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Reprise du dialogue social: Les syndicats attachés à leurs revendications, le gouvernement obnubilé par les équilibres financiers et la CGEM pour des mesures d'accompagnement
Publié dans L'opinion le 14 - 04 - 2016

Le gouvernement, le patronat et les principales centrales syndicales ont décidé la reprise du dialogue social. Les centrales syndicales les plus représentatives prenant part au nouveau round de dialogue social avec le gouvernement et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), qui a débuté mardi à Rabat, sous la présidence du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, ont réaffirmé leur attachement aux revendications de la classe ouvrière, ainsi qu'à la paix et à la stabilité sociales. Le gouvernement demeure ouvert à examiner les revendications "réalistes" des syndicats qui tiennent compte des équilibres financiers de l'Etat et de la compétitivité de l'économie nationale, et qui visent à améliorer les conditions de vie des catégories vulnérables, a souligné, pour sa part, M. Benkirane. La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) est favorable à un dialogue social "franc, direct et responsable" avec le gouvernement et les syndicats, a indiqué, de son côté, sa présidente Mme Miriem Bensalah-Chaqroun.
Un nouveau round du dialogue social a, donc, été lancé lors d'une réunion présidée par le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, et avec la participation de délégations de l'Union marocaine du travail (UMT), l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), la Confédération démocratique du travail (CDT), l'Union nationale du Travail au Maroc (UNTM) et de la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mme Miriem Bensalah-Chaqroun.
Cette réunion s'est tenue également en présence du ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad, du ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Cherki Drais, du ministre de l'Economie et des finances, Mohamed Boussaid, du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, du ministre de l'Emploi et des affaires sociales, Abdeslam Seddiki, du ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Politique de la ville,
Mohamed Nabil Benabdellah, du ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la fonction publique et de la Modernisation de l'administration, Mohamed Moubdii et du ministre délégué chargé des affaires générales et de la gouvernance, Mohamed El Ouafa.
Les parties à ce dialogue devraient évoquer plusieurs questions liées notamment à la réforme des régimes des retraites, à l'amélioration du revenu et aux libertés syndicales.
Une occasion de rattraper le temps
Dans une déclaration à la presse avant la reprise de ce dialogue, le porte-parole de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), Youssef Allakouch, a indiqué que ce dialogue, le dernier de ce mandat gouvernemental, constitue une occasion de rattraper le temps perdu et de surmonter les difficultés en vue de répondre aux attentes des travailleurs.
Ce round a été précédé d'une rencontre préparatoire pour convenir des points à l'ordre du jour à savoir la réforme du régime des retraites, les revendications sectorielles et les questions liées à l'amélioration des salaires, a-t-il dit.
"Nous sommes déterminés à parvenir à un accord sur les grandes questions en suspens et par conséquent à aller dans le sens du développement économique et social du Royaume et réaliser les revendications légitimes et justes de la classe ouvrière", a-t-il ajouté.
De son côté, le secrétaire général de l'Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Mokharik, a souligné que son syndicat prend part à cette rencontre dans un esprit de "sincérité" en vue contribuer à la réussite de ce dialogue de manière à servir l'intérêt du pays, la paix et la stabilité sociales.
Réitérant l'attachement des centrales syndicales à leurs revendications, M. Mokharik a appelé le gouvernement à "détecter les signaux" envoyés par les syndicats, soulignant que l'UMT n'est pas contre la réforme du régime des retraites, mais qu'elle ne veut pas que cette réforme se fasse au détriment des fonctionnaires et de leurs intérêts.
Le syndicat a pris l'initiative de convoquer ce dialogue et a proposé la mise en place d'une commission mixte préparatoire, a-t-il tenu à rappeler, notant que "nous sommes ici pour écouter les propositions du gouvernement, puisque nos revendications sont connues de tout un chacun".
Pour sa part, le secrétaire général de la Confédération démocratique du travail (CDT), Noubir Amaoui, a appelé le gouvernement à assumer "sa responsabilité totale", soulignant la nécessité impérieuse d'une augmentation des salaires en vue d'accompagner les hausses des prix.
Les syndicats ne manquent pas de moyens et sont disposés à organiser toute sorte de mouvements de protestation en vue de défendre les droits des travailleurs, a-t-il déclaré.
Le secrétaire général de l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM), Abdelilah Hallouti, a, quant à lui, mis en avant l'importance du dialogue notant que la suspension de ce dernier ne sert aucunement les intérêts des travailleurs, ni la stabilité dans le Royaume.
Il a formulé le vœu de voir le gouvernement et ses partenaires sociaux et économiques parvenir à un accord avant le 1er mai, se félicitant des résultats du dernier round du dialogue social.
