Sahara marocain. Les Etats-Unis réaffirment leur "reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara"    Bourita: Le Maroc réitère son soutien à la stabilité, à la souveraineté et à l'unité nationale du Mali    Les Etats-Unis remercient Sa Majesté le Roi pour la Vision et le Leadership qui propulsent le partenariat de 250 ans vers de nouveaux sommets    Las Palmas : Les Chambres de commerce de Souss-Massa et Gran Canaria consolident leur partenariat    Attijariwafa bank transforme le transfert de scolarité pour une expérience simplifiée, digitale et sécurisée    BMCI-Holmarcom : l'opération sur le point d'être officialisée    Aquaculture : 30% des projets aquacoles au Maroc intègrent des femmes    Intelcia : Le management prend le contrôle à 100 % du groupe    Dari Couspate primée au Salon International de l'Agriculture au Maroc 2026    La Bourse de Casablanca termine dans le rouge    Mali : L'armée neutralise plus de 200 terroristes    Donald Trump presse l'Iran d'accélérer les négociations sur fond de tensions persistantes    Football féminin : la CAF lance les qualifications pour Los Angeles 2028    Le Ghana, hôte de la CAN U20 2027    Duathlon de Rabat 2026 : Une première étape relevée confirmant la compétence marocaine    Risques psychosociaux au travail : 840.000 morts par an dans le monde, alerte l'OIT    Psychologues : vers un encadrement légal    Tata: Plus de 9 MDH pour renforcer les infrastructures routières    Cap-Vert 2028 : l'archipel devient la vitrine culturelle de l'Afrique    PSG : Achraf Hakimi incertain pour le retour face au Bayern Munich en LdC    Lions de l'Atlas : Ouahbi prépare un nouveau coup avec Ayoube Amaimouni ?    Algérie : un troisième ex-rival de Fouzi Lekjaa placé en détention provisoire    Mondial 2026 : Nayef Aguerd face au plus grand défi de sa carrière    Financement libyen : Nicolas Sarkozy rejette les affirmations de Guéant    Projet de dessalement à Tanger : l'ONEE lance la procédure de sélection d'un consultant    Tensions violentes dans les camps de Tindouf : affrontements entre deux familles font plusieurs blessés    Tinduf: Los enfrentamientos en el campamento de Smara dejan heridos y daños materiales    Maroc : Une nouvelle espèce de titanosaure découverte à Khouribga    Moov Africa : un levier de croissance pour Maroc Telecom    El Jadida : Célébration du centenaire de la naissance de Driss Chraïbi    Au SIEL 2026, le CCME se veut un «carrefour des voix marocaines du monde»    Gaza. Washington salue l'engagement concret du Maroc pour la stabilité    Agadir : la police rétablit la vérité sur la vidéo de Tadart    Les températures attendues ce mercredi 29 avril 2026    Le temps qu'il fera ce mercredi 29 avril 2026    Reçu par le président algérien, Landau souhaite la résolution du conflit du Sahara    Mondial 2026 : La FIFA sanctionnera automatiquement toute sortie du terrain par des cartons rouges    Maroc–Allemagne : une visite stratégique pour accélérer le partenariat économique    L'Académie du Royaume du Maroc rend hommage au grand penseur africain Valentin Yves Mudimbe    Pétrole : Les Emirats arabes unis se retirent de l'Opep le 1er mai    CPS de l'UA : Le Maroc réaffirme sa solidarité agissante et constante avec le Mali    Visite du commandant de l'AFRICOM en Algérie : un message américain ferme au régime de Tebboune et Chengriha pour cesser de déstabiliser le Sahel    Burundi : Ndayishimiye en route vers un second mandat    Balaoui s'entretient avec le Procureur général de la République d'Azerbaïdjan    Casablanca 1996 : le concert fantôme de Michael Jackson    Mawazine 2026 : le rappeur français Ninho ouvrira le bal de la 21ème édition    Madagascar. M'barek Bouhchichi expose "Les mains des poètes" à la Fondation H    Mawazine sous le feu des critiques après l'annonce de Hassan Shakosh    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Porte-voix d'une Afrique vulnérable, le Maroc se fait l'avocat de la cause climatique
Publié dans Maroc Diplomatique le 15 - 12 - 2016

Le remarquable activisme de la diplomatie marocaine au service de l'agenda climatique mondial aura été l'un des faits marquants de l'année qui s'achève, durant laquelle le Royaume a pris la présidence de la 22e Conférence mondiale sur le climat (COP22). L'enjeu de taille que représente l'accord historique de Paris, arraché il y a un an face à l'urgence des changements climatiques, a incité le Royaume à agir à plusieurs niveaux en vue de baliser la voie à une mise en œuvre sans couacs de cet instrument international.
