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Indice mondial du savoir 2025 : le Maroc face au défi du capital intellectuel
Publié dans L'opinion le 20 - 11 - 2025

Alors que le monde s'engage dans une transition où la connaissance devient un véritable moteur économique, le dernier Indice mondial du savoir 2025, publié par la Fondation Mohammed bin Rashid Al Maktoum pour le savoir en collaboration avec le Pnud, dresse un état des lieux sans concession. Avec 149 pays classés sur la base de 115 indicateurs liés à l'éducation, à l'innovation, aux technologies et au climat socio-économique, le rapport confirme la montée en puissance des économies fondées sur le savoir... mais aussi les vulnérabilités persistantes, en particulier en Afrique. Dans ce panorama mondial, le Maroc obtient un score de 35,9, se classant 89e, loin derrière la moyenne internationale, révélant les limites structurelles d'un système de connaissances encore en quête de transformation.
Avec ses 35,9 points, le Maroc se situe dans le peloton des pays africains intermédiaires, mais demeure très éloigné des performances globales. Parmi les 149 Etats classés, le Royaume occupe la 89e place, derrière l'Egypte (87e, 36,1) et légèrement au-dessus de l'Afrique du Sud (93e, 35,2). Ce classement résulte directement des notes attribuées aux six sous-indices que mesure le GKI : l'enseignement pré-universitaire, la formation technique et professionnelle, l'enseignement supérieur, la recherche-développement et l'innovation (RDI), les TIC et l'économie/environnement favorable.

Le rapport met clairement en lumière le principal handicap du Maroc — un mal partagé avec l'ensemble du continent : la faiblesse de la RDI, considérée comme le « talon d'Achille » des pays africains. Cette composante, essentielle pour générer innovation, valeur ajoutée et productivité du savoir, demeure nettement en dessous des niveaux requis pour soutenir une économie fondée sur la connaissance.

Si le Maroc parvient à afficher un score global médian par rapport au continent, il reste encore loin des standards internationaux, alors même que le document rappelle que les nations investissant massivement dans la recherche et l'innovation atteignent « des niveaux de productivité du savoir supérieurs de plus de 35 % à la moyenne mondiale ».

Le positionnement du Maroc en Afrique : entre potentiel et retard

Le Maroc occupe la cinquième place africaine parmi les pays classés, dans un continent où les performances sont globalement faibles. La meilleure progression revient à Maurice, véritable exception africaine, qui atteint 41,6 points et se positionne 58e mondial, bien au-dessus de la moyenne globale.

Derrière ce leader régional se succèdent : les Seychelles (78e, 38,2), la Tunisie (79e, 38), l'Egypte (87e, 36,1), puis le Maroc (89e, 35,9).

Le Maroc fait donc partie des dix pays africains les mieux classés, mais partage avec eux les mêmes carences. Le rapport indique que 23 des 30 derniers pays du classement sont africains, confirmant la fragilité systémique des infrastructures éducatives et de formation du continent.

Dans ce panorama continental, le Maroc se distingue par un score légèrement supérieur à celui de grandes économies régionales comme l'Afrique du Sud (93e, 35,2) ou le Kenya (96e, 33,9), mais reste très éloigné de Maurice, qui caracole en tête grâce à des performances élevées dans des sous-indices clés tels que l'enseignement pré-universitaire (64,6) ou les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (59,2).

Pourquoi un classement aussi faible ? Les explications du rapport

Le GKI 2025 met en avant plusieurs facteurs structurels pour expliquer le mauvais positionnement des pays africains — et, par ricochet, celui du Maroc. Le rapport souligne une faiblesse généralisée en matière de recherche, développement et innovation, un domaine où les performances du continent restent « très mauvaises ». Il pointe également les limites persistantes de l'enseignement supérieur, encore éloigné des standards internationaux, ainsi que les inégalités d'accès à l'enseignement pré-universitaire, largement influencées par les disparités territoriales.

S'ajoutent à cela un rythme insuffisant de digitalisation des systèmes éducatifs et économiques, et un environnement socio-économique qui ne parvient pas encore à soutenir pleinement l'innovation et l'investissement dans le capital intellectuel. Ces fragilités combinées forment les fondations d'un écosystème qui peine à transformer le savoir en moteur de croissance durable.

Le panorama mondial : domination des pays nordiques et chute des pays à faible développement

Le classement mondial demeure largement dominé par les économies avancées, dont la performance repose sur la solidité de leurs systèmes éducatifs, l'investissement massif en recherche et une forte capacité d'innovation. En tête, la Suisse (67,8) devance Singapour (64,6) et la Suède (64,6), suivies du Danemark (63,2), des Pays-Bas (62,9), de la Finlande (62,1), de l'Irlande (61,7), de la Corée (61,6), du Royaume-Uni (61,5) et de la Norvège (61,3).

Le rapport note que ces pays, leaders mondiaux, incarnent une stratégie claire : investissements massifs dans la recherche, infrastructures éducatives solides, économie numérique avancée et environnement institutionnel propice à l'innovation.

À l'autre extrémité du classement, les pays les moins performants regroupent majoritairement des Etats africains, dont le Tchad (dernier, 16,4), la Guinée (147e, 19), la RDC (146e, 19) ou le Burundi (144e, 19,5).


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