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Pour une renaissance islamique
Les mouvements réformistes dans l'Islam en Inde
Publié dans L'opinion le 21 - 09 - 2012

Dans le temps même où le modernisme de Sir Saiyid prenait consistance et étendait son audience, une nouvelle secte se formait, celle des Ahmadiya, qui devait son nom à son fondateur, Mirza Ghulâm Ahmad. (Voir sur Dr James T. Addisson, The Ahmadiya movement and its western propagand, dans Harvard Théological Review, XXII, 1929 – H.A – Walter, The Ahmadiya Movement, Londres, 1918 – W. Cantwell Smith. EI2.310-312 (avec abondante bibliographie).
Né vers 1839, dans la petite ville de Qâdiyân, dans le Pendjab, Ghulâm Ahmad annonçait publiquement, en mars 1889, qu'il avait reçu de Dieu l'autorisation de se faire prêter serment d'allégeance pas ses disciples et, en 1891, déclarait solennellement que l'on devait voir en lui le mahdi des Musulmans et le messie des Chrétiens. Il exposa ses idées dans de nombreux ouvrages en persan, en arabe et en urdu, qui mériteraient de faire l'objet d'une étude de systématique et dont le plus important paraît avoir été son traité sur les enseignements de l'Islam.
Ces doctrines, fortement marquées par leurs emprunts au soufisme et au modernisme d'inspiration occidentale, constituent un ensemble fort éclectique, parfois quelque peu déconcertant, mais d'un spiritualisme et d'un idéalisme qui contribuent à expliquer le succès qu'elles connurent en de nombreux milieux.
A la mort de Mirza Ahmad en 1908, les Ahmadiya eurent pour chef, avec le titre de Khalifa, Mulawî Nour Al Dîne, dont l'autorité ne paraît pas avoir été, au début tout au moins, contestée, mais dont la mort, en 1914, entraîna un schisme ouvert dans la communauté. Tandis que les Almadiya de Qâdiyân continuaient de considérer Mirza Ahmad comme un véritable prophète, ceux de Lahore, qui constituèrent une minorité, se bornaient à voir en lui un simple réformateur.
Il semble aussi que des raisons d'ordre politique aient accentué la cassure, les Ahmadîya de Qâdiyân – les Qadiyanîya – s'accommodant plus aisément de la domination britannique que ceux de Lahore qui n'étaient pas insensibles à l'appel du nationalisme indien.
Mirza Mahmoud Ahmad (m. 1954), qui prit la direction des Ahmadîya de Qâdiwân, a exposé la doctrine de la secte dans de nombreux ouvrages écrits en anglais. D'autres membres de la communauté ont aussi laissé des œuvres importantes et variées ; la communauté publia encore un certain nombre de périodiques non seulement dans l'Inde et au Pakistan, mais encore en Europe et aux Etats-Unis. Tout cette abondante littérature mériterait d'être méthodiquement inventoriée et analysée.
La même remarque s'applique au groupe de Lahore, plus réduit en nombre, mais qui déploya une grande activité dans son zèle missionnaire. Son chef, Moulana Mohammad ‘Ali (m. 1951), fut un auteur fécond à qui l'on doit une traduction anglaise du Coran et qui publia, en anglais et en urdu, divers ouvrages sur le Prophète et les enseignements de l'Islam.
La secte des Ahmadîya cependant, aussi bien celle de Qâdiyân que celle de Lahore, a inspiré une abondante littérature polémique qui a eu son écho juste dans la revue de l'université d'Al Azhar. L'Islam sunnite a été, à leur endroit, fort sévère.
On les exclut de la communauté en leur faisant grief de leur prophétologie et de leur christologie ; on les accuse d'attaquer ouvertement les docteurs de la Loi et, parfois aussi, de se faire les complices, voir les agents, de l'impérialisme britannique ou, pour le moins, de préférer les Anglais aux Musulmans.
On les tient, tant au spirituel qu'au temporel, pour tout aussi dangereux que les Bahâ'iya, dont le mouvement avait pris son départ en milieu chiite (voir – 67 Nûr al-Islam, III, 447 – 463 et IV, 517 et 110-119).
(A suivre)


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