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Entretien du « Onze Mondial » avec Zakaria Aboukhlal : « Je suis reconnaissant envers les Pays-Bas, mais j'ai toujours su que j'allais un jour jouer pour le Maroc ! »
Publié dans L'opinion le 03 - 05 - 2023

Tout récemment, « Onze Mondial » a réalisé un entretien fleuve avec l'international marocain Zakaria Aboukhlal, « L'Opinion Sports » vous en présente des extraits :
« Raconte-nous comment s'est déroulée ton enfance...
-Je suis né à Rotterdam, aux Pays-Bas. À mes 3 ans, nous sommes allés vivre au Maroc avec ma famille. Nous avons passé trois ans à Casablanca et puis à l'âge de 6 ans, nous sommes retournés aux Pays-Bas. Dès mon retour, j'ai commencé le football en club à Unitas. Deux ans plus tard, j'ai changé de club, direction Willem II, j'y suis resté neuf années. J'ai signé derrière au PSV Eindhoven où je suis resté trois ans. Ensuite, j'ai découvert l'AZ Alkmaar et enfin Toulouse.

Ta famille a-t-elle eu un impact sur ta réussite en tant que footballeur ?
-Oui, bien sûr. Mon père était toujours avec moi, il n'a jamais raté un match. D'ailleurs, c'est lui qui m'amenait à tous mes entraînements et matches. Ma mère a toujours été un exemple pour moi puisqu'avant de nous avoir, elle était une grande sprinteuse au Maroc. C'était une championne et avec mon père, ce sont eux qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui.

C'était comment de vivre avec une mère athlète et championne ?
-C'était vraiment bien puisqu'elle m'a appris très tôt ce que je devais faire au niveau de la nutrition, de la gestion de mon sommeil. Au-delà de ça, elle savait quand j'étais stressé et elle m'aidait à gérer mes émotions, elle savait trouver les mots avant un match pour me motiver et m'aider à rester concentré sur moi-même.

C'était dur de quitter le Maroc plus jeune ? Où étais-tu trop jeune pour t'en souvenir ?
-J'étais trop jeune je pense. J'aime le Maroc, mais je n'avais que 6 ans et à cet âge-là, tu fais juste ce que tes parents te demandent.

As-tu essayé d'autres sports que le football ?
-Oui, j'ai fait de l'athlétisme comme ma mère et un peu de natation.
Quand as-tu commencé à croire que tu pouvais vraiment réussir à devenir pro ?
Quand je jouais au football au Maroc avec mon père et mon frère donc avant même que je ne joue dans un vrai club de football. J'avais déjà le sentiment que j'allais devenir footballeur professionnel.

Avais-tu des amis en Ligue 1 avant de venir ?
-Oui ! Myron Boadu qui joue à l'AS Monaco et Calvin Stengs qui était à Nice. Bien entendu, j'ai mes compatriotes Harit, Hakimi, Ounahi...

As-tu discuté avec eux avant ton transfert en Ligue 1 ?
-Oui, je leur ai demandé leur avis sur la Ligue 1 et sur le club de Toulouse. Les retours étaient très positifs sur le club, tout le monde me disait que c'était une bonne équipe même si c'était un promu. Concernant la Ligue 1, ils disaient tous que c'était du haut niveau, que la compétition était rude et les équipes très solides.

Tu as porté le maillot des Pays-Bas dans les équipes de jeunes. Comment cela t'a-t-il aidé à devenir un meilleur joueur ?
-Le niveau était super élevé. J'ai disputé la Coupe d'Europe et dans les équipes de jeunes des Pays-Bas, on a une énorme concentration de talents qui viennent des plus grands clubs : Ajax, PSV, Feyenoord... Forcément, tout ça mis ensemble, ça fait grimper le niveau de plusieurs crans.

Avec un père libyen, tu avais le choix entre trois pays pour ta carrière internationale. As-tu ressenti de la pression au moment de faire ton choix définitif ?
-Non, tout jeune, je disais toujours vouloir jouer une Coupe du Monde pour le Maroc. Quand j'ai eu la chance de pouvoir porter le maillot du Maroc, j'ai directement dit oui. Je suis reconnaissant envers les Pays-Bas, mais j'ai toujours su que j'allais un jour jouer pour le Maroc.

Comment c'était de porter le maillot du Maroc pour la première fois ?
-C'était vraiment un moment spécial. C'était un rêve devenu réalité. En plus de ça, la première fois que j'enfile le maillot, quatre minutes plus tard, je marque. C'était vraiment un moment incroyablement spécial pour moi.

Parle-nous de ce premier but...
-En Afrique, la CAN, c'est un truc très important pour tout le monde. Marquer dans une compétition majeure comme celle-ci devant tous les Marocains venus au Cameroun. C'était un rêve devenu réalité.

