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L'indexation des prix du fuel industriel et la filière sucrière : Des mesures urgentes « s'imposent »
Publié dans L'opinion le 11 - 04 - 2014

L'impact important de l'indexation des prix du fuel industriel nécessite des mesures urgentes d'accompagnement pour sauvegarder l'équilibre économique global de la filière sucrière, a indiqué, mercredi à Rabat, le président de la Fédération interprofessionnelle marocaine du sucre (Fimasucre), Mohamed Fikrat. "L'augmentation du prix du fuel intervenue en juin 2012, conjuguée à l'indexation des prix du fuel industriel avec une hausse globale de plus de 2.000 dirhams /tonne de fuel, affectent l'équilibre économique de la filière et freinent les investissements programmés dans le contrat programme, ce qui nécessité des mesures urgentes d'accompagnement pour sauvegarder l'équilibre global de la filière", a insisté M. Fikrat, qui intervenait lors d'une conférence sous le thème "R&D et innovation, leviers d'amélioration de la productivité de la filière sucrière". Dans ce cadre, le responsable a relevé que la R&D et l'innovation constituent les catalyseurs de la compétitivité de la filière sucrière au Maroc, en raison de la concurrence acharnée que connait ce secteur à l'échelle nationale et internationale.
M. Fikrat a, à cet égard, fait savoir que la fédération a créé un centre de recherche et développement des cultures sucrières, grâce à l'appui du ministère de l'Agriculture, qui vise la production des boutures certifiées au profit des producteurs et la réalisation d'un programme de recherche sur la betterave et la canne à sucre, outre la formation des agriculteurs et techniciens au niveau de la filière sucrière.
Le responsable a noté que la fédération, à travers Cosumar, alloue un budget annuel d'investissement de l'ordre de 30 millions de dirhams pour le développement de la mécanisation de la conduite des plantes sucrières.
Pour sa part, le directeur de développement des filières de production au ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime, Nabil Chaouki, a affirmé que la filière sucrière revêt une place stratégique, grâce à sa contribution dans la sécurité alimentaire du pays en matière de sucre, à la création d'emplois dans les domaines agricole et industriel, à l'émergence de pôles de développement régionaux, ainsi qu'à l'amélioration des revenus des agriculteurs et le développement de l'élevage laitier.
"Nous prévoyons atteindre une production qui dépasse les 500.000 tonnes de sucre raffiné cette année, contre 350.000 tonnes une année auparavant, en raison de l'augmentation des superficies emblavés en betterave à sucre qui ont passé de 35.000 ha durant la campagne 2012-2013 à 53.000 ha pour la campagne 2013-2014", a-t-il annoncé.
M. Chaouki a également rappelé que la campagne 2012-2013 a enregistré d'importantes performances agronomiques comparativement à la campagne précédente. En effet, le sucre a marqué une nette amélioration de 18 pc pour atteindre 9,7 T/ha contre 8,2 T/ha en 2011-2012, relevant que le revenu des agriculteurs a connu une augmentation de 26 pc pour la canne et la betterave à sucre.
Il a, par ailleurs, estimé que le raffinage du sucre brut importé représente "une réelle valeur ajoutée pour la filière, dans la mesure où il permet de compléter l'approvisionnement du marché de cette denrée".
Rappelant le contrat programme liant le gouvernement et Fimasucre, signé pour la période 2008-2013, visant à développer la filière sucrière et améliorer la part de la production locale, M. Chaouki a indiqué que les mesures engagées ont permis sur le plan agronomique d'améliorer la productivité des plantes sucrières et le revenu des producteurs.
Ainsi, ce contrat programme a permis d'augmenter les performances en terme de rendement et de richesse, en atteignant 9,5 tonnes de sucre à l'hectare contre 7,8 en 2006, grâce à la généralisation de l'utilisation de la semence monogerme à hauteur de 94 pc, au développement de la mécanisation des semis à plus de 87 pc et de la récolte de l'ordre de 13 pc pour la betterave à sucre et 37 pc pour la canne à sucre.
Sur le plan industriel, Cosumar a engagé un plan de mise à niveau pour un investissement consenti de plus de 5 milliards de dirhams (MMDH) et une contribution de 2 MMDH de l'Etat, portant sur l'augmentation des capacités de traitement des sucreries à 4 millions de tonnes par an, pour accompagner l'évolution de la production agricole, la modernisation des sucreries et de la raffinerie et la réduction drastique de la consommation énergétique.
Pour leur part, les programmes d'extension de la capacité d'optimisation et d'amélioration des performances ont permis d'atteindre une capacité industrielle de 1,65 million tonnes de sucre blanc par an, assurant une disponibilité dépassant les besoins de marché estimés à 1,2 millions tonnes de sucre par an.
Le responsable a souligné qu'une autre feuille de route à l'horizon 2020 a été mise en place par le gouvernement et la Fimasucre, afin d'intensifier les programmes de mise à niveau et de développer la filière sucrière.
Ce nouveau contrat programme prévoit d'étendre progressivement les superficies réalisées annuellement en cultures sucrières pour atteindre 105.700 ha, d'améliorer le rendement en sucre à l'hectare à 10,8 T/ha pour la betterave à sucre et 9,6 T/ha pour la canne à sucre, ainsi que d'augmenter le taux de couverture des besoins en sucre à partir de la production nationale pour atteindre 62 pc en 2020.
Cette rencontre, organisée par la Fimasucre et la Fédération nationale interprofessionnelle des semences et plants (FNIS), s'est assignée pour objectif de mettre le point sur l'importance de la recherche et développement dans le développement de la filière sucrière au Maroc
L'activité sucrière génère 2.000 emplois directs et 3.000 indirects dans l'industrie et 10 millions de journées de travail par an dans l'activité agricole et permet de garantir un revenu pour 80.000 exploitants agricoles de betteraves à sucre et de canne à sucre.


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