Avant sa rencontre inédite avec le président américain, le Conseil de sécurité de l'ONU a levé, jeudi 6 novembre, les sanctions contre le président de transition syrien. Donald Trump et Ahmed Al-Charaa doivent se rencontrer ce lundi 10 novembre à Washington. Il s'agit de la première visite à la Maison Blanche d'un chef d'Etat syrien depuis l'indépendance du pays, en 1946. « La visite s'inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques du président pour rencontrer n'importe qui dans le monde dans la poursuite de la paix », a indiqué la secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Les deux hommes se sont rencontrés en mai en Arabie Saoudite. Le locataire de la Maison Blanche avait alors décrit Ahmed Al-Charaa comme un « jeune homme séduisant. Un dur à cuire avec un passé fort, très fort. Un combattant ». Ironie de l'histoire, le président syrien de transition, Abou-Mohammed Al Joulani, de son nom de guerre, avait rejoint l'Irak en 2003 pour combattre l'invasion américaine dans les rangs d'Al Qaida. Sa tête était même mise à prix par les services secrets américains pour 10 millions de dollars. Selon les médias d'Etat syriens, le président syrien est arrivé aux Etats-Unis samedi 8 novembre, en prévision de sa rencontre avec Donald Trump. Lire aussi : Droits de douane : Trump annonce le versement de 2.000 dollars d'excédents à chaque Américain Nouvelle ère Avant son entrevue inédite avec le chef de l'Etat américain, le Conseil de sécurité de l'ONU a levé, jeudi 6 novembre, les sanctions contre le président de transition syrien, Ahmed Al-Charaa. La résolution, préparée par les Etats-Unis, a été adoptée par 14 voix pour et une abstention. « Avec l'adoption de ce texte, le Conseil envoie un message politique fort, reconnaissant que la Syrie est dans une nouvelle ère », a salué l'ambassadeur américain à l'ONU, Mike Waltz. Damas a salué pour sa part une décision qui « reflète l'unité de la position internationale en faveur du soutien à la stabilité en Syrie ». Les pourparlers entre MM. Trump et Al Charaa devraient permettre à Damas de rejoindre la coalition dirigée par les Etats-Unis contre le groupe Etat islamique. L'ex-djihadiste à la tête de la Syrie cherche également à obtenir l'abrogation permanente des sanctions mises en place contre la Syrie durant le règne du dictateur Bachar Al Assad.