Rabat a veillé en effet à rassembler les pays africains autour d'une perspective commune : faire de la COP22 une conférence de l'Afrique, partie du monde la plus vulnérable au réchauffement planétaire. Il s'est petit à petit érigé en porte-voix de tout un continent en faveur d'une feuille de route climatique plus sensible aux enjeux des financements et des transferts de technologie.
C'est dans cet esprit-là que s'inscrit le sommet africain organisé à Marrakech en marge de la grand-messe mondiale du climat, lors duquel les chefs d'Etat et de gouvernement du continent ont entériné une feuille de route pour doper le développement durable en Afrique. Fonds bleu pour le bassin du Congo, réhabilitation du Bassin du Tchad, projet de Grande muraille verte pour le Sahel et autres projets d'adaptation au réchauffement planétaire sont des initiatives phares lancées à l'occasion de ce « sommet de l'action ». Il a été aussi question d'accélérer la cadence de réalisation des projets déjà identifiés ou lancés, à l'instar de l'initiative marocaine triple A pour l'agriculture et celle dédiée exclusivement aux énergies renouvelables dans les pays du Sud.
Dans un discours empreint de vérité et de responsabilité, SM le Roi Mohammed VI a, lors du sommet, lancé un véritable plaidoyer en faveur des pays du Sud, premières victimes des effets du changement climatique bien qu'ils ne soient pas les plus grands pollueurs. Le Souverain a notamment appelé à faire bénéficier les Etats vulnérables et pauvres d'un « soutien financier et technique urgent leur permettant de renforcer leurs capacités et de s'adapter aux changements climatiques ».
En outre, SM le Roi a insisté sur la nécessité pour les pays avancés de mobiliser, à l'horizon 2020, cents milliards de dollars promis à Paris. Pour le Maroc, le transfert de technologies, la recherche et l'innovation dans le domaine du climat doivent être des priorités, tout en impliquant les acteurs non gouvernementaux.
En amant de la conférence de Marrakech, les échanges entre diplomates et experts ont permis de tracer les contours de solutions innovantes à développer et à mettre en œuvre en coopération avec les secteurs de l'économie et de la finance, dont la place de choix a été mise en évidence au cours de ce rendez-vous.
L'accord de Paris répond certes à l'urgence de contenir le réchauffement sous le seuil critique de 2 °C, mais laisse ouverte une série de questions tout aussi fondamentales, en premier lieu la garantie de financements des pays du Nord vers le Sud. D'où, les parties prenantes avaient à faire face au besoin pressant de progresser vers un consensus international à propos d'une vision détaillée de ce que chaque pays doit réaliser concrètement et sans attendre, à la lumière de l'accord de Paris.
Dans cet esprit, le Maroc s'est mobilisé auprès des divers acteurs mondiaux en vue de faire valoir les préoccupations des communautés les plus vulnérables aux changements climatiques, un sujet qui a été inclus pour la première fois dans l'accord de Paris. C'est le cas de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui ne cesse de plaider la cause des migrants climatiques et d'autres groupes exposés aux aléas du temps, à l'origine entre autres de déplacements de populations. « Le changement climatique n'est pas sans impact sur la vie des gens puisqu'il se traduit par la perte de leurs moyens de subsistance, entraînant des mouvements migratoires à l'intérieur comme à l'extérieur des pays », estime Dina Ionesco, chef de la division migration, environnement et climat à l'OIM.
Le sommet de Marrakech, a noté Mme Ionesco, a contribué à la promotion de solutions concrètes en matière d'investissement dans les technologies et les emplois verts dans des zones où il y a beaucoup de départs pour aider les gens à se maintenir dans leurs régions. De l'avis de l'ONU, de telles idées sont des exemples édifiants d'actions qui pourraient être mises en œuvre en collaboration avec les autorités et les populations concernées. « Il faudra discuter de la problématique migratoire sous l'angle du climat et l'on attend que les résultats de la COP22 nous aident à agir dans ce sens « , a-t-elle soutenu.
Après Paris, Marrakech a en tout cas réussi à dissiper les craintes de l'humanité et atteindre l'objectif de contenir l'élévation des températures et ses impacts planétaires tant redoutables.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.