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Sécurité routière : Kayouh appelle à un changement de paradigme pour réduire les décès
Publié dans L'opinion le 17 - 02 - 2025

Marrakech abrite du 18 au 20 février, la 4e Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, avec en ligne de mire une coordination mondiale pour réduire de moitié le nombre de décès et de blessures graves causés par les accidents de la route d'ici 2030.
« Les accidents de voitures sont évitables ». C'est en prononçant ces mêmes mots, que le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a donné le coup d'envoi de la 4e Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière qui réunit des décideurs, des experts, des acteurs économiques et des représentants d'organisations de la société civile, du monde entier. L'objectif étant d'apporter des réponses à une urgence qui provoque plus de 1,19 million de décès chaque année.

« La Déclaration de Marrakech qui sera discutée et adoptée lors de cet événement, appelle à un changement radical dans les efforts visant à réduire les décès sur les routes et à garantir une mobilité sûre et durable pour tous », a affirmé le ministre, notant qu'aucun décès sur la route n'est acceptable, d'où l'impératif de redoubler d'efforts pour appliquer des solutions éprouvées. « Cet événement intervient à un moment crucial, nous permettant de réaffirmer notre engagement collectif envers la sécurité routière », a indiqué le ministre Istiqlalien, mettant l'accent sur le rôle central des agences nationales de sécurité routière. Il a donc souligné la nécessité d'une coopération intersectorielle et d'une approche innovante en matière de gouvernance de la sécurité routière afin d'atteindre les objectifs escomptés, surtout que lesdites agences sont en « première ligne de l'application des réglementations, de l'amélioration des infrastructures et des normes de sécurité, ainsi que de la sensibilisation des usagers de la route ».

L'atteinte des objectifs de la Conférence dépend de l'expertise, du leadership et de la capacité des Agences à relever les défis complexes liés à la gouvernance de la sécurité routière, a précisé Kayouh.
Etienne Krug, directeur du département des déterminants sociaux de la santé à l'OMS, nous a déclaré dans ce même sillage que la prévention des décès par accidents « à notre portée », à condition que la sécurité de hisse au rang de priorité politique internationale. C'est ainsi que la Conférence s'attribue l'objectif de consolider la coopération Sud-Sud et Nord-Sud pour partager les meilleures pratiques et soutenir les pays les plus touchés par l'insécurité routière. « Des efforts louables sont fournis par les dirigeants, mais beaucoup reste à faire », déplore Krug, affirmant que la déclaration de Marrakech veillera à intégrer la sécurité routière dans les politiques de développement durable et de mobilité urbaine, tout en faisant de l'innovation et les nouvelles technologies une partie intégrante des politiques de sécurité routière

Pour plus de financements

Benacer Boulaajoul, directeur général de l'Agence nationale de la sécurité routière (NARSA), a pour sa part souligné l'importance de booster les financements dans les chantiers liés à la sécurité routière, auquel la déclaration de Marrakech prête une grande attention.

En effet, la version préliminaire de la déclaration, consultée par nos soins, dénonce le fait que la sécurité routière, « des pays en développement, notamment les pays africains, reste gravement sous-financée par des fonds publics et privés et que, malgré l'existence d'une stratégie nationale pour la sécurité routière dans une majorité d'Etats membres, la plupart de ces stratégies ne sont pas financées et ne sont pas mises en œuvre ». Il a dans ce sens déclaré que des engagements concrets seront scellés de la part des bailleurs de fonds internationaux, notamment la Banque mondiale (BM).

Le patron de la NARSA a souligné que l'objectif global est désormais de réduire de 50 % le nombre de morts et de blessés dus aux accidents de la route, précisant que la situation au Maroc reste « sous contrôle » et que les indicateurs sont, certes , déplorables, mais pas alarmants. Dans cette perspective la déclaration note la nécessité d'un financement supplémentaire sur une période de dix ans pour atteindre cet objectif, dont le montant se situe entre 200 milliards de dollars et plus de 700 milliards de dollars.

Le document note l'importance d'un financement international adéquat, prévisible, durable et opportun, pour soutenir et compléter les efforts des pays dans la mobilisation des ressources nationales. La déclaration insiste aussi sur la fourniture de financement pour la sécurité routière par les banques multilatérales de développement et le rôle du Fonds mondial pour la sécurité routière pour catalyser ce financement.

Les participants à la grand-messe de la sécurité routière appellent, par ailleurs, les acteurs financiers tels que les banques, les investisseurs, les compagnies d'assurance et les auditeurs à exiger explicitement des entités qu'elles s'occupent activement de la sécurité routière dans leurs chaînes de valeur comme condition préalable à leur participation financière à des taux de financement raisonnables.

La déclaration de Marrakech encourage, in fine, les Etats membres à mettre en place des mécanismes de coordination interministérielle, notamment entre les ministères de la santé, des transports, de l'éducation, des infrastructures, de l'intérieur et de l'environnement, afin de traiter les questions transversales qui ont un impact sur tous les secteurs concernés par les questions de sécurité routière.


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