Des panelistes, réunis mardi à Genève, dans le cadre de la 17ème session du Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU, ont souligné que la mise en oeuvre du plan d'autonomie au Sahara marocain permettra de sauver les populations des camps de Tindouf et consolidera la stabilité de toute la région, plus que jamais menacée par la prolifération des groupes terroristes. Ce panel a été organisé au Palais des Nations, par l'Action Internationale pour la Paix et le Développement dans la région des Grands Lacs (AIPD-GL), en partenariat avec le Comité International pour le Respect et l'Application de la Charte et l'Union de l'Action Féminine (UAF), sur le thème "Droits de l'Homme, Paix et Sécurité dans les zones de conflit ". Il a été animé par Mme Anna-Maria STAM, de International Democratic Centre (IDC) et par MM. David fernandez, de la Société Espagnole pour le Droit International des Droits Humains, Martin Maluza, président du Comité International pour l'Application de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, El Mami Ahl Ahmed, élu de la ville de Dakhla et Hamdi Cherifi, de l'ONG " AI Intimae pour le Développement des Droits de l'Homme et Coexistence". Les panélistes ont estimé que le règlement du conflit artificiel du Sahara n'a jamais été aussi urgent à la lumière des bouleversements que connait l'Afrique du Nord et qui pourraient générer de l'instabilité dans toute la région et la rendre un terrain fertile pour les groupes terroristes et les narcotrafiquants. Ils ont fait remarquer, à cet égard, que les membres du polisario, formés militairement, sont tentés d'offrir leurs services au mouvement terroriste Al Qaida. Il est temps de trouver une solution politique, mutuellement acceptable à ce confit, ont-il insisté appelant l'Algérie, sans qui le polisario n'aurait pas existé, à mettre fin à son obstination et à s'engager sérieusement sur la voie d'une solution rapide à ce conflit. Cette solution passe par l'application d'une large autonomie de cette région, tel que proposée par le Maroc, ont indiqué les conférenciers, faisant observer que le plan marocain est à même de garantir aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf leur identité et leur culture, ainsi que la gestion de leurs propres affaires. Ces populations pourront ainsi échapper aux conditions inhumaines dans les camps de Tindouf, contribuer au développement socio-économique de leur pays, le Maroc et s'assurer de la sorte un avenir meilleur à leurs enfants. Les panélistes ont souligné que le polisario, qu'ils ont qualifié de despotique et totalitaire, ne représente pas les populations sahraouies, très largement acquises à l'initiative d'autonomie, comme le montrent, ont-ils argué, leurs retours incessants au Maroc, de manière individuelle et collective, bravant les dangers des représailles des milices du polisario et les risques auxquels elles s'exposent en cours de route vue la rigueur du climat.