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Les perspectives de l'économie marocaine selon la Banque Mondiale : Amélioration à moyen terme
Publié dans L'opinion le 20 - 04 - 2017

Les perspectives de l'économie marocaine devraient s'améliorer à moyen terme, à condition de mener des politiques macroéconomiques prudentes améliorer l'accès à des services publics de qualité, selon la Banque mondiale qui vient de publier un rapport de suivi de la situation économique dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Les perspectives de l'économie marocaine devraient s'améliorer à moyen terme, "à condition que le prochain gouvernement soit disposé à mener des politiques macroéconomiques prudentes et appliquer des réformes structurelles de façon à renforcer le cadre des affaires,
moderniser l'administration publique et améliorer l'accès à des services publics de qualité, entre autres", indique le rapport qui a été présenté lundi lors d'une rencontre organisée à Rabat en collaboration avec le think tank OCP Center.
Le rapport souligne que le passage progressif à un régime de change plus flexible annoncé par la Bank Al-Maghrib devrait aussi contribuer à renforcer la compétitivité du Maroc, ajoutant que la mise en oeuvre programmée de la loi de finances organique et du processus de décentralisation devrait permettre de renforcer la gouvernance et l'efficacité du secteur public.
Globalement, la croissance du PIB annuel devrait atteindre son potentiel actuel de 4% en moyenne, estime la BM, ajoutant que des précipitations abondantes depuis l'automne 2016 donnent à penser que la croissance du PIB devrait rebondir à 3,8% en 2017.
Les experts de l'institution financière internationale s'attendent à une production céréalière supérieure à sa moyenne historique et à une augmentation du PIB agricole de près de 10%.
Le rapport prévoit également un accroissement du PIB non agricole qui, bénéficiant de l'embellie du secteur agricole et de la confiance grandissante à la fois des consommateurs et des producteurs, serait légèrement supérieur aux tendances récentes.
"Il est peu probable que cette conjoncture positive se traduise par d'importantes améliorations dans la structure du marché du travail", se réjouit l'institution de Bretton Woods, qui table sur un taux d'inflation autour de 2%.
L'augmentation anticipée des prix mondiaux du pétrole va contribuer à détériorer le solde du compte courant, mais comme de coutume, les besoins de financements extérieurs "ne présentent pas un risque majeur", compte tenu du niveau relativement bas de la dette extérieure et de l'accès du pays aux marchés internationaux, assurent les experts, ajoutant que le deuxième accord biennal au titre de la Ligne de précaution et de liquidité (LPL) du FMI continuera d'offrir une couverture contre les risques externes.
La poursuite de politiques macroéconomiques prudentes a permis de réduire les déséquilibres extérieurs et budgétaire
La poursuite de politiques macroéconomiques prudentes a permis au Maroc de réduire les déséquilibres extérieurs et budgétaires ces dernières années, selon la Banque mondiale qui vient de publier un rapport de suivi de la situation économique dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
"Couplé à une gestion budgétaire et un contrôle financier robustes, l'achèvement de la réforme des subventions engagées en 2014 à contribué à réduire davantage le déficit budgétaire à 3,9% du PIB en 2016, selon les estimations, et à stabiliser la dette publique autour de 66% du PIB", indique le rapport qui a été présenté lundi lors d'une rencontre organisée à Rabat.
L'amélioration du ratio investissements publics/épargne publique et la chute des cours mondiaux du pétrole ont contribué à diminuer considérablement le déficit du compte courant ces dernières années, ajoute le rapport, relevant une tendance inversée seulement en 2016 à la suite d'une politique monétaire "accommodante" et d'une reprise des prêts d'investissement au secteur privé.
Grâce à la persistance de flux d'investissements directs étrangers importants, les réserves de change du Maroc ont augmenté pour atteindre 6,4 mois d'importations de biens et services en fin 2016, fait savoir le rapport.
La BM estime que la croissance économique marocaine reste tributaire des aléas météorologiques, précisant que le Maroc a connu une grave sécheresse en 2016 après une production céréalière record en 2015.
Quant à la production agricole, qui représente encore près de 15% du PIB du pays, elle a diminué d'environ 10%, ramenant le taux de croissance du PIB global à 1,1% en 2016.
En dépit des gros investissements publics consentis ces dernières années, le secteur non agricole reste morose, avec un taux de croissance de l'ordre de 3%, fait savoir le rapport.
Certes, le chômage a légèrement décliné à 9,4%, mais cette évolution masque un "recul prolongé du taux de participation au marché du travail qui, aujourd'hui, est largement inférieur à 50%", d'après l'institution financière mondiale.
Les experts de la BM estiment à 1,7 million le nombre de jeunes de 15 à 24 ans qui n'étaient pas scolarisés, n'avaient pas d'emploi ou n'étaient pas en formation en 2016.
Par ailleurs, le taux de change de la monnaie étant déterminé par référence à un panier d'euros et de dollars américains, l'inflation est contenue à moins de 2%.
Initié par la BM en collaboration avec le think tank OCP Policy Center, le lancement du dernier numéro du rapport de suivi de la situation économique dans la région MENA expose les difficultés économiques auxquelles les pays de la région sont confrontés ainsi que leurs perspectives macroéconomiques à court termes.


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