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Baccalauréat : Quand la fraude s'amplifie via les réseaux sociaux
Publié dans L'opinion le 29 - 05 - 2025

Dès la matinée de ce jeudi, marquant le coup d'envoi des épreuves de la session normale de l'examen national unifié du baccalauréat, certaines épreuves ont été publiées instantanément sur les réseaux sociaux, illustrant la persistance du phénomène de fraude en dépit des mesures de surveillance mises en place au niveau national. Décryptage
Après les élèves de première année du baccalauréat, c'est désormais au tour de ceux de deuxième année de mettre leurs connaissances à l'épreuve en vue de décrocher le précieux sésame leur ouvrant les portes de l'enseignement supérieur. En effet, les épreuves de la session normale de l'examen national unifié du baccalauréat au titre de l'année 2025 ont démarré ce jeudi et se poursuivront jusqu'au samedi 31 mai.
Il s'agit d'un moment très attendu, tant par les élèves que par leurs familles. Le baccalauréat marque non seulement l'aboutissement d'un parcours scolaire de douze années, jalonné de réussites et de difficultés, mais aussi la reconnaissance des efforts des élèves tout au long de cette aventure éducative. À l'échelle nationale, ce sont 495 000 candidats, dont 22 % de candidats libres, qui passeront les épreuves de cette session normale. Les filles représentent 52 % des candidats.
Au démarrage des épreuves, les Académies Régionales d'Education et de Formation ont rassuré quant aux conditions de déroulement de cet événement. Le directeur de l'Académie Régionale d'Education et de Formation (AREF) de Casablanca-Settat, Mohamed Dib, a indiqué dans une déclaration à la MAP que les épreuves se déroulent dans un cadre rigoureux et serein, dans le respect des procédures, avec la mise en place de mesures strictes visant à garantir l'intégrité et l'égalité des chances entre les candidats.
Diffusion instantanée des épreuves sur les réseaux sociaux
Cependant, une autre réalité se profile : le phénomène de fraude aux examens scolaires revient encore une fois sur le devant de la scène. Depuis ce matin, les réseaux sociaux sont envahis par des photos des examens du baccalauréat. Sur Facebook, des groupes sous le titre: "Fuites 2025" ont été spécialement créés pour partager instantanément les épreuves et solliciter des réponses.
"L'aide", quant à elle, ne tarde pas au vu de la réactivité des internautes. Dès qu'une photo d'un sujet est mise en ligne, les membres de ces groupes s'activent à formuler des réponses, dans l'espoir "d'aider" les candidats. L'exemple le plus parlant est celui de l'épreuve d'anglais, qui a débarqué sur ces groupes dès les premières minutes suivant le début de l'examen.
Contacté par nos soins, Mohamed Dib a souligné qu'il s'agit de tentatives de fraude et non de fuites d'examens comme certains le croient, du moment qu'elles interviennent après la distribution des épreuves, et non avant.
Ce phénomène prend de l'ampleur au niveau national avec le développement des outils technologiques, selon le responsable. « Malgré l'interdiction des téléphones portables en salle d'examen, certains élèves parviennent utilisent des dispositifs technologiques avancés, tels que des lunettes ou des montres connectées, pour prendre en photo les sujets et les publier en ligne au moment de la distribution des copies par le personnel », a expliqué le directeur de l'AREF de Casablanca-Settat.
Des cas isolés face à un dispositif de surveillance renforcé
Cependant, ces cas restent limités par rapport au nombre de tentatives déjouées a-t-il précisé. Rien qu'au niveau de la région de Casablanca-Settat, 612 cas de fraude ont été démasqués dans la matinée du jeudi parmi les candidats scolarisés, et 675 parmi les candidats libres. Rappelons que quelque 102 520 candidats passent les épreuves de la session normale de l'examen national unifié du baccalauréat dans la région.
Ces cas ont été détectés grâce à des serveurs performants déployés aux niveaux national et provincial, selon Mohamed Dib. Enfin, lors de la phase de correction, les académies comptent s'appuyer sur les numéros d'examen visibles sur les copies divulguées pour identifier les candidats impliqués et appliquer les mesures disciplinaires appropriées.
Il est à noter que la loi 02.13 relative à la répression de la fraude aux examens scolaires prévoit des peines de prison de trois mois à deux ans, ainsi que des amendes pouvant atteindre 20 000 dirhams pour quiconque tente de divulguer ou d'obtenir les sujets d'examen. La simple possession d'un téléphone ou d'un document non autorisé, qu'il soit utilisé ou non, peut entraîner une amende de 2 000 à 5 000 dirhams.
Pour rappel, les Académies Régionales, sous la supervision du ministère de l'Education nationale, intensifient les mesures de sécurité pour garantir le bon déroulement des épreuves du baccalauréat. Le système intégré de transport sécurisé des sujets d'examen, mis en place en 2024, est utilisé afin de garantir la sécurité totale des sujets et éviter tout risque de fuite. De plus, un total de 1 995 superviseurs et 50 600 enseignants sont mobilisés pour surveiller les salles d'examen à travers toutes les régions du Royaume.


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