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Le retour tardif du combattant (4/6)
conte de Ramadan
Publié dans L'opinion le 14 - 09 - 2009

Cette demande était donc plus facile à satisfaire par le même colonel, il a appris que depuis qu'elle s'est remariée tout le courrier qui lui était adressé par l'état-major était retourné avec la mention «A déménagé sans laisser d'adresse» et tout espoir d'Ali d'établir ne serait-ce qu'un contact avec ses enfants est tombé à l'eau.
Une seule chose est venue le réconforter c'est l'affection de François et de Madeleine : Le premier le réconfortait par des gestes d'amitié sincère et, la seconde par les moments agréables qu'il passait auprès d'elle.
La santé de François ne s'est jamais améliorée, et de jour en jour, il est devenu tributaire des autres car la paralysie progressait jusqu'au point où il ne pouvait plus faire de mouvement sans aide. Ce qui a affaibli son moral et il devenait sujet à des crises de nerf nécessitant son hospitalisation dans une clinique spécialisée où il devait rendre l'âme au mois de juin 1970.
Sa veuve, issue d'une famille noble, a organisé des funérailles des plus émouvantes.
Lorsqu'un mois plus tard, elle s'est rendue au cabinet du notaire, il a exigé la présence d'un certain Hammou également intéressé par l'acte testamentaire. Celui-ci, appelé par Madeleine, ne tarda pas à venir. A l'ouverture de l'enveloppe, scellée en date du 20 mars 1965, lecture en a été faite aux deux intéressés et en ressort que M. Breton a légué la moitié de son patrimoine à son ami Hammou en signe de gratitude et de reconnaissance.
Hammou a été surpris par cette donation, par contre Madeleine qui semblait avoir préssentie la décision de son mari, ne l'a pas rejetée et de communs accord, les bien légués n'ont pas été partagés, pour assurer la continuité de l'œuvre accomplie par le capitaine et de ce fait les deux amants sont retournés vivre ensemble au Haras, mais cette fois-ci au vu et au su de tout le monde.
Sachant qu'il est maintenant propriétaire, de la moitié de l'entreprise qui est devenu en quelques années la première de France la matière d'élevage des chevaux de race, Hammou, qui a fait beaucoup de progrès en langue française et devenant un véritable expert, il a convaincu Madeleine, sa campagne, de partager le travail. Elle devait s'occuper de l'administration et, lui de l'élevage et la reproduction.
Pour ce faire, il a engagé un vétérinaire à temps plein, des techniciens, et beaucoup d'employés spécialisées sin bien qu'en 1973, à l'avènement du boom pétrolier, il a ciblé la reproduction des chevaux arabes. Il a réussi à acquérir en Angleterre plusieurs juments et un cheval de remonte.
L'opération a été concluante puisque grâce à une certaine publicité, il a réussi à conclure un premier marché avec le Koweit, un second avec l'Arabie Saoudite et les Emirats plus tard. En 1985, le capital du Haras a été multiplié par dix à la stupéfaction de Madeleine qui ne soupçonnait jamais les qualités d'un extraordinaire homme d'affaire elle avait comme amant.
Une autre surprise, est venue couronner leur relation de couple vivant en concubinage, c'était la déclaration que lui a faite Hammou le 14 juillet 1986 alors, qu'ils étaient invités à la mairie à l'occasion de la fête nationale. Il lui proposa le mariage.
Au moment de l'établissement de l'acte de mariage, le notaire a fait savoir à Hammou qu'il avait la possibilité d'obtenir la nationalité française et même de changer de nom et de le prénom. C'est ce qu'il a fait devanant Alain Courageux, devenu familier à toutes les entreprise et les personnes en relation avec le milieu équestre.
