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Les enseignements du Printemps arabe
Dépasser les contingences politiques et lever les obstacles à l'intégration
Publié dans L'opinion le 06 - 06 - 2012

L'Afrique du Nord a été le théâtre, en 2011, d'un vaste mouvement populaire suscité par l'absence de démocratie et l'ignorance des droits de l'homme dans les plupart des pays de cette région, la mauvaise gouvernance, la corruption dans les instances de l'Etat, ainsi que par les frustrations des engendrées par ces situations. Ce mouvement a soulevé à ses plus hauts niveaux la contestation générale où ses forces ont paralysé les institutions et emporté plusieurs régimes en place.
Les origines et les objectifs exprimés par ce mouvement qui s'est transformé en Printemps arabe étant quasi-semblables dans la plupart de ces pays, les revendications y ont porté sur les transformations qui s'imposent et le changement radical des régimes qui y ont été effectivement déchus.
En Afrique du Nord, le Maroc s'est distingué de la plupart des pays de cette région par les réformes politiques, économiques et sociales qu'il avait engagé depuis longtemps et qu'il a renforcées, au cours de la dernière décennie, par d'autres réformes qui ont porté sur la démocratie, la gouvernance, la justice, les droits de l'homme et qui ont été consacrées, dans le cours des évènements contestataires qui eurent également lieux dans ce pays, par la mise en place d'un cadre constitutionnel profondément rénové, instituant un régime de démocratie parlementaire. Des élections eurent lieu et un gouvernement et un parlement issus de ces consultations furent mis en place.
Le Maroc est en train de mettre en œuvre les dispositions de la nouvelle constitution relatives aux volets politiques, sociaux et économiques qui viennent pallier et corriger les défaillances, dysfonctionnement et faiblesses qui ont fait l'objets de contestations. Ce sont ces défaillances et dysfonctionnements qui ont marqué en particulier la gestion des affaires publiques et la gouvernance économique qui ont été à l'origines des déficits et blocages économiques qui ont conduit aux exclusions du marché du travail et d'autres espaces de vie d'une large partie de la jeunesse marocaine.
Les Maroc poursuit la mise en œuvre de la régionalisation avancée, de la décentralisation des dépenses publiques, de la rationalisation des celles-ci, de la protection sociale et du ciblage de la pauvreté, parallèlement au lancement des grands chantiers et à la mise en oeuvre des contrats-programmes avec le secteur privé.
Le Maroc, au même titre que les pays de la région d'Afrique du Nord, est confronté à des nombreux défis, dont la croissance inégalitaire et sans création d'emplois qui laisse sur les bords de son sentier étroit de nombreux exclus, en majorité des jeunes
Le Printemps arabe a dévoilé des situations différentes d'un pays à l'autre en Afrique du Nord , nées de l'importance de leurs richesses naturelles, de leurs potentialités, de la gestion de celles-ci, des particularités de leurs économies et des transformation des structures de celles-ci, de l'existence d'un secteur privé et de sa place dans l'économie, ainsi que des système de gouvernance et des politiques économiques mises en place.
Le Printemps arabe a dévoilé les faiblesses de ces politiques économiques qui ont induit une croissance insuffisante et sans création d'emplois et engendré des frustrations. Il découvre leur impertinence, voire l'irresponsabilité qui ont sacrifié les droits, les intérêts des peuples et les conditions objectives du développement à leurs visions erronées et à leurs calculs étroits.
La nouvelle ère introduite par ce mouvement marque une rupture avec le passé et les pratiques politiques autoritaires et anti-démocratiques qui ont exclu la majeure partie de la population de toute participation active à la gestion des affaires publiques, abouti à d'autres formes d'exclusions et à des inégalités économiques et sociales et entretenu les abus et la corruption.
Le Printemps arabe est porteur de plusieurs enseignements, dont le premier est que les choses ne seront plus comme avant, que les régimes doivent compter avec leurs peuples, les servir et être comptables envers eux. Il enseigne que le cadre naturel et les conditions de l'exercice politique et du développement économique et social sont la démocratie réelle, la participation active des citoyens à la gestion des affaires publiques et leur inclusion économique et sociale.
Le Printemps arabe a rejeté les régimes autoritaires et anti-démocratiques en place en Afrique du Nord, ainsi que les artifices qu'ils mettent en œuvre pour tenter de légitimer leur existence et perdurer au pouvoir.
Les conceptions et les pratiques politiques doivent changer radicalement et se hisser aux niveaux élevés de maturité et de responsabilité qu'imposent les règles de l'Etat de droit, de la démocratie et du respect des droits de l'homme et sa dignité. Elles doivent se soustraire aux poids, aux contraintes, et aux analyses impertinentes et étriquées qui les façonnent, rompre avec les pratiques d'un temps révolu et céder la place à des politiques élaborées et pertinentes qui se focalisent sur les conditions à mettre en oeuvre en vue d'instaurer la démocratie, développer sa pratique réelle et réaliser le développement humain et la promotion politique, économique et sociale du citoyen.
Le printemps arabe porte le message fondamental que les pouvoirs en place dans les pays d'Afrique du Nord doivent prendre en considération la donne fondamentale et incontournable relative à la masse des jeunes qui constitue la majeure partie de la population de ces pays qui a été exclue du processus du développement sans bénéficier de ses droits politiques, économiques e sociaux et sans la moindre chance d'intégration dans les marchés du travail, du logement et dans d'autres espaces de vie.
Les articles que nous présentons ci-après sont extraits du très récent rapport de la Banque Africaine de Développement intitulé « Groupe BAD en Afrique du Nord 2012 » qui dresse un état des lieux de la situation économique dans les six pays de cette région ; Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Egypte, juste au lendemain du Printemps arabe. Les observations de la BAD rejoignent la plupart des analyses à propos de ces pays.
Dans son rapport, la BAD met en relief la nécessaire intégration des pays d'Afrique du Nord qui leur offrirait de meilleures opportunités de croissance.
Nous éclairons les remarques faites par la BAD à propos du Maroc et de l'intégration régionale par un extrait du message que S. M. le Roi Mohammed VI vient d'adresser aux assemblées annuelles du groupe BAD, tenues du 29 mai au 1er juin 2012 à Arusha, en Tanzanie.
« Les pays africains sont ainsi appelés, plus que jamais, à mettre à niveau leur capital humain, à poursuivre leurs réformes structurelles et à mettre en place des politiques économiques et sociales appropriées, favorables à l'investissement, à l'emploi et ‡ la croissance inclusive.
(…)
Enfin, convaincu de l'inopportunité de la fragmentation politique et économique du Continent, le Maroc a toujours oeuvré en faveur de l'intégration économique régionale en Afrique, une option plus qu'évidente à un moment où la tendance mondiale est aux regroupements régionaux et au développement de grandes zones d'échange et d'activité. A cet égard, le Royaume du Maroc demeure disposé à appuyer toute initiative que la BAD pourrait utilement prendre en vue de donner corps aux dynamiques d'intégration économique régionale. Nous sommes convaincus que le potentiel économique de notre Continent sera plus grand et sa portée plus large si les relations intra-africaines parviennent à s'approfondir, aux plans des échanges, des communications et des investissements communs, notamment dans le cadre d'ensembles sous-régionaux volontaristes et effectifs.


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