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Un vent chaud du Moyen Orient enflammé souffle sur le reste de la planète : Faire entendre raison à des sourds mais pas muets
Publié dans L'opinion le 05 - 01 - 2016

La marmite moyen-orientale, en bouillonnement permanent, semble sur le point d'exploser. Jamais le conflit multiséculaire entre Sunnites et Chiîtes dans cette partie instable du globe n'a été aussi acharné, depuis que les turcs Ottomans croisaient le fer avec les perses Safavides, au XVIème siècle.
L'exécution par l'Arabie saoudite du leader religieux chiîte Nimr Baqer Al Nimr, est le déclencheur d'une réaction en chaîne à l'échelle de toute la région, la rupture des relations diplomatiques entre Ryad et Téhéran succédant à l'incendie par des manifestants iraniens de l'ambassade et d'un consulat du royaume saoudien, ces débordements venant en réaction à ladite exécution. Rabat a exprimé son inquiétude, à l'instar de nombre d'autres capitales, car personne n'ose imaginer dans quel gouffre risque d'entraîner le reste du monde une escalade entre ces deux rivaux de la scène géopolitique moyen-orientale.
Da'ech et Israël doivent en trépigner de plaisir, ce en quoi ils auraient bien tort. Une tornade guerrière qui soufflerait sur le Golf arabique ferait passer les sanglantes confrontations armées, jusqu'ici confinées au Yémen, en Irak et en Syrie, pour de paisibles parties d'échec géopolitique. De par ses réserves en hydrocarbures, cette partie du monde est d'une importance géostratégique telle que toutes les puissances, régionales et internationales, vont se précipiter d'intervenir, certains pour tenter de ramener les protagonistes à la raison, d'autres, au contraire, pour les pousser à se montrer plus intransigeants. Il faut garder à l'esprit que sentiments de frustrations et désirs de revanche n'ont fait que s'exacerber au Moyen Orient, avec une guerre de Syrie entrée dans sa cinquième année et son internationalisation de plus en plus affichée. Dans une ambiance assourdissante, saturée du tapage médiatique de quelques acteurs régionaux qui s'estiment perdants dans le nouveau contexte politique au Moyen Orient, et donc prêts à risquer le tout pour le tout, avec une mentalité de joueurs de poker, au moindre semblant d'opportunité, la voix de la sagesse ressemble au cri d'un muet poussé du fond d'un puits.
Si la fameuse R2P (responsabilité de protéger en anglais) est un concept qui peut prêter à débat, puisque le plus souvent simple prétexte brandi pour porter atteinte à la souveraineté d'un Etat, tous les pays du monde sont parfaitement en droit de veiller à ce que la folie furieuse de quelques acteurs de la scène politique internationale n'entraîne pas le reste de la planète dans une guerre qui, non seulement embraserait une bonne partie de la planète, mais serait également nuisible à tout le genre humain.
Le destin a voulu que le Monde musulman hérite d'un schisme religieux qui fait s'affronter, par intermittence, Sunnites et Chiîtes depuis la bataille de Siffin, qui opposa Ali Ibn Abi Taleb à Mouawiya Ibn Abi Sufyan, près de la ville de Raqqa, actuel bastion de Da'ech, en Syrie, en l'an 37 de l'Hégire, c'est-à-dire il y a exactement 1400 ans. Les Musulmans qui se veulent les légataires légitimes de la vieille civilisation islamique diront que la cohabitation est toujours possible entre ces deux courants théologiques de l'Islam, comme ce fut le cas pendant des siècles et chaque année durant le pèlerinage à la Mecque, en se gardant de s'excommunier mutuellement, Allah étant le seul Juge de la foi de chacun. Il s'agit, toutefois, de ramener également à de meilleurs sentiments ceux qui croient que la bataille n'est toujours pas terminée. Et ce pour éviter d'avoir à assumer tous ensemble les conséquences de leurs sentiments belliqueux ?


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