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Délimitation des frontières maritimes : le Maroc attaché au dialogue avec l'Espagne (Bourita)
Publié dans L'opinion le 27 - 08 - 2025

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, a affirmé que le Maroc reste attaché au dialogue avec l'Espagne en ce qui concerne la délimitation des frontières maritimes dans le respect des normes internationales.
« Posséder un littoral ne suffit pas pour être une nation maritime, il faut l'intégrer dans sa vision géopolitique. C'est ce que le Maroc a fait tout au long de son histoire, et de manière encore plus affirmée sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI », a-t-il souligné dans un discours lu en son nom par son chef de cabinet, Sami El Marrakchi, à l'ouverture d'un séminaire tenu mardi, en partenariat avec l'Institut de droit international (IDI), sous le thème "Pratiques internationales dans la délimitation des espaces maritimes".
Le ministre a insisté sur trois constantes guidant la doctrine maritime marocaine. Il s'agit de la défense de l'intégrité territoriale, l'attachement à la légalité internationale et le rejet de toute approche unilatérale dans la délimitation des frontières. « Chaque fois que nous avons été confrontés à une tentative d'imposition, nous avons répondu de manière ferme mais toujours dans le respect du droit de la mer », a-t-il souligné.
Concernant le dossier sensible des frontières maritimes avec l'Espagne, Bourita a réitéré l'engagement du Maroc en faveur d'un règlement « pacifique, direct, transparent et constructif ». Le dialogue bilatéral, a-t-il ajouté, incarne l'esprit de bon voisinage et d'intérêt mutuel, et s'inscrit dans la dynamique d'un partenariat stratégique global entre Rabat et Madrid. « Lorsque le choix se porte sur le dialogue, la mer cesse d'être une ligne de séparation pour devenir un pont d'union », a-t-il résumé.
Au-delà de la seule délimitation, le ministre a rappelé que la vision maritime royale repose sur la valorisation du potentiel océanique, moteur de développement et vecteur d'intégration régionale, notamment avec l'Afrique. Dans son discours du 48e anniversaire de la Marche verte en 2023, le Roi avait placé le maritime au cœur du rayonnement continental du Maroc.
Cette ambition se traduit par le développement de l'économie bleue, la montée en puissance des infrastructures portuaires comme Tanger Med et le futur port de Dakhla Atlantique, ainsi que par l'appel à reconstituer une flotte nationale compétitive.
Sur le plan international, Nasser Bourita a souligné que la mer occupe désormais une place centrale dans les grandes initiatives diplomatiques lancées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Il a cité à cet égard le Processus de Rabat (2022), réunissant 23 pays atlantiques africains autour des piliers de la sécurité maritime, de la protection de l'environnement et du développement bleu durable ; l'Initiative Royale en faveur de l'accès des pays du Sahel à l'Atlantique (2023), véritable acte de solidarité géopolitique destiné à briser l'enclavement en offrant aux Etats sahéliens l'accès aux infrastructures portuaires marocaines ; ainsi que le projet structurant du gazoduc Nigéria–Maroc (2016), appelé à relier 13 pays africains, stimuler l'industrialisation régionale et consolider la stabilité par la prospérité partagée. Trois initiatives qui, a-t-il insisté, traduisent la conviction royale que « tout devient possible en Afrique lorsqu'une vision forte s'allie à une volonté ferme ».
"La Convention sur le droit de la mer n'est pas seulement un code de délimitation, c'est un instrument évolutif et pragmatique. Elle peut servir davantage le développement, la sécurité et la coopération", a-t-il fait savoir, notant qu'elle reste un cadre de référence, certes, mais, c'est un cadre de plus de 40 ans, qu'il faut mettre à jour.
À cet égard, M. Bourita a appelé à une réforme de la gouvernance océanique qui intègre les avancées technologiques (robotique sous-marine, exploitation minière), qui réponde aux impératifs environnementaux liés à la biodiversité, à la pollution et à l'acidification, et qui s'ouvre aux nouveaux usages de la mer.
Et de préciser que sans attendre cette réforme, l'entrée en vigueur rapide de l'Accord sur la biodiversité au-delà des zones de juridiction nationale (BBNJ) représente une urgence, à la fois stratégique et éthique.
L'évolution depuis l'indépendance
A cette occasion, le ministre a tenu à rappeler les grandes étapes de la construction de la souveraineté maritime marocaine, à savoir la création de la Marine royale en 1960, l'établissement de l'Office national des pêches en 1969, la proclamation des eaux territoriales en 1973, l'annonce de la zone économique exclusive (ZEE) en 1981, puis l'adoption en 1992 des premières lois relatives au plateau continental. Un processus qui, bien que tardif au regard du riche passé maritime du Royaume, a coïncidé avec l'évolution internationale du droit de la mer, notamment la troisième Conférence des Nations unies ayant abouti à la Convention de Montego Bay.
Dans ce sillage, le Maroc a lancé en 2017 la procédure d'extension de son plateau continental au-delà de 200 milles nautiques, avant d'adopter en 2020 deux lois majeures portant sur la délimitation des eaux territoriales et de la ZEE. Ces textes, selon M. Bourita, traduisent une stratégie globale de mise à jour du cadre législatif national, en parfaite cohérence avec la Convention de 1982.
Pour conclure, le ministre a appelé à une réflexion sur la gouvernance mondiale des océans afin de l'adapter aux évolutions technologiques, aux exigences environnementales et aux nouveaux usages maritimes. « Le Maroc ne considère pas la Convention de Montego Bay comme un texte figé, mais comme un instrument vivant, évolutif et porteur d'avenir », a-t-il affirmé.
Le séminaire a vu la participation de nombreux juristes internationalistes, marocains et étranger, notamment Mohamed Bennouna, Président de l'Institut de Droit International, et Yuji Iwasawa, président de la cour internationale de justice.
(Avec MAP)


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