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par Taïeb CHADI
------------------------------------------------------------------------ TV5 fait escale à Marrakech Casablanca fête la journée de la poésie au Maroc Revisiter la culture maghrébine en France LES MEMOIRES DE HARUS LE RETOUR DE LABIED
Publié dans MarocHebdo le 09 - 04 - 1999


ECHOS CULTUREL par Taïeb CHADI
TV5 fait escale à Marrakech
PLATEAU DE CHEZ NOUS
Jean Stock, président de TV5
Le paysage audiovisuel marocain n'a pas échappé à l'embrasement généralisé des médias. L'avènement de la chaîne d'Aïn Sebaâ, 2M, voilà dix ans, avait contribué à le révolutionner. TV5 qui, en faisant escale le temps d'une émission à Marrakech, le 24 avril prochain, vient couroner les habitudes télévisuelles des Marocains.
Il fut un temps où pour les Marocains, le seul moyen de vraiment " zapper " était de se brancher sur TV5.
À l'époque, il y a une dizaine d'années, le paysage audiovisuel marocain était mortel. Bien sûr, avec l'arrivée de 2M, un changement radical fut immédiatement sensible: en regardant d'autres images, en écoutant d'autres hommes qui racontaient d'autres paysages, les Marocains reconnaissaient leur propre pays. Puis vint le satellite. Mais, TV5, première chaîne mondiale en langue française, avec près de 500 millions de téléspectateurs, n'a jamais cessé d'être une référence. Elle a été le vecteur de la francophonie dans les pays francophones. Elle le reste malgré l'intrusion de la TPS et Canal.
Proximité
Depuis le début de cette année, TV5 a profondément remanié sa programmation afin de la rendre plus proche des attentes de ses publics diversifiés.
Programmation riche, et de plus en plus régionalisée, avec TV5 on a l'impression que l'on aura bientôt sa chaîne personnelle à portée de télécommande. Des rendez-vous d'information, cinéma, grands magazines de reportage, documentaires et des émissions de découverte, jeux, sondages font de TV5 une chaîne quasi universelle. Elle a toujours entretenu avec le Maroc des liens anciens et fructueux. Les Marocains sont en effet des téléspectateurs assidus de TV5 comme en témoigne le courrier abondant reçu mais aussi le nombre d'internautes croissant qui fréquentent le site: 13% des internautes qualifiés sont marocains ou résident au Maroc.
Il était donc légitime que la première grande émission interactive de TV5 se déroule au Maroc à l'occasion du Temps du Maroc. Un concours doté de nombreux prix et exclusivement consacré aux téléspectateurs marocains sera organisé à cette occasion. La première émission aura lieu le Samedi 24 avril, à partir de 6 heures GMT. L'inauguration de la première édition de sa nouvelle émission interactive, en direct de Marrakech, est une reconnaissance mutuelle. Grâce à TV5, le monde entier va vivre pendant 24 heures au rythme de la capitale du Sud, Marrakech la Rouge.
Interactivité
Cette émission est réalisée en partenariat avec la télévision marocaine 2M. Elle sera lancée par une conférence de presse de son président Jean Stock et de son présentateur vedette Philippe Dessaint le 16 avril à midi.
Deux temps forts: l'interactivité, ainsi qu'une série de plateaux animés par des présentateurs et illustrés de sujets tournés dans divers lieux de la ville. Tout au long de la journée, les téléspectateurs auront la possibilité de choisir en direct en participant à un vote, les émissions qu'ils souhaitent voir parmi une sélection des programmes phares de TV5. Des émissions et documentaires consacrés au Maroc nourriront la programmation
Deuxième temps fort: des invités: écrivains, entrepreneurs, historiens, humoristes, artisans, musiciens, calligraphes, architectes apporteront, en direct, leurs témoignages sur le Maroc entre tradition et modernité. Les téléspectateurs auront à leur disposition 3 possibilités de voter pour leurs émissions préférées: par Internet, à partir du 14 avril, par téléphone pendant 24 heures, le jour de l'émission, et enfin par courrier grâce au coupon-réponse que les téléspectateurs marocains trouveront dans l'hebdomadaire Téléplus.
