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Et le front intérieur?
Publié dans MarocHebdo le 09 - 02 - 2017

L'observateur politique ne peut que faire ce constat: il y a bien un décalage entre le Maroc à l'international et celui en interne. Comme Janus, cette figure mythologique, voilà deux visages passablement contrastés. Mais pourquoi? au dehors, le front est assurément uni. Sur la cause nationale, bien sûr, et cela depuis plus de quatre décennies; sur le redéploiement de la politique étrangère vers de nouvelles latitudes (Asie, Amérique latine, CCG) et, de manière encore plus marquée, sur le continent. Cette priorisation de l'Afrique a été consacrée de manière historique, voici une dizaine de jours seulement, à Addis-Abeba, lors du 28ème sommet de l'UA, avec l'admission du Royaume au sein de cette Afrique institutionnelle. C'est le couronnement aussi d'un volontarisme royal, à marche forcée même, fondé sur une vision nouvelle.
Pas étonnant que cette capitalisation participe aussi d'un crédit personnel du roi et de son leadership moral et politique. Un tel consensus national tellement mobilisateur peine à se retrouver dans la vie politique nationale. Cela dit, le front intérieur présente en même temps des facteurs d'unité et de division. Ce qui est acquis, c'est l'adhésion quasi unanime au socle fondamental des valeurs communes. Il faut relire la nouvelle Constitution du 29 juillet 2011 pour mesurer la nature et la dimension de ce référentiel commun: un bloc de droits et de libertés, un projet démocratique et moderniste, une citoyenneté pleine et entière et ce dans le cadre des fondamentaux de l'Islam, de la monarchie et de l'unité nationale.
Mais alors, pourquoi tant de divisions? D'abord, dans le corps social, le Maroc a-t-il préservé le tissu unitaire qui l'a caractérisé depuis longtemps? Pas vraiment. Depuis une quinzaine d'années, des besoins nouveaux et des attentes jusqu'alors dormantes se sont manifestés et leur satisfaction reste insuffisante. Il y a tant à faire! Et les politiques publiques, pour significatives qu'elles puissent être dans certains secteurs, marquent le pas et ne se distinguent guère par leur efficience. Et puis, les partis politiques, malgré leur prolifération depuis le début des années 2000, ne paraissent pas tellement à la hauteur des enjeux et des défis du Maroc de 2017 et de la décennie à venir. Arriventils ainsi à acter et à mettre en oeuvre un programme commun pouvant présenter un caractère probant de faisabilité, de visibilité et de lisibilité? C'est que les clivages traditionnels ont perdu de leur relief et de leur pertinence. Ce n'est plus projet alternatif contre projet gouvernemental, ni libéralisme contre socialisme, ni autre chose d'ailleurs.
Le compromis s'est fait avec le cabinet dit d'alternance consensuelle de 1998 dirigé alors par Abderrahmane Youssoufi. Et depuis, avec les trois gouvernements qui se sont succédé, que trouve-t-on? Un tronc commun où se retrouvent les principaux partis autour duquel ont été ajoutés des infléchissements (grands travaux, Maroc Vert, social) inscrits à un modèle de développement voulu par le Roi dès le début de son règne.
Même le cabinet du leader islamiste Abdelilah Benkirane (2012-2016) s'est inscrit globalement dans cette politique. Au final, ce Maroc en marche n'échappe pas pour autant à deux interrogation. L'une, c'est que la cohésion sociale se distend pour ce qui est de la politique domestique: les intérêts catégoriels et corporatistes sont privilégiés, activant la règle du "chacun pour soi"; le citoyen veut se faire entendre et il manifeste activement dans ce sens; les réseaux sociaux offrent un cadre inédit de revendication et de contestation; et, face à ces phénomènes, les politiques publiques sont bousculées avec de fortes interpellations s'apparentant parfois des procès d'incurie et d'incompétence. Quant aux partis, ils n'ignorent sans doute pas cette fragmentation de la cohésion sociale, mais ils n'apportent pas des réponses conséquentes et opératoires. Ce front intérieur-là accuse un palier dépressif et le risque est que ce "système" continue à pâtir de cette insuffisance structurelle...


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