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Prix Mo Ibrahim de la « bonne gouvernance »: Le président namibien au firmament
Publié dans L'opinion le 06 - 03 - 2015

Le président namibien sortant Hifikepunye Pohamba a reçu lundi le prix Mo Ibrahim 2014 de la « bonne gouvernance » en Afrique, prix le plus richement doté du monde avec 5 millions de dollars, n'ayant pas trouvé de lauréat depuis 2011. Les lauréats du prix, décerné en 2007 à titre honoraire à l'ex-président sud-africain Nelson Mandela, icône de la lutte anti-apartheid, reçoivent 5 millions de dollars, versés sur 10 ans, puis une allocation à vie annuelle de 200.000 dollars.
« Le comité a été marqué par la détermination du président Pohamba à conforter en priorité la cohésion et la réconciliation nationales, au moment où la Namibie abordait une phase décisive pour la consolidation de la démocratie et du développement social et économique », a déclaré Salim Ahmed Salim, président du Comité d'attribution du prix, en annonçant le lauréat à Nairobi. « Sa capacité à gagner la confiance et le soutien de son peuple est remarquable. Au cours de son mandat, il a fait preuve d'un leadership juste et avisé, tout en conservant constamment une profonde humilité », a-t-il ajouté.
Dans un communiqué diffusé par la présidence namibienne, M. Pohamba a dit « accepter cette récompense au nom du peuple namibien », sans « l'engagement pour la paix et la stabilité » duquel il n'aurait pas, dit-il, été distingué lundi. Le prix fondé par Mo Ibrahim, riche entrepreneur anglo-soudanais des télécommunications, récompense un ancien chef d'Etat ou de gouvernement d'un pays d'Afrique subsaharienne, qui a quitté ses fonctions au cours des trois dernières années, pour son travail dans l'intérêt du public ou son action caritative.
Hifikepunye Pohamba, élu président en 2004 puis en 2009, est encore en poste pour quelques semaines, jusqu'à la passation de pouvoir en mars à son successeur, Hage Geingob. M. Geingob, actuel Premier ministre, a été élu en décembre lors d'un scrutin auquel M. Pohamba, atteint par la limite du nombre de mandats, ne se représentait pas. Accordé pour la première fois en 2007 à l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano, puis en 2008 à l'ex-président botswanais Festus Gontebanye Mogae, le prix Mo Ibrahim n'avait pas été décerné en 2009 et 2010, le jury n'ayant pas trouvé de lauréat. Remis en 2011 à l'ancien président du Cap-Vert Pedro De Verona Rodrigues Pires, il n'avait de nouveau plus été décerné depuis.
Si les élections sont davantage la norme qu'autrefois sur le continent africain, la fondation Mo Ibrahim continue d'avoir un choix limité de dirigeants à récompenser: beaucoup sont encore accusés de s'accrocher au pouvoir. Ces dernières années, les dirigeants du Gabon, Zambie, Ethiopie, Malawi ou encore de Guinée-Bissau sont décédés pendant l'exercice de leur pouvoir. Plusieurs chefs d'Etat africains, dont les présidents du Rwanda Paul Kagame, du Burundi Pierre Nkurunziza ou de République démocratique du Congo Joseph Kabila sont actuellement accusés de vouloir changer ou jouer avec les règles constitutionnelles de leurs pays pour rester en poste. Pour avoir voulu se maintenir, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré a été renversé par la rue fin octobre après 27 ans de pouvoir.
Lundi, le président namibien sortant, aujourd'hui âgé de 79 ans, a d'ailleurs été aussi récompensé pour son « respect de l'Etat de droit et de la Constitution, notamment des dispositions relatives aux limites du mandat présidentiel ». La fondation a également salué son «profond respect de l'opposition politique, «son engagement personnel sur les questions de parité» qui fait qu'aujourd'hui «48% des sièges du Parlement» sont occupés par des femmes, et les « investissements de son gouvernement en faveur de la santé et de l'éducation ». Ex-colonie allemande, placée sous tutelle sud-africaine au sortir de la Première guerre mondiale par la Société des Nations, la Namibie a été l'un des derniers pays du continent africain à accéder à l'indépendance, en 1990. En 2013, le pays affichait un revenu par habitant de 5.840 dollars, ce qui le place parmi les pays à revenu intermédiaire. Mais de grandes différences persistent encore communautés blanche et noire.


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