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Une chronique de Aziz Daouda : De la FIFA
Publié dans L'opinion le 24 - 05 - 2014

Dans quelques jours le football va s'accaparer des esprits et reléguera au second plan toute autre actualité.
C'est l'occasion malheureuse hélas de régler les comptes les plus sordides, sans pour autant attirer l'attention de qui que ce soit...ou du moins de la majorité...
La Syrie, l'Ukraine, le Mali, la Thaïlande, Boko Haram et le reste, ne feront pas la une pendant un peu plus d'un mois.
Une trêve d'information, en quelque sorte dédiée au football.
La coupe du monde est là à nos portes certes, mais cette fois ci ce n'est pas pareille, le promoteur FIFA et sa coupe du monde sont mis à mal.
FIFA fait semblant de résister mais accuse le coup. Quatre années durant, elle a été ébranlée par de multiples scandales: Corruption à répétition, suspicion de malversation en filigrane à chaque décision et tout récemment le mea culpa de son président qui qualifie d'erreur le mondial au Qatar.
À comprendre qu'il y a des régions du monde, des pays sur terre, des peuples et des civilisations, plus à même de recevoir le football que d'autres...
Ce sont cependant les contestations musclées du peuple brésilien qui dérangent, dangereusement, suite aux exigences démesurées imposées au pays, en vertu de l'extravagant et célébrissime cahier des charges FIFA. Elles sont dénoncées de manière inattendue par tout un peuple, qui les qualifie d'inappropriées.
Si les africains du Sud n'avaient pas osé, les Brésiliens eux se sont fait entendre.
Le peuple du football rouspète et FIFA minimise officiellement, cachant à peine son inquiétude.
La sérénité affichée par les patrons du football, n'est qu'une façade trahie tout de même par Platini qui demande aux Brésiliens de se calmer...
FIFA a tellement peur qu'elle pousse les autorités brésiliennes, fortement embarrassés, à prendre des mesures plutôt étonnantes, en vertu d'une loi d'exception à l'occasion du mondial, dite loi générale coupe du monde.
En vertu de cette loi on peut mettre un citoyen brésilien 40 ans en tôle, s'il venait à en enfreindre les dispositions.
L'Etat brésilien semble ainsi disparaître devant l'omnipotence de l'association FIFA.
Bonjour la dictature du football.
Et ce n'est pas tout. Depuis quelques mois et toujours pour assouvir les fantasmes FIFAtesques, l'Etat brésilien procède à un nettoyage social effrayant, qui consiste non pas à enrayer la pauvreté de 17 millions de brésiliens, mais à les faire disparaître du paysage.
170.000 hommes sont déployés pour cette sale besogne, dont 57.000 militaires.
Hallucinant, l'état fait la guerre à son peuple.
Les pauvres dérangent, l'état brésilien les cache et FIFA les discrimine par les tarifications des billets, les excluant proprement de la fête.
Eux qui étaient si fiers de leur Maracana, le regardent défiguré, leur échappant à jamais. Comme si le football que leur propose FIFA n'était plus celui qu'ils adulaient, celui qui faisait leur bonheur et leur fierté.
Et voilà donc le football coupé de ses bases naturelles. Lui qui est né dans les contrées les plus pauvres d'Angleterre est de plus en plus squatté par les riches et se produit dans l'asepsie totale.
Ce n'est plus un sport d'ouvriers, ce n'est plus l'exutoire des prolétaires, le spectacle des damnés. Il sert maintenant à défouler les nantis.
FIFA ne s'en tient pas qu'à cela. Les dégâts de son hégémonie dans l'impunité totale sont universels. Elle va jusqu'à priver des millions de citoyens du monde, du spectacle, en octroyant les droits de retransmission à des groupes puissants qui pratiquent le plus grave et le plus condamnable des monopoles.
De quel droit une chaîne du Moyen-Orient va t elle détenir les droits sur le territoire marocain à plus de 8h de vol?
Des états pourtant souverains, membres à part entière de l'ONU, se retrouvent sous des tutelles télévisuelles qu'ils n'ont jamais choisies. Où est donc passée la communauté internationale ?
Encore une fois, se sont les déshérités et les va nus pieds qui vont être privés de ce qui se veut être le second plus grand rassemblement universel, après les jeux olympiques.
Alors comment regarder et suivre ce mondial l›esprit lourd de tant de dérives hégémoniques?
Décidément on ne peut plus regarder le football comme avant.
A chaque fois que je vais voir un match de ce mondial, je vais inévitablement avoir une pensée pour ces jeunes des favélas, objet de la discrimination économique et culturelle imposée par FIFA et une autres pour ce jeune africain qui ne verra pas évoluer son équipe nationale qu›il a aidé à qualifier par ces cris et ses prières, tout simplement parce qu›il n›a pas assez d›argent à mettre dans les caisses FIFA.


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