Déjà la présence de Bernard Pivot, connu au Maroc grâce à TV5, dans l'émission de Maria Latifi avait mis TV5 au diapason des souhaits de ses téléspectateurs bibliophiles, désormais avec les plateaux installés à Marrakech, la chaîne francophone devient pratiquement autochtone... Pour 24 heures.
Casablanca fête la journée de la poésie au Maroc
ENTRE SONNET ET VERS
De temps en temps - rarement - je peux lire un poème qui m'éblouit par sa véracité. Je n'arrive pas à restituer cette impression en mots isolés, en vers, en métaphore ou en rythme. Le poème est peut-être dans son ensemble simple et sans ornements, mais au moment où je commence à l'expliquer, je me rends compte que l'essentiel n'a pas été dit. J'en déduis qu'un tel poème exprime la vérité (la connaissance silencieuse) qui n'a d'ailleurs pas, pour être désignée, une expression exacte ". C'est par ce message si subtil du poète Finlandais Pentti Holappa qu'a été ouverte la journée de la poésie au Maroc, au complexe culturel Sidi Belyout à Casablanca, le jeudi 8 avril. Après le festival international de la Poésie célébrée en novembre dernier, la capitale économique a renoué avec la culture des sonnets. Derrière cette initiative, il y avait la maison de la poésie au Maroc qui ne semble pas badiner avec les rimes. Ainsi, dans une ambiance bien colorée, s'est ouverte une exposition de recueils de poésie marocaine, avec des signatures de nouvelles parutions.
Initiative
Le menu de cette rencontre comportait également la lecture du message de la journée, écrit cette année par le Finlandais Penti Holaba, suivie par la déclamation, en langues arabe et russe, de textes de Pouchkine, par Driss Meliani, et en allemand et en arabe de poèmes de Goethe, avec la contribution de l'institut Goethe. Les lectures, elles y en avaient de toutes sortes. Ainsi la présence a eu droit aux poèmes de Mehdi Akhrif, Allal Hajjam, Hassan El-Mufti, Hassan Nejmi, Zahra Mansouri, Said Ahed, Mohamed Touby, Rachid Safou, Mohamed Boujbiri, Rachid Moumni, Hassan Ouazzani et Noureddine Zouitni.
Revisiter la culture maghrébine en France
IL ETAIT UNE FOIS LES SCOPITONES
La chaîne française Canal+ a présenté, le 30 mars dernier, dans le cadre de son émission Médina un spécial "Mémoire du Maghreb ". Au menu, deux films et une série de Scopitones décoiffants, ancêtres du clip, pour une soirée qui évoque la mémoire collective du Maghreb.
Canal+, mardi 30 mars. L'émission Médina animait l'antenne. Au programme, deux films et une série de Scopitones décoiffants, ancêtres du clip, pour une soirée qui évoque la mémoire collective du Maghreb.
Flash-back sur les années 60. À travers deux films et un doc musical, Canal+ égrenait les souvenirs des immigrés de la première génération. Pour Aya, la mère de famille de "Sous les pieds des femmes", tout a basculé le jour où elle a rallié les troupes du FLN en métropole. Meurtres, tortures, tout ça pour aboutir à la dérive intégriste d'aujourd'hui.
Il y a trente-cinq ans, le tout jeune Omar, le héros du "Gone du chaâba", vivait dans un bidonville lyonnais. Pas facile d'apprendre, dans la misère et dans la boue, la généalogie des rois de France et les affluents de la Seine. Mais sous l'impulsion d'un père analphabète, il s'est accroché et a transcendé ses rêves d'enfant en devenant écrivain.
Documents inédits
En marge de ces deux témoignages romancés, l'émission "Trésors de Scopitones arabes, kabyles et berbères" propose des documents totalement inédits à la télévision: les ancêtres des clips, destinés aux cafés fréquentés par les travailleurs immigrés.
