Le lancement des travaux de la zone logistique d'Oulad Saleh à Nouaceur marque un tournant majeur pour la région Casablanca-Settat. Avec un investissement public de 550 millions de dirhams et un fort apport privé, ce projet promet de dynamiser la logistique locale et créer plus de 1 500 emplois directs, selon l'Agence marocaine de développement de la logistique. La région de Casablanca-Settat s'apprête à accueillir une nouvelle infrastructure stratégique majeure avec le lancement officiel des travaux d'aménagement de la zone logistique d'Oulad Saleh, le 22 juillet dernier, dans la province de Nouaceur. Cette initiative, portée par l'Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL) en partenariat avec le Conseil régional, s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de compétitivité logistique et du Plan de développement régional (PDR). Selon les médias, la cérémonie d'inauguration, présidée par M. Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la Logistique, a réuni plusieurs personnalités institutionnelles, notamment Mohamed Mhidia, wali de la région Casablanca-Settat, Jalal Benhayoun, gouverneur de Nouaceur, Abdelatif Maâzouz, président du Conseil régional, ainsi que Ghassane El Machrafi, directeur général de l'AMDL. Ce lancement marque le coup d'envoi d'un chantier ambitieux qui mobilisera un investissement public de 550 millions de dirhams pour aménager une superficie d'environ 500 000 m2. Lire aussi : Le Maroc érige un rempart logistique contre les catastrophes Située à l'extrémité sud du corridor logistico-industriel Zenata-Nouaceur, la zone d'Oulad Saleh est pensée comme une plateforme destinée à massifier et mutualiser les flux logistiques dans une région où le manque d'immobilier logistique freine encore le développement du secteur. Selon les responsables, ce projet représente une réponse concrète aux besoins croissants en infrastructures adaptées, notamment dans un contexte marqué par l'explosion du commerce électronique et la nécessité de renforcer la chaîne d'approvisionnement nationale. En outre, ce nouvel espace logistique est innovant à plus d'un titre. Il s'agit de la première zone au Maroc à proposer des parcelles de très grande superficie, pouvant atteindre 6 hectares, ce qui permet la construction de plateformes logistiques privées à grande échelle. Ces dernières devraient attirer des investissements privés de l'ordre de 2 milliards de dirhams, avec la création attendue de plus de 1 500 emplois directs, stables et durables. Par ailleurs, selon les médias, la localisation stratégique de cette zone facilite la relocalisation d'activités logistiques aujourd'hui implantées dans des zones urbaines saturées, contribuant ainsi à désengorger Casablanca tout en améliorant la fluidité des flux de marchandises à l'échelle régionale et nationale. Ce désengorgement s'accompagne d'une rationalisation foncière et d'une meilleure organisation territoriale, piliers indispensables pour soutenir la croissance économique et industrielle de la région. Au-delà de ses objectifs économiques, le projet s'inscrit dans une vision durable qui allie compétitivité territoriale et développement responsable. En modernisant l'écosystème logistique, il participe à l'effort national pour faire du Maroc une plateforme logistique de référence à l'échelle continentale et internationale.