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Télégramme
Publié dans L'opinion le 11 - 10 - 2013

La ville va se vider comme une coquille de Oualidia. Des épiciers vont fermer durant 10, 15 jours, laissant des clients en panne, courant de rue en rue pour trouver un moul hanoute qui ne s'est pas attardé à Imintanout, un bekal sur boîte vocale. L'Aïd El Kébir, c'est aussi ça. Des rues désertes quand la brave bête à laquelle se sont habitués les enfants – quelle idée de l'acheter une semaine avant le sacrifice ! – est découpée en morceaux le jour même de la fête, alors qu'autrefois on attendait le deuxième jour pour secouer les voisins de l'immeuble, pour passer au tafsil f'tabssil.
Durant une semaine, quand ce n'est pas plus, le petit commerce affichera fermé, tandis que les grandes surfaces qui travaillent les jours fériés - adieu Faria, on t'aimait bien par rapport à Tintin et à ses protecteurs manipulateurs – et même le 1er mai, vont profiter de la manne pendant que les autres seront en panne.
Dilemme à Hay Salam et dans bien des quartiers où même les gardiens de nuit – pas les gardiens de la paix, heureusement -partiront au bled, ne laissant derrière eux aucune permanence. Idem pour les gardiens du jour qui iront faire un tour dans leur patelin.
L'Aïd est devenu de nos jours sacré autant que la nuit sacrée. Alors qu'hier encore, les fermetures ne dépassaient pas 2 ou 3 jours.
Explications multiples, vous dira un anthropologue qui mettra l'accent sur le temps des loisirs qui s'est amplifié depuis l'instauration du week-end inconnu dans les mœurs. stop.
A Béni Bouifrah, dans cette partie du Nord, de toute beauté où l'on se régale avec les amandes et la romana qui prend la relève de la hendiya, qui n'a pas encore inspiré la Romanov qui fait rigoler avec les textes des auteurs du rire, un médecin a dû quitter la région parce que des autochtones n'appréciaient pas de le voir en short, dans une localité où les femmes vivent en vase clos, loin des hommes.
A Rabat, le port du short n'était pas du goût de tout le monde. Cependant, des hommes avaient défié le qu'en - dira-t-on. Le premier qui se promenait en vélo avant la mode écolo qui réunit Annie et Zahra, une fois dans l'année entre l'Agdal et l'avenue de la Victoire, dont Basri voulait en faire des Champs Elysées avec Bab Er-Rouah, à la place de la tombe du soldat inconnu, était un prof de maths au lycée Moulay Youssef, Thami de son vrai nom. Le second était un piéton invétéré de l'Akkari qui faisait de longues marches, en short couleur kaki, à une époque où les hommes qui montrent aujourd'hui leurs genoux n'osaient pas copier leurs enfants. Ouhia, de son vrai nom, fut moderne avant la lettre.
Enfin, il y avait Houta d'El Gza qui coupait le pantalon, que des mohcinine lui remettaient, à la hauteur du genou justement. Ce qui faisait dire au chanteur Bill Boo que Houta avait inventé le bermuda, histoire de nous faire rire. stop.
Benkirane f'tirane n'a pas encore chanté Bob Dylan depuis qu'on lui a parlé de perspectives de reprise pour le second semestre de l'année. Mais on ne lui a pas précisé que l'amélioration des indicateurs macro-économiques cache bien des disparités.
Il aura beau tirer son épingle du jeu en affichant les bilans du second semestre, il y a des chiffres implacables, difficiles à ranger dans les placards. stop.
Ayouch, le père fouettard qui donne des leçons à ceux qui se réveillent tard, nous dit qu'en matière d'informatique, il faut placer des ordinateurs dans les écoles comme en Turquie. Mais le pays d'Ataturk est une puissance émergente qui a les moyens d'offrir des ordis aux élèves d'Istanbul qui ne risquent pas de perdre la boule et aux collégiens d'Izmir qui ne vont pas dormir quand toute la planète se branche, de Villeneuve à Terre-Neuve.
