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Exclusif : Li Changlin, ambassadeur de Chine, écrit sur les médinas marocaines
Publié dans Maroc Diplomatique le 13 - 02 - 2025


Par S.E.M. Li Changlin, ambassadeur de Chine
Le Maroc est un pays charmant, doté d'une beauté naturelle impressionnante et d'un riche patrimoine culturel, qui est devenu une destination touristique populaire ces dernières années. Le Maroc a accueilli un nombre record de 17,4 millions de touristes l'année dernière et est resté la première destination touristique d'Afrique pendant de nombreuses années. Les médinas du Maroc, se caractérisent par un mélange de modernité et de tradition, et comptent parmi les lieux les plus visités auprès des touristes. Ces médinas ne sont pas seulement des symboles de l'histoire et de la culture du pays, elles sont aussi l'endroit idéal pour les voyageurs qui souhaitent découvrir le mode de vie et l'architecture traditionnels des Marocains. On dit souvent que l'on n'est pas venu au Maroc sans avoir visité les médinas.
La médina désigne généralement l'ancienne ville arabe, entourée de remparts, caractérisée par un labyrinthe de rues étroites, des riads et une concentration dense d'ateliers artisanaux, ce qui en fait un lieu chargé d'histoire, d'anecdotes et de popularité. En entrant dans la médina, on a l'impression de voyager de l'époque moderne au Moyen Age, comme si l'on était en train d'admirer un tableau d'une ville arabe médiévale. A l'intérieur de la médina, notre regard est d'abord attiré par les remparts grandioses faits de roche ocre, qui constitue une frontière claire entre l'ancienne et la nouvelle ville. On apprend que les médinas de neuf villes marocaines, y compris celles deFès, de Marrakech et et de Rabat ont été classées au patrimoine mondial de l'UNESCO, et que le gouvernement marocain a régulièrement assuré la protection et l'entretien des médinas, ce qui, cependant, n'a jamais modifié ses étendues et sa structure, et continue à maintenir sa vitalité dans l'entrelacement de la tradition et de la modernité. La médina est devenue un site incontournable pour les touristes.
Hamid, un guide professionnel, m'a expliqué que la médina devait comporter cinq éléments: mosquée, souk, fontaine, hammam et boulangerie. Les rues de la médina sont sillonnées et il est difficile d'en sortir sans un guide local. Les principaux moyens de transport sont les mules, les chevaux, les ânes ou les chariots. Les deux côtés des ruelles sont parsemés de toutes sortes de boutiques, qui semblent encombrées, mais qui sont en fait divisées en zones selon le type de marchandises, comme la zone des épices, la zone du cuir, la zone de l'argent, la zone du textile, la zone des lampes, etc. Un large éventail de marchandises offre aux touristes de multiples choix pour leurs achats.
Les marchandises dans de différentes médinas sont plus ou moins les mêmes, mais il y a aussi celles qui se distinguent chez les touristes, par exemple, des mosaïques bleues en céramique et des produits en cuir colorés à Fès, qui est aussi la plus grande médina; des poteries, des articles en cuir et en fer, des bijoux, ou encore des tapis qui se trouvent à la Place Jamaa El-Fna de Marrakech ; des djellabas au quartier Habous deCasablanca, sans oublier des boîtes à bijoux ou à mouchoirs et des plateaux en bois de Thuya, proposés à la médina de Rabat. La plupart des touristes chinois s'émerveillent devant les objets d'art faits par les artisans et en achètent souvent plusieurs pour les offrir à leurs amis et à leur famille. Dans la médina, vous verrez également des femmes amagizhs vêtues de costumes traditionnels, la tête ornée de pompons colorés, qui vendent des légumes, des fruits et des herbes le long de la rue, mais aussi du fromage, et qui, en passant, sentiront la forte odeur de chèvre.Tout cela, constitue un paysage unique à la médina.
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J'accompagne souvent mes amis chinois aux médinas pour faire des courses, pourtant je prêtais peu d'attention à l'architecture traditionnelle du quartier. Mais après, j'ai été invité par le Président du Conseil Préfectoral de Rabat, M. Abdelaziz DEROUICHE, par l'ancien Ministre des Finances, Fathallah OUALALOU, et par le chef d'entreprise, Karakchou ABDELALI, à leur maison dans la médina, où j'ai dégusté de l'authentique couscous, et écouté les histoires de leur maison, ce qui m'a profondément intéressé à l'architecture de la médina. Selon mes observations, les maisons traditionnelles ne dépassent pas trois étages, ayant un style discret et très peu de fenêtres, et les portes représentent presque le seul lien avec le monde extérieur. Les portes sont petites mais exquises, souvent décorées de sculptures en bois et de peinture florale.
