Pour l'ancien président tunisien, Moncef El Marzouki, l'Algérie est responsable du sort des populations de Tindouf qu'il a qualifiées d'otages. L'ancien chef d'Etat, n'a pas manqué de mots pour critiquer l'attitude du régime et son double discours sur la question du Sahara. Détails. L'ancien président tunisien, Moncef El Marzouki, a vivement critiqué les incartades de l'Algérie et son soutien entêté au séparatisme au Sahara. Lorsqu'il a pris la parole lors d'une conférence organisée à son honneur par le front des forces démocratiques, il a qualifié sans ambages les populations de Tindouf d'otages séquestrés par le Polisario avec la bénédiction du régime d'Alger pendant cinquante ans. L'ancien chef d'Etat a critiqué le double discours de l'Algérie sur la question du Sahara. Selon lui, l'Algérie continue de prétendre qu'elle n'est pas partie au conflit et qu'il s'agit d'une question de décolonisation bien que personne ne croit à ce discours. "Ils pensent tromper qui ?",a -t-il martelé. Concernant la Tunisie, qui s'est alignée sur Alger sous Kaïs Saïed, Moncef El Marzouki a estimé qu'il faut distinguer la position du régime actuel de la ligne traditionnelle de ses prédécesseurs dont Ben Ali et Bourguiba. L'ancien président, connu pour la sympathie qu'il porte pour le Maroc, a salué la résolution 2797 du Conseil de Sécurité qui a mis l'Algérie devant ses contractions. Il a regretté que le régime algérien n'ait pas répondu à la main tendue par SM le Roi Mohammed VI. Premier président élu après la révolution de 2011, Moncef El Marzouki est l'une des personnalités tunisiennes les plus proches du Maroc. Sous son mandat, le Maroc et la Tunisie se sont rapprochés de façon exceptionnelle. En témoigne les deux visites menées par le Souverain à Tunis en 2014 qui s'est soldée par 23 accords de coopération.