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Mohammedia : Les libraires n'arrivent pas à remonter la pente !
Publié dans L'opinion le 03 - 09 - 2023

Cette année, comme annoncé par le gouvernement tout récemment, la tarification du livre scolaire n'a pas changé d'un iota. Pourtant, le secteur, frappé de plein fouet par le COVID, cherche acheteurs désespérément...
Bien qu'ayant repris leurs activités, il y a environ deux ans, après la suspension des mesures de confinement liées à la pandémie de Coronavirus (Covid-19), les libraires de la ville de Mohammedia, à l'instar de leurs confrères à travers le pays, pâtissent de la faible vente de livres et d'un déclin du chiffre d'affaires comparé à la période précédant la pandémie.
Ces librairies ont traversé une période de crise en raison de leur fermeture pendant la période de confinement, avec pour corolaire un cumul de dettes et de charges relatives, notamment, au loyer et au paiement des salaires des employés, et ce, malgré la reprise de leur activité. Ces deux dernières années, les ventes réalisées n'ont pas permis de couvrir les charges accumulées. À l'unisson, les professionnels jugent que le nombre de personnes qui lisent et achètent des livres, que ces derniers soient à caractère religieux, culturel, éducatif ou destinés aux enfants, a sensiblement régressé par rapport aux années précédentes, et ce malgré une offre abondante de livres à des prix raisonnables.
Il va sans dire que, même avant la crise actuelle, l'activité des libraires a toujours été quasi saisonnière, à l'exception des livres religieux qui, bon an, mal an, arrivent en tête des ventes.
C'est d'ailleurs pour ces difficultés financières que la majorité des libraires n'hésitent pas à remettre leurs casquettes de marchand de journaux dès la fin des préparatifs de la rentrée, tentant tant bien que mal à faire joindre les deux bouts, par crainte d'un scénario lugubre quant au sort de leur activité.
Mis-à-part le manuel scolaire, les livres de poche passent de longues années sur les hautes étagères de nos libraires avant de trouver acheteurs. «A l'exception des romans faisant partie du programme scolaire, la vente des livres de poche n'est pas aussi lucrative que les premières années de l'Indépendance du Maroc », nous avoue Haj Mohammed qui regrette, non sans amertume, la boulimie de lecture qui faisait fureur chez les jeunes des années 60 et 70. «Même à Mohammedia, qui n'est pas une grande ville à l'image de Casablanca ou Rabat, les librairies ne désemplissaient pas et n'avaient rien à envier aux grandes librairies des capitales économique et administrative du Royaume ».
Des prix qui caracolent !
Le manuel scolaire est un article à but social. De ce fait, son prix est fixé par le gouvernement sur proposition d'une commission interministérielle. Ces prix qui ne sont revus à la hausse qu'en cas de grande inflation afin de sauver les professionnels du secteur de la banqueroute, ouvrent la voie à la controverse car ils ne sont jamais revus à la baisse. L'allusion est, ici, faite aux manuels scolaires reconnaissables grâce au logo du ministère de l'éducation nationale et du préscolaire ainsi que le numéro d'homologation imprimé au bas de la couverture des manuels. Seulement voilà, cette année, il n'y a pas eu de hausse de tarification en la matière.
L'indétrônable informel
Malgré la stagnation du prix du manuel scolaire, le marché informel pèse de tout son poids sur un secteur qui dépend continuellement des subventions étatiques mais surtout, de la revente de ces livres subventionnés. Seulement voilà, dans notre pays, chaque ville, voire chaque contrée, est dotée au moins d'un marché dédié à la revente des livres scolaires déjà utilisés. Ces derniers, cédés à des prix défiant toute concurrence, constituent une autre gageure pour les libraires livrés à eux-mêmes. La clientèle de ces revendeurs a, certes, ses propres soucis pécuniaires, ceci dit, somme toute, que la boucle est loin d'être bouclée...


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