Tu as découvert également la Coupe du Monde avec le Maroc. Comment as-tu trouvé l'ambiance autour de votre arrivée au Qatar ?
-C'est un rêve pour tout joueur de disputer la Coupe du Monde pour son pays. Pour le Maroc, c'était spécial, les supporters étaient complètement fous. Je pense que tout le monde a vu qu'on avait les meilleurs supporters du monde. À tous nos matches, le stade était plein à craquer. On a joué un bon football et on a fait ce qu'aucune nation africaine n'était parvenue à faire en se hissant dans le dernier carré. En plus, j'ai également marqué en Coupe du Monde donc voilà un autre rêve réalisé.

Comment tu t'es senti après ton but à la Coupe du Monde ?
-Au moment de mon but, toute ma famille se trouve dans la tribune juste à côté. Très franchement sur le moment, je n'y crois même pas. J'ai réalisé uniquement après la Coupe du Monde. Sur le moment, c'est du bonheur pur et de la folie.

Est-ce que le fait de jouer au Qatar devant autant de Marocains était un avantage pour vous ?
-Oui, c'était complètement dingue, les Marocains étaient en très grand nombre à tous nos matches.


Qu'aimais-tu faire pendant tes moments de repos en dehors du foot à la Coupe du Monde ?
-Après les matches, on avait souvent quartier libre pendant une soirée ou une journée. En général, on retrouve nos familles le temps de quelques heures. C'était vraiment bien de les revoir après quelques jours concentrés uniquement sur le groupe et le foot. Sortir avec sa famille manger un morceau et juste être ensemble, c'était les meilleurs moments.

À quel moment le Maroc a-t-il commencé à croire qu'il pouvait réaliser quelque chose de grand à la Coupe du Monde ?
-Deux mois avant la Coupe du Monde, on a joué contre le Chili et le Paraguay. C'était une grande première pour le coach et c'était vraiment bien. On s'entraînait à fond, tout le monde était super concentré. Il y avait une atmosphère très particulière dans le groupe qu'on n'avait jamais ressentie avant. Je pense que tout le monde s'est rendu compte qu'on pouvait faire quelque chose de grand à la Coupe du Monde. On était une grande famille.

Quel a été le match le plus satisfaisant et le match le plus difficile à la Coupe du Monde ?
-Je pense que le plus satisfaisant était la Belgique parce que je marque un but important et le match le plus difficile a été celui contre la France tout simplement parce qu'on perd en demi-finale.

Comment est Walid Regragui en tant que coach et en tant que personne ?
-Le coach sait comment nous parler et nous toucher au plus profond de notre chair. Il sait comment nous gérer. Côté foot, je n'ai même pas besoin d'en dire beaucoup, il suffit de voir notre parcours et la manière dont on a joué dans cette Coupe du Monde pour comprendre la valeur du coach.

Quel crédit lui donnerais-tu pour la performance du Maroc ?
-Il mérite tout le crédit du monde tout simplement parce qu'il a récupéré l'équipe seulement trois mois avant la compétition. Regardez l'état de l'équipe au moment où il l'a récupérée et ce qu'il en a fait en si peu de temps, on est sur deux mondes totalement différents. Il a fait un énorme travail. Je pense que tous les joueurs du Maroc sont très heureux de l'avoir en tant que coach.
Est-ce que tu réalises que vous avez marqué l'Histoire du football à tout jamais ?
-Non, pas du tout parce que on est retournés à la vie normale et on a retrouvé nos clubs et nos championnats respectifs. On a enchainé les entraînements et les matches... Je pense que si tu vas au Maroc et que tu te promènes dans la rue, tu ressentiras la fierté des gens pour cet exploit.

Aviez-vous conscience du fait que quasiment toute la planète était pour le Maroc à un moment ?
-Oui, surtout au stade des quarts et des demis, on avait l'impression que tout le monde voulait nous voir gagner (rires). C'était vraiment particulier, je pense que c'est aussi lié au fait qu'aucune équipe africaine n'était parvenue à réaliser ça avant.

Tu penses que le Maroc est aujourd'hui le grand favori de la prochaine CAN ?
-On ne l'a pas gagnée depuis très longtemps et tout le monde veut la gagner. Evidemment, tout le monde va dire qu'on est le grand favori. De notre côté, on va juste faire de notre mieux pour la gagner. Jouer une Coupe du Monde et une CAN, ça n'a rien à voir.

De nouveaux joueurs tapent à la porte de la sélection marocaine devenue beaucoup plus attractive après le Mondial. Est-ce une fierté personnelle pour toi ?
-Oui parce que peut-être que par le passé, ces joueurs auraient choisi une équipe européenne au détriment du Maroc. Maintenant, on voit que tous les jeunes marocains veulent porter le maillot de la sélection. Ils voient un pays formidable et des joueurs fantastiques surtout après la Coupe du Monde dans laquelle on s'est montrés à notre avantage ».


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