André Azoulay à la Fondation des Trois Cultures : un appel au respect de l'altérité    En Marsella, Samia Chabani pone rostros a la migración de mujeres    Washington aux portes de la désignation du Polisario comme organisation terroriste : un projet de loi au Congrès accuse le Front de liens avec l'Iran et de recevoir des drones et des armes    Taux directeur : BKGR prévoit un statu quo à 2,25%    Assurance. Sanlam Maroc et Allianz Maroc enclenchent leur fusion    Maroc : Lundi 23 mars 2026, jour de congé exceptionnel pour l'Aïd el-Fitr    Aéroports du Maroc : Plus de 3 millions de passagers (+14,7%) en janvier 2026    Tourisme. Le Maroc en tête des destinations africaines les plus sûres    UE : Les flux migratoires depuis le Maroc baissent, ceux depuis l'Algérie augmentent    La solution au défi iranien    Ayoub El Kaabi prolonge l'aventure avec l'Olympiakos    Ministère public : Une nouvelle circulaire sur la protection des catégories vulnérables    Cannabis médical. L'AMMPS et l'ANRAC s'accordent sur les procédures d'enregistrement    À Paris.. le Maroc met en avant son expérience en matière de souveraineté alimentaire devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe    Festival Gnaoua. Berklee College of Music revient pour sa 3e édition à Essaouira    Jazzablanca 2026 : la Scène 21 célèbre le jazz et les explorations musicales    Patrimoine : cinq musées marocains décrochent le premier label « Musée du Maroc »    Edition : quand l'Atlantique raconte le Maroc    À Marseille, Samia Chabani met des visages sur la migration des femmes    Tensions au MO : un rapport espagnol décrypte la position marocaine    Une ONG confirme les garanties d'un procès équitable pour les supporters sénégalais    Une première en Afrique : à Casablanca, Oncorad Group réalise un traitement de tumeur inédit    Désarmement chimique : le Maroc élu à la présidence du Conseil exécutif de l'OIAC    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    L'Union Touarga se sépare de Abdelouahed Zamrat, Mimoun Mokhtari nouvel entraîneur    Mondial 2026 : la FIFA valide de nouvelles règles pour accélérer le jeu    Ayoub Bouaddi proche de décider de son avenir avec l'équipe nationale marocaine avant la Coupe du Monde 2026    Opéré pour pubalgie, Nayef Aguerd indisponible «plusieurs semaines»    Morocco to host 9th Joint Ministerial Meeting with Gulf Cooperation Council    Marruecos acogerá la 9a Reunión Ministerial Conjunta con los Estados del CCG    Défense des Lions de l'Atlas : Ouahbi contraint de reconstruire    Le joueur du Real Madrid, Thiago Pitarch : «Je n'ai pas encore décidé de mon choix entre le Maroc et l'Espagne»    Nicole Kidman partage l'impact de son séjour au Maroc sur l'éducation de ses enfants    Irak : 4 membres d'équipage tués dans le crash d'un ravitailleur américain    Transport de devises. Important rappel de la Guardia Civil aux Marocains se rendant à Ceuta    Mondial 2026 : l'Iran répond fermement à Trump qui juge « inappropriée » sa participation    Le Maroc prépare un plan pour rapatrier ses ressortissants liés à l'Etat islamique depuis l'Irak    BiG M s'installe au Maroc avec une première ouverture à Tanger    Espagne: L'artisanat marocain primé à Séville    Agressions iraniennes: les appels téléphoniques de SM le Roi avec plusieurs dirigeants des pays du CCG, une expression de la solidarité fraternelle constante du Maroc avec ces Etats (Bourita)    Le CCG réaffirme ses positions constantes de soutien à la marocanité du Sahara et à l'intégrité territoriale du Royaume    Industries manufacturières : hausse de l'indice de la production de 4%    Agressions iraniennes : le Maroc réaffirme sa solidarité avec les pays du CCG    Guerre contre l'Iran : le pétrole flambe et les marchés mondiaux vacillent    Les températures attendues ce vendredi 13 mars 2026    Le temps qu'il fera ce vendredi 13 mars 2026    CDH ONU: Zniber appelle à renforcer l'action collective contre les discours de haine    Genève : Le Polisario pointé lors d'une conférence sur les enfants soldats    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



USA : Des emplois, des salaires qui flambent mais pas de postulants
Publié dans L'opinion le 21 - 10 - 2021