Des tubes de Idir, revisités récemment par Cheb Mami, aux délires des Abranis, en passant par le charme de Mazouni et de l'ex-belle Libanaise Sabah, c'est toute la musique et les couleurs du Maghreb qui agitaient la télé. C'est quoi alors les Scopitones ? Juke-box à images placés dans les cafés, les Scopitones ont disparu au début des années 80. Ces appareils appartiennent désormais au passé, mais les chansons filmées sont toujours vues avec délice. Tout le monde connaît les Scopitones pop, yéyé ou disco avec Cloclo, Dick Rivers, Richard Anthony, etc. Mais les Scopitones spécialement réalisés pour les travailleurs immigrés des années 60-70 sont restés jusqu'à ce jour inédits à la télé. Les chanteurs français ne marchaient absolument pas dans les cafés " keubis ", d'où l'idée de Davis Boyer, numéro un mondial du Scopitone, de générer une production arabe, kabyle et berbère. Ces images constituent l'un des derniers territoires inexplorés de ses fabuleuses productions. Pour voir les Scopitones, les clients glissaient une pièce dans l'appareil qui diffusait des Chansons filmées. Cela se passait avant l'ère des clips.
Dans les années 60-70, Davis Boyer la pionnière, avait confié à Alain Brunet la réalisation de Scopitones pour la clientèle immigrée.
Il a plus de 650 titres à son actif, de Noura et Kamel à Idir en passant par les fameux Abranis. À l'occasion, Les Clodettes habillées par Paco Rabane dansaient, histoire d'enjoliver les images.
Aujourd'hui, la jeune génération, Rachid Taha, Cheb Mami ou Khaled, ne cesse de puiser dans ce patrimoine. Dans son dernier album, Taha reprend quatre chansons d'Abderrhamane Amrani, chanteur de chaâbi (plus connu sous le nom de Dahmane El Harrachi et surnommé Dahmane Le Parigot), dont le célèbre "Ya Rayah".
Source d'inspiration
Cheb Mami a repris lors de son dernier concert, "Azwaw", un tube de Idir, que l'on retrouve dans l'émission. Quant à Khaled, il interprète de nombreuses anciennes chansons du Raï qui embrasaient les folles nuits d'Oran et d'Alger.
Dans l'émission, tous trois interviennent et réagissent, tour à tour séduits, époustouflés, charmés, émus. Aucun d'entre eux ne connaissaient ces trésors. Peut-être les avaient-ils entraperçus, gamins, lorsqu'ils avaient pour mission de venir chercher leur père au bistrot... mais ne s'en souvenaient absolument plus. Dans "Trésor de Scopitones arabes...", on retrouve le barde en exil, Slimane Azem, le glam-rock berbère des Abranis (morceaux de choix), les chansons ciselées de Kamel Hamadi pour sa femme Noura et les tubes indémodables de Idir. Au folklore canaille des bars de Barbès mené par l'éblouissant Sadaoui Salah, répond celui de Jerrari, son rival comique tunisien.
Le chanteur de charme marocain, Abdelouaheb Doukkali, et l'audacieux Mazouni sont accompagnés de danseuses orientales vaporeuses ou de jolis brins de filles en mini-jupes et shetlands moulants. Vigon le Marocain et les Golden Hands algériens jouent la carte Rythm and Blues et pop électrique sur une chorégraphie à la Dick Sanders à faire pâlir James Brown. Mazouni le Don Juan au sourire ravageur séduit les femmes en les poursuivant de ses assiduités jusque dans les allées des banlieues pavillonnaires.
La star égyptienne, Abdel Halim Hafez nous éblouit et la belle libanaise, Sabah, entonne le célébrissime "Allo Allo Beyrouth" sur des images de la ville datant de 1967 avant les bombardements qui la défigurèrent. Il y a aussi Driassa, star algérienne incontestée. Toute la culture immigrée, la culture Barbès des années 60-70 est présente dans "Trésors de Scopitones arabes, kabyles et berbères": les femmes restées au pays et les Européennes sexy qu'on drague, l'exil et le mal du pays, l'alcool, l'argent, le travail sur les chantiers et surtout la musique et les chansons du bled qui font tout oublier... Tout le Maghreb dans la télé des autres!
