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Le Roman « Saga Douib » au théâtre national Mohammed V : « Un triomphe à la Patrie en premier et dernier lieu », témoigne l'écrivain Habib Daïmrabbi, secrétaire adjoint de l'Union des Ecrivain du Maroc
Publié dans L'opinion le 13 - 12 - 2013

Le roman « Saga Douib ou le crépuscule d'une princesse » et son écrivain Chouaïb Douib, ont été à l'honneur lundi 9 décembre 2013 au théâtre national Mohammed V de Rabat. Devant une élite d'hommes du monde de l'art et de la littérature, ce délicieux festin culturel a été magistralement animé par Habib Daaîmrabbi et Abdelhak Derif, respectivement secrétaire adjoint de l'Union des Ecrivains du Maroc, section d'El Jadida, et critique d'art. « Si Bouchaïb Bouaziz n'est pas mon ami pour que je fasse l'éloge de sa personne ou de son texte, mais il est mon ami pour que je dise à son sujet ce que je dis. Et il n'est pas que mon ami. Il est pour moi plus qu'un ami et c'est pour cela que je dis à son propos ce que je dis et répète. Si Bouchaïb est un homme et un écrivain et ce sont-là deux caractéristiques qui ne se rencontrent au même degré que rarement chez les amis et les écrivains. Il a grandi à El Jadida où il réside mais il reste bouazizi d'ascendance et de cœur (De là son choix d'emprunter la voix de l'un des enfants de Sebt Douib à Ouled Bouaziz : Chouaïb Douib est le pseudonyme sous la bannière de laquelle il est habitué à s'abriter). Il est le témoin complice d'une Histoire qui commence à diverger mais il dispose encore de ce qu'il conserve enfoui sous les côtes et dans la mémoire. Il le rappelle oralement et par écrit comme s'il datait de la veille, avec tout ce qu'il faut de détails, de saveurs, d'odeurs et de couleurs. Ainsi lorsqu'il écrit, il ne le fait pas pour combler le vide du troisième âge, mais pour dire à l'instar de Pablo Neruda : « Je confesse que j'ai vécu ».
Il est le lutteur de classe dans la tribu de la langue à la manière taoïste, comme son concitoyen Abdelkebir Khatibi. En effet, il a combattu sur deux fronts : celui de l'ex-soldat et celui de l'ex- professeur, sachant que ces deux qualités ne sont jamais retirées à celui qui a mené le combat et continue à le faire dignement dans les deux cas. Si Bouaziz était ainsi et plus. Il a défendu sa patrie en tant que militaire et a formé en éducation physique des générations d'aujourd'hui et de demain. Et le voici qui poursuit le parcours à travers l'écriture et la créativité dans des récits interminables et des contes mêlant faits réels et fictions : Mirages, Mirages..., avec les guerres sanglantes qui nous rappellent les invasions des cavaliers dans l'Ouest américain et les tactiques des indigènes qui essaient de contenir les envahisseurs à travers une résistance passive (une non résistance). Car, quand tu n'opposes pas de résistance, tu perturbes les manœuvres de l'ennemi et lui arrache une victoire qu'il ne mérite pas. Les héros de Si Bouchaïb portent des patronymes et des sobriquets du terroir qui suscitent le rire comme le sien à peu près.
Mais en réalité, autant Si Bouchaïb raconte des événements dont certaines n'ont pas eu lieu ou ont été soumis à des modifications dictées par les techniques d'écriture, autant il propose un discours qui refuse de s'arrêter à mi-chemin ou dans les coins obscurs comme euphémisme des demi vérités. Il triomphe à la patrie en premier et en dernier lieu, sans parler des valeurs intrinsèques du bien et du beau. De ce fait, si Bouchaïb a tendance à être sincère dans les positions, les sentiments et l'écriture bien sûr. Et quand il discute, ou fraternise ou écrit, il ne cède pas dans les questions de principe. Il le fait avec l'ardeur d'un enfant et l'envie d'un écrivain chevronné et cultivé. Surtout qu'à côté de son expérience de vie fertile, il est un bon lecteur des littératures mondiales sublimes, que tente l'Histoire autant que la créativité. Aussi est-il enclin à ratisser les cendres de l'histoire dans l'Histoire contemporaine d'El Jadida et ses alentours pour les ressusciter en braises ardentes et les transformer en romans fleuves repérant les mutations et les destins selon des modes et des styles qui restent sa marque déposée particulière. Par conséquent, en rendant hommage à cet homme, nous fêtons la créativité sincère et belle ainsi que le créateur authentique et originel »
M. Abdelhak Derif a pour sa part indiqué lors de son témoignage, que Bouaziz Bouchaib, alias Chouaïb Douib, ou vice versa, a publié deux romans : Mirages puis Saga Douib ou le Crépuscule d'une princesse. Si le premier retrace la vie d'un homme, Brin de paille, qui n'a cessé de subir les affres de la douleur et de l'humiliation au sein d'un entourage hostile, voire dépravé, le second raconte en treize chapitres étalés sur 196 pages la tragédie humaine d'une femme au courage surhumain, Athar, qui, après avoir vécu dans le faste et la gloire se voit condamnée, vers la fin de son existence, à endurer stoïquement l'ingratitude des siens et les tourments dus aux vicissitudes que celle-ci engendre. Cette dame, qualifiée de « princesse » et d' « amazone », avait mené dans sa jeunesse, selon les propres termes du narrateur principal du roman, de rudes batailles contre l'oppression et le despotisme ». Cependant, pour raconter les péripéties de cette lutte, le narrateur principal, celui du récit cadre, fait appel à un conteur, qui exerce le métier de meddah et qui réfère à une personne ayant existé réellement dans l'univers mazaganais (par référence à Mazagan, ancien nom d'El Jadida) à l'époque des événements relatés. Ce choix pourrait s'expliquer par le caractère mythique que revêt l'histoire d'Athar. Ainsi va donc s'opérer une démarcation entre une réalité plus ou moins romancée, axée sur des faits susceptibles d'être authentifiés, et une légende plus ou moins réaliste, située dans des lieux authentiques et bâtie sur la base de conflits vraisemblables....
D'autres particularités et choix narratifs pourraient être dégagés à la lecture de ce roman captivant. Je laisserai au lecteur l'initiative et le plaisir de les découvrir et d'en apprécier l'originalité et la pertinence... ».
La présentation des ouvrages « mirage » et « Saga Douib ou le crépuscule d'une princesse » s'est clôturée en apothéose par un débat pertinent animé par l'assistance, la cérémonie de signature des ouvrages et les photos souvenirs prises par le public avec l'auteur Chouïb Douib


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