Chaque porte est composée de deux battants : le battant extérieur est plus grand, tandis que le battant intérieur est plus petit. Seul le battant intérieur est ouvert pour les entrées et sorties quotidiennes, alors que le battant extérieur est utilisé pour transporter des objets volumineux ou accueillir des invités. Il y a deux sonnettes sur la porte en même temps. La petite est généralement frappée en premier, et la grande n'est frappée que s'il n'y a pas de réponse. Ces maisons traditionnelles sont généralement construites en forme de cour, avec de l'espace en plein air, au milieu de laquelle se trouve une fontaine en marbre ou recouverte de zelliges. On peut également y trouver une variété de plantes aromatiques et ornementales, entourées d'un certain nombre de pièces, dont la terrasse offre une vue panoramique sur la médina.
M. ABDELALI m'a raconté que sa maison avait 280 ans et que ses parents avaient essayé de la vendre à l'époque, mais qu'ils l'avaient finalement gardée sur son insistance. Il a restauré la maison pendant quatre longues années, sans toucher à la structure d'origine. Il vit ici la semaine et le week-end dans un appartement situé à l'extérieur de la médina. Mais lorsque des invités importants viennent lui rendre visite, il tient à les recevoir dans sa maison à la médina, dont il est très fier. M. DEROUICHE a partagé avec moi son histoire d'enfance, où il allait à l'école tous les jours en traversant les ruelles de la médina et qu'en revenant de l'école le soir, il sentait l'odeur de la cuisine des autres familles, et qu'il avait faim et se dépêchait pour rentrer chez lui, ce qui m'a rappelé la même scène lorsque j'étais à l'école. M. OUALALOU m'a, quant à lui, dit que lapartie résidentielle de la médina, est très calme et paisible par rapport aux souks animés. Il possède une petite maison qui lui sert de studio et où il puise une grande partie de son inspiration pour des livres tels que La Chine et nous, et La Chine & l'espace arabo-africain.
En outre, ce qui a particulièrement attiré mon attention, c'est les panneaux avec le mot « Riad » ou « Dar » qui sont un peu partout dans la médina. Ce sont d'anciennes maisons transformées en maison d'hôtes, et l'on peut les réserver par les coordonnées qui s'affichent sur les panneaux. Ces hébergements dispose d'un décor marocain, mais aussi d'un confort moderne et même d'une piscine. Malgré leurs prix un peu élevés, ces hébergements ont un taux d'occupation important et sont particulièrement appréciés des touristes européens et américains, qui ont tout le loisir de se promener dans le quartier et ont ainsi l'occasion de s'immerger dans la vie locale. Grâce à l'exemption de visa marocain pour les citoyens chinois, il y a de plus en plus de touristes chinois au Maroc, et la médina reste un site à ne pas manquer. En 2018, l'équipe de tournage de la télévision centrale de Chine « homeland dreamland, Belt and Road » est allé au Maroc pour produire un documentaire (avec sous-titres en anglais) de sept épisodes sur le pays, dont deux dédiés à la médina de Casablanca et de Fès. Je fais souvent suivre le documentaire à mes amis marocains, qui sont très reconnaissants des efforts déployés par la Chine pour promouvoir leur pays et attendent avec impatience que les Chinois viennent au Maroc pour la Coupe du Monde de 2030.
Au début du mois de février 2024, le Centre culturel chinois de Rabat, en collaboration avec la municipalité, a organisé le « Carnaval du Nouvel An chinois » à la médina de Rabat, en face des célèbres Oudayas, avec le soutien d'artistes du Shaanxi et du Sichuan. Une grande scène a été installée sur la place au centre de la médina, où des artistes chinois et marocains donnaient des spectacles ensemble, provoquant sans cesse des applaudissements parmi le public. Certains de nos amis me parlent encore de cet événement aujourd'hui.
En outre, selon les statistiques récentes, en 2024, le nombre de touristes chinois au Maroc a connu une forte dynamique de reprise, atteignant plus de 100 000 (180 000 en 2019). La chaîne de télévision 2M a souligné que le tourisme marocain aura un « moment chinois » sans précédent. À la veille du Nouvel An chinois, Shanghai Eastern Airline a inauguré la nouvelle ligne aérienne Shanghai–Casablanca (via Marseille), et Royal Air Maroc a repris la linge Casablanca–Beijing, de sorte que la transport aérien entre la Chine et le Maroc a été considérablement amélioré, et que les échanges humains entre les deux pays seront porté à un niveau plus haut. Pendant la Fête du Printemps, les deux vols ont enregistré un taux d'occupation élevé, et le voyage « just go » est devenu une réalité. Plus de touristes chinois sont venus au Maroc par rapport aux années précédentes, et j'ai rencontré beaucoup d'entre eux dans les principales attractions de Casablanca, Rabat, Marrakech et de Chefchaouen. Avec ceci, j'ai la conviction qu'au cours des prochaines années, la coopération sino-marocaine dans divers domaines entrera dans une nouvelle ère, avec un niveau plus haut, une portée plus large et des résultats plus fructueux.


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