LES MEMOIRES DE HARUS
''Racines et mémoire'' est le thème des portraits de juifs marocains de l'Atlas et du Sahara réalisés par Elias Harrus qui seront exposés jusqu'au 22 avril au musée des Oudayas à Rabat. L'exposition représente un riche album sur les juifs marocains de l'Atlas et du Sahara, réalisé dans les années 1940 et 1950.
Leur auteur, Elias Harrus, est né en 1919 à Beni Mellal, qu'il a quittée à l'âge de quatorze ans pour Casablanca où il poursuivra ses études ainsi qu'en France. À son retour au pays, il s'occupera de l'enseignement juif à Demnate et à Marrakech et sera par la suite le délégué du réseau des écoles de l'Alliance israélite universelle.
LE RETOUR DE LABIED
Les uvres de l'artiste peintre marocain, Miloud Labied, sont exposées à l'Institut français de Rabat jusqu'au 27 avril.
Authentiques, vitales et fortes, les uvres de Miloud ''témoignent de la pérennité et de la solidité de cette peinture dite de +chevalet+ dont pourtant, tout au long de ce siècle, discours et pratiques n'ont cessé de nous annoncer la fin prochaine''.
Evénement pictural dans la capitale, pour cet artiste dont les exhibitions sont rares.
L'exposition de Miloud Labied ne manquera pas de (re)faire découvrir au public des uvres qui disent la maturité d'une démarche marquante dans la pratique picturale marocaine.
DEBAT LITTERAIRE
Du12 au14 avril à Madrid, des journées culturelles sur le Maroc seront animées par Mohamed Achaâri, ministre des Affaires culturelles et Abdallah Saaf, ministre délégué auprès du ministre de l'Education nationale chargé de l'Enseignement secondaire et technique.
Quatre séances sont prévues lors de ces journées pour débattre des différents aspects de la production littéraire, la création poétique, l'enseignement, la recherche scientifique, des techniques de communication ainsi que des politiques de développement et de la régionalisation au Maroc.
LE CHANT DU CHUR
"L'oiseau de lune", pièce de théâtre franco-marocaine, sera jouée le 14 avril au théâtre Mohammed V à Rabat à19 heures. Inscrite dans le cadre des festivités du Temps du Maroc en France, "L'oiseau de lune" met en scène, à travers la vie d'une femme esseulée, le Maroc d'hier comme celui d'aujourd'hui. Spectacle musical, théâtral et poétique, cette pièce est mise en scène par Antoine Bourseiller, son texte est co-écrit par Mohamed Berrada, Fatéma Chahid, Mohamed Choukri, Youssef fadel, Brahim Hanaï, Driss Ksikes, Fadela Sebti et Abdelkak Serhane.
LE THEÂTRE ET SES AMATEURS
La première édition du festival de théâtre amateur de Tanger (FTAT) se déroulera du 21 au 27 mai prochain. Co-organisée par l'institut de Tanger-Tétouan et la fondation Lorin, cette édition mettra en concurrence 13 troupes internationales dans la catégorie théâtre francophone et 7 troupes marocaines dans la catégorie théâtre en arabe dialectal. La manifestation, dont les représentations seront accueillies par la salle Samuel Beckett et la salle de l'école Ramon Y Cajal, prévoit aussi des spectacles en espagnol et un spectacle de théâtre de rue.
L'HISTOIRE D'UNE LEGENDE
Zakya Daoud, ancien rédacteur en chef de la revue marocaine Lamalif, vient commettre son "Abdelkrim- Une épopée d'or et de sang". Publiée chez les éditions françaises Séguier, cette biographie met en scène "une vie et une histoire exemplaires" du légendaire Abdelkrim Khattabi. Fils d'un notable rifain, ce petit lettré campagnard qui avait intégré la fonction publique espagnole va se transformer en quelques années, au lendemain de la première guerre mondiale, en un remarquable stratège qui reconstruit de manière moderne la guérilla. Préfaçant le livre, Bruno Etienne, spécialiste du Maghreb, souligne que "c'est à la fois l'histoire de la désintégration du Maroc sous ses propres contradictions et la concurrence des puissances européennes qui expliquent l'aventure exceptionnelle d'Abdelkrim".