À Casablanca, les autorités locales ont lancé une vaste campagne de réorganisation des terrasses de cafés, notamment dans le quartier 2 Mars, afin de lutter contre l'occupation illégale du domaine public. Une opération qui marque une bonne nouvelle pour les piétons, longtemps contraints de marcher sur la chaussée faute de trottoirs accessibles. Dans ce quartier très fréquenté de la capitale économique, ce phénomène s'était installé durablement, forçant de nombreux piétons, dont des personnes âgées, des parents avec poussettes et des élèves, à se frayer un passage sur la chaussée. Un quotidien à risque, souvent dénoncé par les riverains, mais rarement corrigé sur le terrain. La campagne menée sous la supervision du wali de la région Casablanca–Settat, Mohamed Mhidia, a ciblé en priorité les terrasses excessivement agrandies. Les autorités ont procédé au retrait des équipements installés en dehors du cadre légal, redonnant aux trottoirs leur fonction première, celle de permettre une circulation fluide et sécurisée des piétons. Lire aussi : Café-restauration : le gouvernement et les professionnels cherchent à sortir de l'impasse Cette opération s'inscrit dans une approche plus large visant à remettre de l'ordre dans l'espace public, après plusieurs incidents ayant mis en lumière les dangers liés aux constructions anarchiques. Ces dernières années, des effondrements de façades de cafés et de restaurants ont causé des blessures à des passants, rappelant l'urgence d'un contrôle strict et d'une application rigoureuse de la loi. Les autorités assurent que ces opérations se poursuivront dans d'autres quartiers de la ville. Pour les piétons, l'espoir est désormais que cette campagne ne soit pas ponctuelle, mais qu'elle marque le début d'un changement durable : celui d'une ville pensée aussi pour ceux qui la traversent à pied.