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Etude M.S.IN : Les banques, moteur de croissance à l'horizon 2030
Publié dans L'opinion le 23 - 12 - 2025

Le secteur bancaire est prêt à soutenir les ambitions du Maroc à l'horizon 2030, grâce à sa capacité d'adaptation et à son ancrage panafricain. L'innovation digitale et la finance participative seront la clé de la réussite future du secteur, qui s'impose comme le pilier central de l'émergence économique du Royaume.
L'économie marocaine, en cette fin d'année 2025, confirme son rôle de moteur de croissance nationale malgré un environnement international perturbé, marqué par les incertitudes des politiques commerciales américaines et les tensions géopolitiques persistantes en Ukraine et au Moyen-Orient. Selon l'étude détaillée intitulée «Secteur bancaire marocain», publiée ce lundi 22 décembre par le département Analyse et Recherche de M.S.IN Société de Bourse, le Royaume devrait enregistrer une progression de son PIB de 5% en 2025. Ce dynamisme est le fruit d'une double performance : d'une part, le rebond de 5% de la valeur ajoutée agricole après un recul de 4,7% en 2024 et, d'autre part, la vigueur des activités non agricoles qui devraient croître de 5% en 2025, portées par les grands chantiers d'infrastructures et les projets de transition énergétique. Cette accélération économique est soutenue par une gestion monétaire proactive de Bank AlMaghrib qui, en abaissant son taux directeur à 2,25% en mars 2025, a injecté les liquidités nécessaires pour stimuler l'investissement productif.

Un secteur bancaire robuste et dynamique...
Dans ce contexte de relance, le secteur bancaire marocain fait preuve d'une robustesse structurelle impressionnante. Les dépôts bancaires ont franchi le seuil des 1.299 milliards de dirhams à fin octobre 2025, affichant un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 4,8% depuis 2015. Cette dynamique bénéficie notamment des retombées de l'amnistie fiscale de 2024 qui a entraîné une entrée significative de liquidités dans le système. En parallèle, l'encours des crédits a progressé pour s'établir à 1.188 milliards de dirhams. Bien que l'année 2024 ait été marquée par un coût du risque culminant à plus de 13 milliards de dirhams en raison de provisions sur des créances sensibles, les analystes de M.S.IN notent une amélioration significative de la qualité des actifs au cours de l'année 2025.
L'étude de M.S.IN porte un regard particulièrement attentif sur Attijariwafa bank, dont les indicateurs financiers témoignent d'une santé de fer. À fin septembre 2025, le groupe a affiché un Produit Net Bancaire (PNB) consolidé de 26,3 milliards de dirhams, en croissance de 4,7%, tandis que son résultat net part du groupe (RNPG) a bondi de 14,9% pour atteindre 8,27 milliards de dirhams. Malgré cette performance éclatante, M.S.IN maintient la recommandation de «Conserver» sur le titre, avec un cours cible de 823 MAD. Les analystes justifient cette position par une valorisation boursière qui offre un potentiel limité de 8,3%, tout en soulignant que son réseau de plus de 7.000 agences et sa forte présence panafricaine demeurent des atouts stratégiques majeurs pour les années à venir.
De son côté, la Banque Centrale Populaire (BCP) se distingue comme une opportunité d'investissement majeure avec une recommandation d'«Acheter» et un cours cible de 355 MAD, représentant un potentiel de hausse de 22,5%. Le groupe a su optimiser sa structure de coûts, voyant son coût du risque chuter de 16,44% à fin septembre 2025, ce qui a permis de porter son bénéfice net à 4,28 milliards de dirhams. L'étude de M.S.IN met en avant le succès de sa filiale Al Yousr dans le secteur de la finance participative, ainsi que la croissance continue de ses revenus de marché qui ont progressé de 4,61% sur la même période.

...et prêt à soutenir les ambitions du Maroc
En définitive, l'analyse menée par la société de bourse M.S.IN souligne que le système financier national est désormais un moteur de stabilité incontournable pour le Royaume. Malgré les turbulences d'un marché mondial incertain, les banques marocaines ont su démontrer une capacité d'adaptation exceptionnelle en transformant les défis prudentiels en opportunités de croissance. La synergie entre une politique monétaire agile, marquée par la baisse du taux directeur de Bank Al-Maghrib à 2,25%, et une stratégie bancaire résolument tournée vers l'avenir, dessine les contours d'un secteur prêt à soutenir les ambitions du Maroc à l'horizon 2030. L'assainissement progressif des bilans, après un cycle de provisionnement intensif en 2024, permet aujourd'hui à des leaders comme Attijariwafa bank et la Banque Centrale Populaire de dégager des capacités de financement majeures pour les infrastructures énergétiques et sportives du pays.
Par ailleurs, l'ancrage panafricain de ces institutions leur offre un relais de croissance stratégique face au désengagement de certains acteurs européens du continent, renforçant ainsi la souveraineté financière régionale. Au-delà des indicateurs de rentabilité boursière, l'étude suggère que la réussite future du secteur reposera sur sa capacité à intégrer durablement l'innovation digitale et la finance participative. Pour les investisseurs, cette période de transition se traduit par une visibilité accrue sur les rendements, avec des dividendes prévisionnels solides qui confirment la maturité des modèles économiques adoptés. Le secteur bancaire marocain ne se contente donc plus de suivre la croissance nationale, il l'anticipe et la structure, s'imposant comme le pilier central de l'émergence économique du Royaume pour la décennie à venir.

A. CHANNAJE
Bank Al-Maghrib : Taux directeur à 2% en 2026 ?
Bank Al-Maghrib a choisi de maintenir son taux directeur à 2,25% lors de sa dernière réunion de l'année, confirmant ainsi une approche mesurée face à une croissance économique robuste. Cette décision, largement anticipée par les investisseurs, vise à s'assurer que les interventions de la banque centrale profitent pleinement à l'économie réelle, les taux débiteurs appliqués par les banques n'ayant baissé que de 58 points de base, selon l'étude d'Attijari Global Research publiée en décembre 2025.
Dans ce contexte, le Maroc affiche une santé économique solide, avec une croissance de 5% en 2025, portée notamment par une demande intérieure dynamique et un effort d'investissement public et privé sans précédent. L'économie bénéficie ainsi d'un climat des affaires favorable et d'une confiance renforcée des acteurs économiques. Les secteurs clés, tels que l'agriculture, l'industrie et les services, contribuent tous à cette croissance, malgré les défis climatiques et les incertitudes géopolitiques mondiales.
En effet, l'inflation est maîtrisée, à 0,1% en octobre 2025, et les prévisions d'inflation annuelle ont été révisées à 0,8%, offrant ainsi une marge de manœuvre à la politique monétaire. Cette situation favorable est le résultat d'une gestion rigoureuse des prix et d'une politique monétaire proactive.
Ainsi, un nouvel assouplissement monétaire est attendu en 2026, avec un potentiel recul du taux directeur à 2%, pour soutenir les grands projets structurants et financer la transition énergétique et les infrastructures de la Coupe du Monde 2030.
Les investissements dans les énergies renouvelables, les infrastructures de transport et les projets de développement durable devraient ainsi bénéficier de conditions de financement plus favorables. En définitive, le Maroc s'apprête ainsi à aborder l'année prochaine avec une résilience confirmée et une ambition de croissance renouvelée, dans un contexte international incertain.


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