Alors que le Maroc fait face à une succession inédite de tempêtes cet hiver, l'arrivée de Nils ravive les inquiétudes dans les régions du Nord déjà durement touchées. Entre espoir pour les ressources hydriques et conséquences humaines et sociales, ces intempéries rappellent la vulnérabilité persistante de milliers de familles face aux aléas climatiques. Le Royaume devra affronter les vendredi 13 et samedi 14 février 2026 une nouvelle tempête. À la suite du passage de Leonardo et Marta, une nouvelle perturbation, baptisée Nils, s'apprête à toucher le pays, notamment les régions du Nord. Cette annonce ravive l'inquiétude des populations déjà éprouvées par plusieurs semaines de conditions météorologiques difficiles. La Direction générale de la météorologie (DGM) a annoncé pour l'épisode Nils de fortes pluies avec orages et risque de grêle, pouvant atteindre 40 à 65 mm dans plusieurs provinces du Nord, ainsi que des chutes de neige à partir de 1.400 mètres et des rafales de vent dépassant localement 90 km/h. Les régions du Rif, du Loukkos et de Tanger seront particulièrement concernées, tandis que les provinces du Sud devraient être épargnées. Lire aussi : Barrage Oued El Makhazine: les retenues atteignent actuellement 1.097,9 millions M3 Les services météorologiques précisent toutefois que Nils demeure moins puissant que Leonardo et Marta, et s'inscrit dans la continuité d'un hiver particulièrement pluvieux, sans caractère extrême. Une accalmie est attendue dès le début de la semaine prochaine avec le retour progressif de conditions plus stables. Ces dernières semaines, le Nord du pays a connu des précipitations exceptionnellement abondantes, liées à des dépressions atlantiques successives alimentées par des « rivières atmosphériques ». Le taux de remplissage des barrages s'établit à 69,5 % au 12 février 2026, d'après les données de la plateforme publique « Maa Dyalna », relevant du ministère de l'Equipement et de l'Eau. Si ces apports constituent un signal positif pour les barrages et les nappes phréatiques, ils ont aussi un coût humain et social. Routes coupées, écoles fermées, habitations fragilisées et activités économiques ralenties font désormais partie du quotidien de nombreux habitants, notamment en milieu rural et montagneux. Le chef du gouvernement a pris, jeudi 12 février 2026, un arrêté déclarant ces intempéries comme un événement catastrophique et classant les communes des quatre provinces les plus touchées — Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane — en zones sinistrées. Dans ce cadre et sur Hautes Instructions Royales, le déploiement d'un programme d'aide d'un montant de 3 milliards de dirhams au profit des populations affectées a été annoncé.