Des directives pour protéger l'ordre public économique    Centres d'appels: «Nous contribuons à relever les minima sociaux du pays»    Réalité virtuelle: La technologie du vidéo gaming s'invite dans la formation    Irrigation: Une solution pour économiser l'eau    Les Algériens défilent toujours    Brèves    Météo: le temps qu'il fera ce jeudi au Maroc    Réalité virtuelle: Et si les universités numérisaient le patrimoine architectural?    Affaire "Hamza mon bb": le hacker condamné n'en a pas fini avec les ennuis    Tunisie: la composition du nouveau gouvernement annoncée (VIDEO)    Le Maroc tance de nouveau Amnesty International    Nasser Bourita : les relations maroco-mauritaniennes sont à leur meilleur niveau    Examen des relations entre le Maroc et la région de Valence    La régularité du dialogue politique entre le Royaume et le Pérou mise en relief    Erdogan menace la Syrie de déclencher rapidement une opération à Idleb    Transparence : L'indice d'opacité financière 2020 fait état de progrès dans le domaine de la transparence mondiale (1/2)    La Côte d'Ivoire inaugure son consulat général à Laâyoune    Ligue des champions : Dortmund et Atlético s'en tirent à bon compte    Casillas prend sa retraite sportive    La Bundesliga dépasse les 4 Mds de chiffre d'affaires    Maroc Telecom réalise un chiffre d'affaires de plus de 36,5 MMDH en 2019    Divers Economie    10 000 pas par jour n'empêchent pas la prise de poids    Insolite : Accouplement de serpents    Débarquement au Japon des passagers du paquebot Diamond Princess    Luis Martinez : Au-delà du "Hirak", il y a la crise économique qui vient    Aït ben Haddou : "Game of Thrones" aux portes du désert marocain    La 70ème Berlinale sous le signe du politique et de la diversité    L'album engagé du rappeur Dave rafle la mise aux Brit Awards    Annulations de festivités et d'événements en cascade à Marrakech    U.S. Stocks Climb as China Pledges to Support Businesses    Cash Plus accompagne le groupe Fnaire pour leur 20 ans de carrière à Paris    Le MAE palestinien a évoqué le roi Mohammed VI    Janvier noir pour le marché automobile européen    La Chine retire leur accréditation à trois journalistes du Wall Street Journal après un titre controversé    Le Sahara, toile de fond des entretiens entre Ould Errachid et des responsables chiliens et panaméens    Le Maroc se porte candidat pour organiser la finale de la Ligue des Champions africaine 2020    Fès: un chauffeur de camion arrêté dans une station-service    Coupe arabe U20 : Le Maroc s'impose devant le Bahreïn    La pièce «Daïf Al Ghafla» présentée à Bruxelles    OMS : la pneumonie Covid-19 s'avère bénigne dans quatre cas sur cinq    Marrakech s'électrise !    Un week-end fructueux pour les Lions de l'Atlas    Secteurs régulés : qui s'occupe de la concurrence ?    15 longs métrages, dont Adam, en lice    La CGEM lance 1 milliard DH de commandes pour les TPME d'Intelaka    Bourita : Le Sahara marocain est un « pôle de coopération Sud-Sud »    Nouveau coup de filet en Turquie contre le mouvement du prédicateur Gülen    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Billet: Macky Sall, le démocrate
Publié dans L'opinion le 25 - 01 - 2016

Il l'a dit et il va le faire. Il, c'est Macky Sall, le Président du Sénégal, le pays de la Térenga. C'était son slogan de campagne : la réforme de la Constitution. Désormais, c'est un slogan de consolidation de la démocratie. Il s'agit de la réforme constitutionnelle voulue par le chef de l'Etat sénégalais, prévoyant une réduction immédiate du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, dont le nombre est limité à deux consécutivement. Cette réforme, qui sera soumise au référendum, est la première du genre au Sénégal depuis son indépendance.
Les détracteurs y voient déjà une manière d'empêcher l'alternance au Sénégal arguant que l'opposition n'aura pas le temps nécessaire pour se préparer, si la réforme est votée par le peuple, à la présidentielle et les législatives de 2017. Un argument qui ressemble plutôt aux faux fuyants qu'à une réelle volonté de moderniser la marche démocratique du pays. Car il est évidement que si Macky Sall n'avait pas honoré sa parole de campagne, ce serait les mêmes partis d'opposition qui monteraient au créneau...
En effet, Macky Sall, élu en février 2012 pour sept ans et qui s'était engagé à ramener son propre mandat de sept à cinq ans, a exprimé son intention de soumettre cette réforme à un referendum en mai 2016. Un vote qui déterminera si la prochaine élection présidentielle se tiendra en 2017 ou en 2019.
La démarche du successeur d'Abdoulaye Wade est donc une belle leçon politique mais aussi un courage démocratique pendant que certains chefs d'Etat africains s'évertuent à faire croire à leurs populations qu'après eux c'est le déluge. Pis, quand bien même, une autre catégorie se livrent indéfiniment au tripatouillage de la Constitution pour se maintenir au pouvoir ou répriment dans le sang leur population pour se maintenir au pouvoir. Les cas sont légion.
En ramenant le mandat présidentiel à 5 ans au lieu de 7 actuellement, et renouvelable une seule fois, Macky Sall écrit une nouvelle page dans l'histoire contemporaine du Sénégal.
Mieux, la réforme que propose Macky n'est pas seulement une question de mandant mais c'est aussi une ouverture vers les candidats indépendants. Ceux-là qui n'auront plus besoin d'un parrainage de parti politique pour postuler à la magistrature suprême. Une innovation qui devrait servir d'exemple à d'autres pays de la sous région. In fine, on peut qu'être d'accord avec le président Sall quand il fait savoir qu'en Afrique, aussi, on est capable de donner la leçon, et que le pouvoir n'est pas une fin en soi. Car après le pouvoir il y a une vie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.