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Leïla Slimani déforme l'image de la femme marocaine : Quand la caricature remplace la nuance, c'est tout un héritage qu'on trahit
Publié dans L'opinion le 28 - 10 - 2025


L'obsession du cliché
Souvent, au fil de ma carrière de journaliste et d'écrivaine, je me suis retrouvée face à des interlocuteurs avides de clichés sur mon pays, ma religion ou mes traditions.
Ils attendaient des critiques faciles, un discours qui flatterait leurs certitudes.
Je prenais alors un malin plaisir à les contrarier — à dire la vérité, parfois avec humour, toujours avec conviction.
Mon pays et ma foi sont pour moi une ligne rouge. Et tant pis si certaines invitations ne furent jamais renouvelées.
Des mots qui blessent
Les propos récents de Leïla Slimani sur la femme marocaine — « elle sait bien manger, bien boire... et se venger » — ont provoqué bien plus qu'un malaise.
Ils ont heurté profondément les Marocaines, mais aussi l'ensemble du peuple, car chaque homme a une mère, une épouse, une fille, une sœur....
Quand les écrivains prétendent parler pour tous, ils oublient qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes.
Cette phrase, présentée comme une maxime, relève en réalité de la caricature la plus méprisante : une réduction outrageuse d'une réalité complexe et vivante.
Nos mères, piliers rigide
Nos mères et nos grand-mères ne sont pas des formules littéraires : ce sont des piliers vivants.
Elles ont affronté les épreuves avec dignité, transmis des valeurs, élevé des générations, soutenu leurs familles et contribué à l'indépendance et au développement du Maroc.
Sans elles, nous ne serions pas là, assises dans nos bureaux, circulant librement dans nos rues, au volant de nos voitures, scooters ou bicyclettes.
Sans elles, Madame Slimani, vous n'auriez sans doute pas été l'écrivaine que vous êtes aujourd'hui.
Liberté d'expression ou irresponsabilité ?
Heurter la mémoire et la sensibilité d'une nation forte de douze siècles d'histoire, ce n'est ni un acte d'humour ni un exercice de liberté d'expression : c'est un manque de responsabilité !
Lorsqu'on parle du Maroc, de sa mémoire, de sa culture, de ses femmes, on touche à l'essentiel.
Et la légèreté, le désir de plaire à l'Occident ou de se donner une posture, ne peuvent justifier la déformation.
Des femmes qui avancent
Les femmes marocaines d'aujourd'hui ne se vengent pas — elles avancent.
Elles créent, innovent, entreprennent, éduquent. Leur revanche, c'est la réussite. Leur arme, c'est la dignité.
Alors oui, une question demeure : qui parle en notre nom ?
Une voix, aussi célébrée soit-elle à l'étranger, peut-elle à elle seule fixer l'image d'un pays, d'une culture, d'une femme plurielle ?
Le Maroc ne manque pas de femmes qui savent écrire, penser, raconter — sans caricature, sans condescendance.
Leur parole s'impose désormais, libre et directe, sans intermédiaire.

La vraie revanche
Notre véritable revanche collective, la seule qui vaille, c'est celle-là : une parole juste, fidèle, enracinée dans la vérité de ce que nous sommes. Une parole qui refuse d'être traduite en cliché. Nos femmes n'ont jamais eu besoin de vengeance pour exister.
Elles nous ont éduqués dans la noblesse, la patience et la foi, avec ces paroles simples et profondes :
المسامح كريم — Celui qui pardonne est noble de cœur.
خليه منو الله — Laisse-le à Dieu, Il saura rendre justice.
لي خدالك عطاك — Celui qui t'a pris, Dieu te le rendra au centuple.
ادفع باللتي هي احسن — Réponds au mal par le bien, car la bonté élève celui qui la pratique.
Et c'est là, dans cette sagesse silencieuse et lumineuse, que réside la véritable grandeur de la femme marocaine.


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