Au Maroc, Si Ayouch qui conduit sa jag sans babouches, si les grosses boîtes ne font pas un geste, les classes ne verront jamais la couleur d'un PC au collège Omar Khayam ou à El Malki, le mal-aimé des établissements de la ville. Avant de dire : faisons comme tel ou tel pays, il faut se situer et situer les niveaux des uns et des autres. stop.
«Une croissance déséquilibrée », c'est le constat que vient de dresser la banque d'affaires et d'investissement française, BNP Paribas, dans une note sur l'évolution de la situation économique du Maroc. «Après deux années particulièrement délicates, l'économie marocaine va bénéficier d'une campagne agricole exceptionnelle », lit-on dans le document, qui prévient toutefois que « cela ne doit pas masquer le net ralentissement des activités non agricoles, en raison de la crise européenne ».
Paribas qui a un pied ici et un autre là-bas devrait cesser de brandir la menace de la crise européenne qui n'est valable que pour les pays en développement, mais pas pour le vieux continent où la crise s'est atténuée. Il y aurait donc deux manières d'aborder les conjonctures. Si la crise en Europe s'estompe – à lire le journal « Le Monde » - les pays du Sud ne vont pas continuer à boire la tasse. stop.
Un reportage du canard à l'orange qui se veut à la page titre « Vivre sans eau à Amizmiz, sans eau à une vingtaine de kilomètres de Marrakech ». Alors qu'il y a des gens qui vivent à Sidi Youssef Ben Ali en pleine ville ocre, couleur copiée à Rabat, ville blanche, sans l'eau courante ou dormante. Pas même un puits pour arroser la dahlia.
Il faut savoir que partout, y compris dans la capitale, des veuves ou des retraités vivent sans eau, dans une arrière - cour ou sur une terrasse qui donne sur un quartier plein de terrasses de cafés dignes de Montparnasse. Sans le comportement d'un bienfaiteur, bien des robinets seraient condamnés à perpète. stop.
Le wali comme le maire qui avait tant à faire durant le congrès des décideurs devraient prendre le temps pour marcher à pied, pour voir que l'herbe – pas le chit, l'herbe sauvage – pousse entre les carreaux sur les trottoirs, ce qui donne une impression de négligé dans une ville où on se contente de badigeonner, quand un événement de taille est annoncé. Une promenade à pied donnera des idées à nos élus et à nos décideurs qui n'ont pas d'idées farfelues, jusqu'à preuve du contraire. stop.
Des cours de théâtre pour les futurs médecins de Montpellier, dans le Sud de la France où se sont installés des anciens du Maroc qui rêvaient d'un nouvel Eden Rock.
High-tech, protocole, gestion des risques ou biomarqueurs sont les mots de la médecine moderne. Le doyen de la Faculté de Médecine de Montpellier, Jacques Bringer, les prononce avec une certaine inquiétude : «Nous ne pouvons pas ne pas voir le risque que nous prenons. Des étudiants compétents, experts sur les technologies, mais qui ne sont plus familiarisés avec les autres marqueurs : la présence, le niveau de la voix, le choix des mots».
Au Maroc, on voit bien Fatima Regragui ou Touria Jabrane, si Ouzri n'y voit pas d'inconvénient, prendre le chemin de la Fac, pour enseigner leur savoir-faire. Un futur médecin doit apprendre comment opérer un malade, mais il doit aussi se familiariser avec l'opéra et le langage, qui échappe à des toubibs, comme disaient les roumis, to be or not to be, qui ne connaissent que des mots techniques. stop.
Les hassrafas et les hassrafates à moitié aârifates, ces lèches bottes signées, se sont retrouvés sur la dèche, depuis que les immigrés qui donnent de leur plein gré des cadeaux sans la sarifa, ont rejoint Joinville, Munich ou Zurich. Les hassrafas n'ont pas lâché les immigrés d'une semelle, allant jusqu'à décider qui boira un coup et qui prendra un coup. A tel point que le pauvre immigré, ne sachant où se mettre, laisse le hasraf décider qui boira dans le ghoraf ou dans casse el belar, chantait Fathallah Lamghari. stop.
Bonne fête. Rendez-vous après le festin.


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