Au cours de leur vie conjugale et même avant, Madeleine n'a jamais relevé la moindre indélicatesse sur le comportement de son mari sauf que le problème d'avoir des enfants revenait à chaque discussion si bien qu'elle lui a avoué que depuis son jeune âge elle savait qu'elle ne pourrait jamais devenir mère à cause d'une déformation congénitale. Depuis 1998, elle remarqua que de temps en temps, il s'isolait dans son ancien appartement dont il ne donnait la clef à personne. Intriguée, elle a réussi pendant qu'il était absent à s'y introduire pour découvrir, cochée dans un sacoche à l'intérieur du tiroir de la table de nuit, une enveloppe contenant des lettres, des documents militaires et une photo représentant une femme avec 3 enfants.
Elle s'est rendu compte à la lecture des lettres qu'il s'agit de l'épouse de son ancien camarade de l'armée Ali Ben Mokhtar mort en Indochine au sujet duquel il a été réformé.
Elle a bien fait la relation entre les deux hommes, mais elle est restée intriguée par le fait qu'il a gardé secrètement ce dossier sans en parler à personne d'où elle a conclu qu'il y avait quelque chose de louche... à élucider. Sans perdre de temps et avant qu'il soit de retour, elle a photocopié tout le dossier et l'a remis à sa place sans que personne ne s'en rendre compte.
Pressée de savoir de quoi il s'agit, elle a confié le tout à un détective privé et lui a demandé de mener une enquêt en France et au Maroc pays d'origine d'Alain et de sa famille. Au bout d'un mois, les investigations ont été menée et il est résulté qu'il s'agit d'un soldat mort pendant la guerre d'Indochine et que la photo représentait effectivement son épouse et ses 3 enfants. Cependant, la source auprès de laquelle le détective à obtenu ces renseignements n'a pu lui fournir l'adresse actuelle de ces gens, car l'épouse d'Ali s'était remariée et a perdu son droit à la pension militaire allouée au titre d'un soldat mort pour la France. En outre toutes les correspondances qui lui ont été adressées par les services des pensions au sujet des allocations de ses enfants, mineurs ont été retournés avec mention « Inconnue à l'adresse indiquée ».
Quelques jours plus tard, ne pouvant supporter davantage de vivre dans le doute elle a décidé de provoquer la réaction de son mari lorsque le soir, alors qu'ils étaient à table elle lui a jeté sans préalable la question sèche suivante : « Dis moi, qui est Ali Ben Mokhtar ». Calmement, Alain répliqua lui aussi sans détour : « Tu as fouillé dans mes affaires sans mon autorisation. Hé bien tu veux connaître la vérité. Très bien la voilà, mais n'en fait aucun jugement avant de connaître toute l'histoire ».
En quelques secondes, il a tout déballé à la stupéfaction de Madeleine qui ne l'a pas interrompu un seul instant, lisant dans son regard combien, il était malheureux d'avoir perdu son identité, sa femme et ses enfants. Pour sa femme, il lui a affirmé qu'elle était en droit de se remarier car elle était jeune et il ne lui en voulait pas, mais disparaître avec les enfants sans laisser de traces c'est là que réside son malheur.
Madeleine a regretté d'avoir réveillé en lui des souvenirs inoubliables et raviver ses sentiments de langueur à l'égad de ses enfants dont il ne savait absolument rien et particulièrement la dernière-née qu'il n'a jamais vue de la vie. Pour l'apaiser elle lui a suggéré de ne pas baisser les bras et ensemble ils allaient entreprendre toutes les recherches possibles pour les retrouver.
A ce effet, elle l'a aidé à engager un cabinet de police privée pour se rendre s'il le faut au Maroc et mener une enquête, qui pourrait élucider cette énigme.
Hélas, le directeur de ce cabinet, quoi que spécialiste en matière de recherches dans l'intérêts des familles n'a pas accepté de se rendre au Maroc car, à sa connaissance il n'y a pas encore de police privée dans ce pays et pour satisfaire en partie ses clients, cet ancien commissaire de police, a promis de contacter un de ses anciens camarades à l'école supérieur de la police nationale, pour savoir s'il existe actuellement c'est à dire en 1999, un ou plusieurs cabinets de police privée capables de traiter de telles affaires.


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