ALGERIEN SE FICHE DES RESULTATS DES URNES    Hassan Rachik: Madih Al Howiyat Al Marina    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Affaires Radi-Raissouni : Bouayach se positionne dans le gris
Publié dans L'opinion le 06 - 05 - 2021

Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a publié, son rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme au Maroc pour l'année 2020, baptisé «Covid-19: situation exceptionnelle et nouvel exercice des droits de l'Homme», et dont les grande lignes ont été présentées, jeudi, par sa présidente Amina Bouayach. Les affaires Omar Radi et Soulaimane Raissouni étaient au menu.
Le rapport qui a été soumis à l'Appréciation de Sa Majesté le Roi, au Chef du gouvernement, au président de la Chambre des représentants et au Président de la Chambre des conseillers, contient une évaluation et une analyse de la situation des droits de l'Homme au Maroc en ces temps de crise, notamment en matière de liberté d'opinion, d'expression et d'information.

Dans ce sillage, le CNDH, indique que si le législateur a instauré des garanties contre les peines privatrices de liberté relativement aux sujets liés à la presse et à l'édition, ces garanties ne concernent pas l'édition dans son sens large et l'édition sur les plateformes numériques en particulier. Le Conseil estime que si l'espace numérique représente un forum pour la libre expression, pour l'accès à l'information et pour la participation à la vie publique, il peut, en revanche, constituer un obstacle à l'exercice de la liberté d'opinion et d'expression.

Ceci en raison de l'implication d'autres intervenants et influenceurs dans le but de porter atteinte à la liberté d'expression et de contribuer à désinformer l'opinion publique et de la manipuler par les fakes news, et à cause de l'utilisation d'algorithmes et d'applications électroniques.

Sur ce volet, la présidente du CNDH a indiqué que «le Conseil note avec préoccupation la condamnation de certains internautes pour avoir publié des opinions sur les réseaux sociaux, qui pourraient être protégées» par les organes internationaux des droits de l'Homme.

Liberté de la presse : la présomption d'innocence est fondamentale

S'agissant de l'affaire Omar Radi, qui suscite la polémique depuis près de deux ans, le CNDH indique qu'il suit avec attention le dossier du journaliste qui a «comparu le 26 décembre devant le tribunal de première instance de Casablanca, pour un tweet», dénonçant le verdict de la Cour d'appel de Casablanca contre les militants du Hirak, et «qu'il a supprimé par la suite». Le Conseil rappelle également que l'accusé a été arrêté une deuxième fois, le 29 juillet 2020, pour des accusations de viol et d'espionnage. Interrogée par L'Opinion sur l'état d'avancement de cette affaire, Amina Bouayach a déclaré que premièrement «il est important de garantir la présomption d'innocence», deuxièmement, le procès devrait se dérouler dans un délai «raisonnable», et troisièmement, qu'il ne faudrait pas prendre une «décision politique», mais plutôt laisser les faits parler, «car aujourd'hui, il y a une femme qui déclare être violée». « En tant que femme, en tant que responsable d'une institution de défense des droits de l'Homme dont les prérogatives sont claires, et en tant que militante, je ne pourrais en aucun cas ignorer les propos d'une victime», a expliqué la présidente du CNDH, soulignant que les deux personnes concernées devraient être entendues dans le cadre de la loi.

Elle indique dans ce sillage que la même règle s'applique à l'affaire de rédacteur en chef du quotidien «Akhbar Al Yaoum», Soulaimane Raissouni, qui a été interpellé, le vendredi 22 mai à Casablanca, pour les besoins d'une enquête sur des faits présumés d'attentat à la pudeur avec violence et séquestration.
Par ailleurs, le Conseil estime que les journalistes et les défenseurs des droits de l'Homme doivent bénéficier, en général, du droit de critiquer et de responsabiliser les pouvoirs publics et d'enquêter sur leur réactivité par rapport à la pandémie sachant que l'état d'urgence sanitaire nécessite d'annuler ou d'assouplir le principe de contrôle et de contrepouvoir. Dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la loi sur le droit d'accès à l'information, le Conseil considère que le gouvernement doit nécessairement procéder à la publication proactive, notamment en ce qui concerne les projets de loi.
Le droit à la vie privée
Le CNDH constate dans son rapport que si le développement technologique génère un effet sur la diffusion de l'information, sur son partage, son accessibilité, sur la communication immédiate, et sur l'ouverture de nouveaux espaces d'expression pour les défenseurs des droits de l'Homme, il crée, par ailleurs, un environnement propice à la violation de la vie privée et à la circulation de données à caractère personnel sans consentement et en l'absence de support légal. Le Conseil a exprimé ainsi sa préoccupation face à la hausse des appels à l'incitation à la violence ou à la haine dans l'espace numérique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.