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Les rapaces du Maroc, des espèces en sursis
Publié dans MarocHebdo le 29 - 07 - 2013

MAROC HEBDO INTERNATIONAL N° 1034 - Du 19 au 25 juillet 2013
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EXTINCTION. Plusieurs espèces de rapaces du Maroc sont déjà éteintes. D'autres sont en voie d'extinction. Trafics, braconnages, massacres... les faucons pèlerins, les buses, le gypaète barbu et les vautours font recettes.
Un rapace à la place Jamae L'fna? Oui, au même titre qu'un serpent ou un singe magot. C'est même devenu un fait courant. Il est vrai qu'il n'y en a pas des dizaines comme les singes ou les vipères, mais le phénomène est inquiétant. Un faucon pèlerin en captivité, montré comme une bête de foire, ou encore une buse, voire un gypaète barbu du Toubkal, il y a de quoi se demander comment arrêter la convoitise des braconniers qui déciment les hauteurs de l'Atlas en massacrant des espèces animales protégées par les lois marocaines.
Ce n'est pas tout, en mai 2013, sur les réseaux sociaux circulaient un post d'un vautour capturé dans la région d'Azilal. Le rapace a été tué et son prédateur était fier de montrer son grand exploit sur la toile. Plusieurs ornithologues marocains avaient alors réagi en choeur pour dénoncer ce massacre. Car l'épisode d'Azilal n'est pas un cas isolé.
Dans plusieurs régions, les rapaces, espèces protégées, font les frais des chasseurs d'un jour, de simples citoyens qui les piègent à la nuit tombée quand ils sont au repos ou alors de trafiquants qui les revendent à des touristes, font de la contrebande avec l'Algérie. Comme cela a été le cas, le 16 juillet 2013, avec cette cargaison de plus de 300 oiseaux qui devaient transiter par Oujda vers l'Algérie. L'intervention de la gendarmerie royale qui a intercepté les malfaiteurs, a sauvé les oiseaux.
Dans ce sens, Oussama Abaouss, un défenseur connu des oiseaux de proie, a publié sur son site Ecologie.ma, des photos prises à Jamae L'fna montrant le sort réservé à ces magnifiques rapaces. Pour lui, «ces oiseaux sont maltraités, leurs ailes coupées, pour qu'ils ne s'enfuient pas».
Rapaces urbains
Finie l'époque où les faucons étaient un emblème national à telle enseigne que dans les années 1970, des timbres à leurs effigies ont fait les beaux jours de la poste et de la philatélie au Maroc. Aujourd'hui, un faucon, c'est de l'argent qui vole et il faut l'abattre pour en faire des bénéfices. Selon les ornithologues marocains qui travaillent sur le terrain, un faucon capturé peut être vendu entre 1.000 et 5.000 euros. Des anecdotes racontent que certains faucons ont vu leur prix gripper à 250.000 dhs comme cet épisode survenu en 2007, relayé par la presse marocaine et égyptienne sur ce citoyen saoudien qui a égorgé son faucon acheté au Maroc parce que les autorités douanières du Caire lui avaient confisqué son oiseau. Evidemment, le prix est exorbitant.
Mais là n'est pas le plus important. Aujourd'hui, selon plusieurs sources, des dizaines de rapaces traversent le détroit en voiture et sont vendus à bon prix. Touristes, MRE, collectionneurs, les clients sont légion. Il faut juste trouver les rapaces.
A Casablanca, deux jeunes touristes espagnoles ont posté des tweets à leurs amies à Séville leur parlant de trois buses qu'on leur a proposées à 1.000 dhs l'unité. Il faut dire que Casablanca, depuis plus de dix ans, est devenue l'habitat bétonné pour des milliers de faucons pèlerins, des buses et autres chouettes.
Trafic juteux
Pourtant, les lois sont là. Mais qui s'en soucie? Car tout acte de braconnage ou de chasse de ces espèces protégées est passible de condamnation. L'article 63 est clair: «quiconque utilise des moyens ou des substances susceptibles d'entraîner la mort de spécimen d'espèce de flore et de faune sauvages ou de nuire à leur reproduction, à leur multiplication ou à leur milieu naturel», est puni d'une amende de 5.000 à 100.000 dirhams selon l'espèce. Le même verdict est réservé à toute personne qui «détient, transporte, vend, met en vente, achète, utilise à des fins commerciales» ce type d'espèces sans autorisation préalable du département des Eaux et Forêts.
C'est d'ailleurs ce département qui est censé veiller au respect de ces espèces menacées. Faut-il croire que ce n'est pas là une priorité écologique nationale? A coup sûr, non. Mais les actes vont s'amplifiant. Aujourd'hui, les gens ont découvert le filon. Ils ont vu qu'il y a de l'argent à se faire. Alors les techniques de capture sont de plus en plus sophistiquées. Certains organisent même des sorties, escaladent des montagnes, dressent des pièges à l'aide de grands filets pour attraper des milans ou des aigles royaux comme cela a été vu dans la région du Nord du côté de Oued Lao ou encore à Meknès.
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