Le gouvernement se dit « ouvert » à examiner les revendications « réalistes »
Le dialogue social est un outil indispensable pour développer la coopération entre le gouvernement et ses partenaires économiques et sociaux, de manière à consolider la paix sociale et à promouvoir le développement économique et social, a indiqué M. Benkirane, qui s'exprimait à l'occasion de la reprise du dialogue social entre le gouvernement, les principales centrales syndicales et le patronat.
"Partant de ce constat, le gouvernement demeure ouvert à examiner les revendications réalistes qui tiennent compte des équilibres financiers de l'Etat et de la compétitivité de l'économie nationale, notamment celles concernant les catégories vulnérables, avec une attention toute particulière aux citoyens les plus marginalisés", a affirmé M. Benkirane.
Il a ajouté que le gouvernement n'a eu de cesse de mettre l'accent sur l'importance et la nécessité de poursuivre le dialogue social en dépit des différences d'attitudes des parties.
Il a par la même occasion mis en avant les réalisations du gouvernement dans le domaine social malgré une conjoncture économique difficile, en particulier la consécration d'une enveloppe de 13,2 milliards de dirhams annuellement à la mise en oeuvre des contenus de l'Accord du 26 avril et l'augmentation du salaire minimum dans la fonction publique à 3.000 dh et du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) dans le secteur privé de 10 pc.
Il s'agit également de l'abaissement des prix de plus de 1.800 médicaments, de l'entrée en vigueur du projet de l'indemnité pour perte d'emploi (IPE) outre l'annulation de l'obligation de la condition de 3240 jours afin de pouvoir profiter de la retraite.
Pour ce qui est des doléances concernant les entreprises marocaines, le chef du gouvernement a évoqué l'accélération des délais de remboursement de la TVA, l'annulation de la règle de décalage temporel relatif à la déduction de la TVA, le règlement de la problématique du "butoir" et l'accélération du paiement au profit des entreprises des arriérés cumulées depuis des années.
Projet d'accord avant fin avril 2016
Ces acquis sociaux réalisés dans une conjoncture économique difficile au niveau régional ayant affecté notamment les partenaires économiques du Maroc, constituent un "véritable succès et l'expression du souci" du gouvernement de veiller aux conditions de l'équilibre social, a noté le chef du gouvernement, relevant que ces réalisations, qui ont été saluées par les différentes institutions internationales, ont renforcé la confiance des investisseurs et des acteurs économiques en la solidité de l'économie nationale.
"Notre pays a besoin aujourd'hui des d'efforts de tous, acteurs sociaux et économiques et gouvernement, afin de créer les conditions appropriées pour accélérer la croissance et de mettre en place les mécanismes nécessaires à l'équilibre et à la justice sociale et garantir une vie digne à tous les citoyens", a dit M. Benkirane.
Et de réaffirmer dans ce sens la volonté du gouvernement d'assurer le succès de ce round du dialogue social et son attachement audit dialogue en tant que mécanisme pour le traitement des questions sociales et économiques, de manière à assurer la stabilité sociale, contribuer à l'amélioration du climat économique et social, et à renforcer la confiance des investisseurs dans l'économie marocaine.
Il a salué par ailleurs le travail de la commission technique chargée de la préparation de ce round, notant que cette commission a proposé entre autres de charger un comité commun de travailler sur un projet d'accord et de le soumettre aux parties avant fin avril 2016.
La CGEM pour un dialogue "franc, direct et responsable"
Dans une déclaration à la presse avant la reprise, à Rabat, du dialogue social sous la présidence du chef du gouvernement et en présence des principales centrales syndicales et de la CGEM, Mme Bensalah-Chaqroun a souligné l'importance d'accompagner ce dialogue par des mesures, des actions et des réglementations en vue de faciliter la dynamique économique et la création d'emploi.
Il s'agit, selon elle, de créer des "emplois pérennes qui mettent au cœur de la dynamique économique du pays la responsabilité partagée des employés et des employeurs de faire en sorte que les jeunes puissent trouver de l'emploi et que l'entreprise puisse avoir plus de marchés tout en étant compétitive".
Pour ce qui est des revendications du patronat, elle a affirmé que celles-ci "sont complètement en phase avec la situation économique et sociale" du Maroc, et s'inscrivent dans le "cadre d'une compétitivité bien comprise non seulement de l'entreprise de droit marocain, mais également de la compétitivité dans l'ensemble de l'environnement du Maroc, c'est-à-dire la compétitivité pays".
Le gouvernement a un rôle à jouer, en tant qu'exécutif et facilitateur, pour rassembler les parties et promouvoir le climat des affaires, a estimé la présidente de la CGEM.


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