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Le crépuscule du basket-ball national !
Publié dans L'opinion le 26 - 11 - 2012

Jamais deux sans trois, et ce, après l'ajournement et pour la troisième fois de l'assemblée générale extraordinaire statuaire, qui devait avoir lieu hier, dimanche 25 novembre 2012, au siège de la Fédération Royale Marocaine de Basket-ball sis au complexe sportif Prince Moulay Abdallah à Rabat.
Après ce nouveau report de l'assemblée générale extraordinaire statutaire, autant de questions se posent autour de l'institution fédérale.
Et la première qui vient à l'esprit : Comment peut-on inviter les présidents des clubs et ligues, les médias, les gens du ministère de tutelle, ceux du CNOM, les autorités, etc. pour dire ensuite que ladite assemblée est reportée à plus tard ? Sachant au départ et pertinemment que les associations et ligues dûment affiliés à la fédé, pour prendre aux travaux de l'assemblée générale extraordinaire statutaire et élective, auparavant, doivent renouveler leur dossier administratif et juridique au titre de la saison sportive 2012-2013. C'est bien que les gens de la Fédé veulent instaurer lors des deux assemblées (statutaire et élective) de la transparence sur le plan juridique et administratif. Mais, charité bien ordonnée commence par soi-même.
Alors à quoi joue-t-on donc du côté de la Fédération Royale Marocaine de Basket-ball ?
On espère qu'à la fédé on ne cherche pas de jouer à Tom et Jerry, puisque entre les deux et légendaires antagonistes des dessins animés les coups fourrés ne manquent pas.
Donc, dans un communiqué que nous avons reçu le vendredi 22 novembre 2012 à 15 heures 38 minutes, relatif au report, la fédé annonce : « Seules les associations et ligues dûment affiliées à la FRMBB, et ayant renouvelé leur dossier administratif et juridique au titre de la saison sportive 2012-2013 seront convoqués à participer à l'assemblée générale extraordinaire statutaire prévue pour le dimanche 9 décembre 2012 ». Fin de citation.
En conséquence avec ce nouveau report, le championnat du Maroc 2012-2013 qui devait prendre son envol le 1er décembre 2012, va être ajourné à nouveau, et dans le sillage l'assemblée générale élective prévue pour le 16 décembre 2012.
Subséquemment, avec ces multiples embrouilles la grosse balle orange non seulement est en train de cumuler les coups au moral, mais avec ce qui se trame dans les coulisses de la fédé, la famille de la grosse balle orange ne tardera pas à observer une minute de silence à la mémoire du basket-ball national.
Aujourd'hui, il faut aussi se rendre compte que la crise actuelle, et qu'on se le dise haut et court, ce n'est pas seulement pour un problème d'ordre juridique ou administratif, qu'on veut régler mais, aussi, un problème de personnes, qui au risque de la venue de X ou Y à la FRMBB, de se voir pousser vers la porte de sortie, mais le pire n'étant jamais sûr, alors de quoi a-t-on peur ? Pourquoi ne pas miser sur le retour d'un dialogue constructif, au retour du bon sens, le retour d'un fonctionnement plus sain du basket-ball national ?
Aujourd'hui, si on diagnostique la grosse balle orange nationale, il n'y a pas à pavoiser, manque de cohérence, d'objectifs, de directives, peu de concertation avec les clubs, manque de concertations entre les différentes commissions de la fédé et les ligues, médiatisations insuffisantes, rôle du staff technique national mal défini, une équipe nationale en vadrouille, le basket-ball féminin en détresse, difficulté de transmission des informations, comment et à qui s'adresser, qu'on se le dise, devant tout ce big bazar de la grosse balle orange à grise mine.
Aujourd'hui, on est tous témoins d'une situation que le basket-ball national n'a jamais connue, et ce, depuis la création de la Fédération Royale Marocaine de Basket-ball en 1956. Jusqu'à présent, le ministère de tutelle n'a pas trop bougé, pour ne pas dire rester en observateur devant la crise qui secoue le basket-ball national, donc, il est temps pour qu'il sorte de son silence, pour ne dire prendre le taureau par les cornes, l'image du basket-ball est désastreuse, et son éthique bafouée. Et puis, avec les coups fourrés perpétrés, on n'est pas sûr que le 9 décembre 2012, l'assemblée générale extraordinaire statuaire aura lieu.
Demain, on va voir si le ministère de tutelle a vraiment compris l'urgence de la situation, enterrer la hache de guerre entre les opposants, afin que le climat s'améliore. Autrement dit, il serait vraiment difficile pour se donner de nouvelles raisons pour espérer à un retour à la sérénité, et place à la grisaille. Une vraie offense pour le basket-ball en particulier et le sport national en général.
Et c'est vraiment dommage de voir ainsi le sport des intellectuels accéder au stade de la discorde, et de manière subite, l'amitié se disloquer, alors que le sport n'est qu'un jeu où l'on vient pour se divertir.


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