Au risque de ralentir la croissance, les Américains rechignent à accepter n'importe quel poste, démissionnent à tour de bras et font flamber les salaires.
De la vente au détail à la petite enfance, en passant par le transport, l'industrie manufacturière ou autres secteurs, les employeurs peinent toujours à recruter, notamment pour les emplois au bas de l'échelle salariale.
Cela «reflète le vieillissement de la main-d'oeuvre, les changements dans les types d'emplois que les gens veulent occuper et le temps nécessaire pour former les travailleurs», a souligné mercredi l'un des gouverneurs de la Banque centrale américaine (Fed), Randal Quarles.
«Les difficultés de gardes d'enfants et d'obligation vaccinale ont été largement citées parmi les causes du problème, ainsi que les absences liées au Covid», a expliqué la Fed mercredi, dans son Livre beige, une enquête réalisée auprès des entreprises du pays. Malgré la réouverture des écoles, en effet, ce sont désormais les places en crèches qui manquent.
Ces établissements, le plus souvent privés et onéreux aux Etats-Unis, peinent désormais à recruter du personnel, et doivent réduire leur capacité d'accueil et augmenter les tarifs. Les craintes de contracter le Covid restent fortes pour une partie de la population. Et les obligations vaccinales peuvent freiner les plus réticents, bien que le nombre de démissions liées à ces exigences ait été plus faible que prévu, d'après les entreprises interrogées dans la région de Minneapolis.
Un déficit de 3 millions de travailleurs
L'expiration, le 6 septembre dernier, des allocations chômage plus généreuses qui étaient distribuées depuis le début de la pandémie ne s'est pas accompagnée de la ruée vers l'emploi qui était attendue, ont relevé de nombreux chefs d'entreprise.
Résultat, il manque 3 millions de travailleurs pour retrouver le niveau de population active d'avant la crise, selon les données du département du Travail. Et il est «peu probable», selon Randal Quarles, que la participation au marché du travail, de 61,6% en septembre, retrouve son niveau de 63,4% en février 2020, avant que la pandémie ne mette sous cloche l'activité économique.
Des responsables d'entreprises de la région de Philadelphie estiment même que «les changements opérationnels et l'automatisation permettront à leurs entreprises de fonctionner avec moins de travailleurs», précise le Livre beige. Une agence de recrutement basée dans la ville de New York a toutefois dit s'attendre à une augmentation des recrutements, pour l'instant «modérés», à mesure que les gens retourneront au bureau en plus grand nombre.
Pour le moment, «beaucoup de candidats arrivent à l'entretien avec une autre offre en main», détaille encore la Fed. Et font ainsi monter les enchères. Salaire, prime à l'embauche, assurance santé, conditions de travail... tout y passe.
Les pharmacies CVS, les magasins Target, les restaurants Chipotle, ou le géant Amazon, entre autres, ont désormais franchi la barre des 15 dollars moyens de l'heure à l'embauche, plus du double de la rémunération fédérale minimum de 7,25 dollars.
«Une bonne chose pour les travailleurs»
Et les Etats-Unis arrivent presque, de fait, au salaire minimum fédéral que Joe Biden voulait faire adopter, avant de renoncer face à la farouche opposition au Sénat. La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a indiqué mercredi que cette amélioration était «une bonne chose pour les travailleurs ». Elle a notamment cité les employés du secteur des services qui «ont souffert de salaires chroniquement bas, de conditions de travail et d'avantages sociaux» insuffisants.
Le salaire horaire moyen, toutes catégories de travailleurs confondus, est passé de 28,52 dollars en février 2020 à 30,85 dollars en septembre 2021, selon le département du Travail. Mais pour les entreprises, grandes ou petites, qui ne parviennent pas à séduire suffisamment de candidats, l'activité tourne au ralenti.
«De nombreuses entreprises du secteur de la distribution, de l'hôtellerie et de l'industrie manufacturière ont réduit leurs heures ou leur production parce qu'elles n'avaient pas suffisamment de travailleurs», détaille encore le «Beige book». Et in fine, c'est la croissance qui pâtit, avec un rythme qui «a ralenti» au début de l'automne, «pénalisé» par ce manque de personnel, auquel se sont ajoutées les difficultés mondiales d'approvisionnement et les craintes liées au variant Delta.

Crise ou pas, les milliardaires toujours plus riches

C'est une bonne année pour les milliardaires américains. Selon les données de Forbes, analysées par l'organisme de gauche Institute for Policy Studies (IPS) et le groupe de défense d'intérêts American for Tax Fairness, la fortune des plus riches des habitants du pays de l'Oncle Sam a en effet augmenté de 70% entre le 18 mars 2020 et le 15 octobre 2021.
Selon cette étude, relayée par le site The Hills, les milliardaires américains ont ajouté 2,1 trillions de dollars, soit environ 1,8 billion d'euros, cumulés à leur valeur nette pendant la pandémie. Les gains financiers les plus importants ont été réalisés, selon l'étude, par le PDG de Tesla, Elon Musk et l'ancien PDG d'Amazon, Jeff Bezos.
Pour le premier, la valeur nette de sa fortune a augmenté de 184 milliards de dollars, pour s'établir, au 15 octobre, à 209,36 milliards. C'est bien plus que Jeff Bezos, qui n'a vu son capital augmenter «que» de 79,23 milliards de dollars, sa fortune passant de 113 milliards de dollars le 18 mars 2020 à 192,2 milliards au 15 octobre 2021. Des chiffres astronomiques qui surviennent alors que la société est confrontée à une vague d'inégalités exacerbées par la pandémie de coronavirus, détaille Business Insider.
Alors que des milliers de travailleurs sont en grève pour demander des salaires plus élevés et de meilleures conditions de travail, les 1% d'Américains les plus riches ont dépassé l'ensemble de la classe moyenne du pays en termes de richesses. Dans ce contexte, les appels à augmenter les impôts sur les hauts revenus se multiplient aux Etats-Unis. Selon une récente étude menée par des chercheurs et des universitaires de l'IRS, les 1% d'Américains les plus riches ne déclarent pas un quart de leurs ressources, jouant de niches et structures financières complexes pour diminuer leur contribution fiscale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.