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Examen du bilan à mi-mandat du gouvernement
Hamid Chabat :Bilan terne d'un gouvernement déboussolé : La stabilité n'est pas l'apanage de ce cabinet, au contraire !
Publié dans L'opinion le 23 - 07 - 2014

Intervenant au nom du groupe istiqlalien « Pour l'Unité et l'Egalitarisme » dans le cadre de la réponse au bilan d'étape présenté par le chef du gouvernement, le Secrétaire Général du Parti de l'Istiqlal, M. Hamid Chabat, a tout d'abord rendu hommage à la résistance du peuple palestinien face à l'agression sioniste qui a fait jusqu'à maintenant des centaines de martyrs et des milliers de blessés, et ce, au vu et au su de la communauté internationale, soulignant avec fierté l'initiative royale de l'octroi d'une aide humanitaire consistante.
Il a, ensuite, martelé que le chef du gouvernement qui ne cesse de ressasser la litanie sur un supposé rôle de son cabinet dans la stabilité du pays, chose qui est en fait due à une longue et responsable lutte des forces nationales démocratiques et de l'Institution monarchique, la stabilité étant une spécificité marocaine par excellence, le gouvernement Benkirane en est le résultat et non l'inverse.
« Votre discours, monsieur le chef du gouvernement, a-t-il asséné, est celui d'une personne qui n'est point en quête d'objectivité, ne connaît pas la langue de la transparence, votre discours est de quelqu'un que la vérité dérange, qui fait son image et se dérobe derrière le paravent de la stabilité.
(...) C'est un discours froid, sans chiffres ni indicateurs ni taux pour comparer les promesses et ce qui en a été réalisé (...). En fait, chose pitoyable, vous nous avez dispensé du débat sur le bilan de nombreux secteurs gouvernementaux, a indiqué le Secrétaire Général de l'Istiqlal, qui tance le chef du gouvernement de focaliser exclusivement sur les départements dirigés par des ministres issus du PDJ, ce qui dénote encore une fois de l'étroitesse de l'appartenance partisane de Benkirane qui opte pour le parti et la jamaâ au détriment de la patrie.
M. Chabat a également reproché à Benkirane d'avoir fait un bilan indigne de faire l'objet de débat par une institution constitutionnelle, de l'importance du parlement, et loin d'être conforme à l'article 101 de la Constitution. Stigmatisant au passage que l'intervention de M. Benkirane n'a intéressé que 5% de l'audimat. Ce qui illustre que les Marocains savent d'avance que vous n'avez aucun bilan à présenter digne de ce nom.
Un gouvernement tel le votre, a-t-il soutenu à l'adresse de Benkirane, ne peut être efficace. Car il souffre de fragilité, de manque de cohérence, et de son entêtement à persister dans l'erreur. Sans oublier l'inflation dans le nombre de ses membres, sachant qu'à l'Istiqlal nous avions réclamé en vain la réduction de ce nombre (...). Votre gouvernement consacre la mentalité de la tutelle sur la femme en ne comptant que des femmes ministres-déléguées auprès de ministres mâles ».
Le Secrétaire Général de l'Istiqlal n'a pas manqué de dénoncer le fait que le gouvernement œuvre dans l'absence de tout programme gouvernemental digne de ce nom, l'indiquant de gouvernement déboussolé comme en témoignent la lenteur de son rendement, la faiblesse de ses réalisations et l'incapacité à répondre aux aspirations des citoyens.
« Au cas où le chef de gouvernement, a-t-il indiqué, serait désireux de connaître l'impact du choc terrible que ressent le peuple marocain et de son immense déception de ce gouvernement, il n'a qu'à faire le point lui-même en comparant les grandes promesses qu'il avait faites aux piètres résultats présentés, conjugués à un discours froid fait de justifications et de demande d'excuses, autant que d'invitations des citoyens à plus, toujours plus de patience.
(...) Ce gouvernement a fait commerce des acquis sociaux, enjambé les lignes rouges et s'est transformé en souffleur d'augmentation des prix amenuisent fortement le pouvoir d'achat, finissant par abattre la tranquillité des citoyens ».
Et de reprocher au cabinet Benkirane d'avoir opté pour la politique de la sourde oreille aux revendications et doléances de des populations.
Pire dans son dédain, le gouvernement à été jusqu'à « ignorer » les deux mémorandum que lui a adressé le parti de l'Istiqlal dans une contribution pour aider à sortir de la crise, a poursuivi M. Chabat qui a souligné que les volte-face de son parti ne sont dictés que par un esprit nationaliste et par obligation morale.
Et Chabat de poursuivre que les Marocains ont opté pour l'édification dans le cadre de « la réforme dans la stabilité ». Seulement (s'adressant au chef du gouvernement), « vous avez zappé la réforme en vous étendant longuement sur la stabilité au point d'en faire le noyau de votre bilan. Pour la seule raison que vous évitez de reconnaître les processus de développement que vous avez gelés, de reconnaître les chantiers de réformes que cotre cabinet a annulés et dont la liste est longue. »
Stigmatisant toujours le bilan présenté par le chef du gouvernement, le SG de l'Istiqlal a reproché que ce bilan n'octroie aucune place au citoyen marocain opprimé, illustrant concrètement le fait que le citoyen n'a jouit d'aucune attention de la part de ce cabinet tant que ce citoyen n'est considéré que tremplin électoraliste.
Pour ce qui est du « bilan » proprement dit du gouvernement, M. Chabat n'a pas manqué de relever de nombreux amalgames.
D'abord le gouvernement s'accapare, illégitimement, comme siennes plusieurs réalisations et activités à l'actif de l'Institution royale.
Ensuite ce gouvernement à tendance à dévaloriser injustement les réalisations des précédents gouvernements.
Et enfin, ce gouvernement, a dénoncé M. Chabat se contente de brandir les (rares) rapports internationaux positifs sur le Maroc et d'occulter les autres rapports négatifs, mais qui peuvent contribuer à la rationalisation de l'action du gouvernement.
En conclusion le Secrétaire général du parti de l'Istiqlal a déploré que les méthodes de gestion de la chose publique et les mesures et initiatives prises par ce gouvernement ont eu impact négatif sur la situation des citoyens, sur les conditions des entreprises et sur le climat des investissements. Sans oublier les conséquences néfastes sur l'économie du pays.
Nous reviendrons plus en détail sur l'intervention de M. Hamid Chabat dans une prochaine édition.


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