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Publié dans MarocHebdo le 29 - 04 - 2000


Billet Bleu
Khalil HACHIMI IDRISSI
Construire. L'UMT est un grand syndicat marocain. Il a inventé le syndicalisme marocain. Le corporatisme. Et l'idée noble de défendre professionnellement, donc syndicalement, les travailleurs. Tous les syndicats qui sont nés par la suite sont issus de l'UMT. La CDT, l'UGTM et les autres appendices politiques. Sur ce point, il faut rendre un hommage sincère et vibrant à Mahjoub Ben Seddik, le patron historique de l'UMT. Mais on parle d'un lieu qui s'appelle le Maroc nouveau, qu'il a toujours appelé de ses vux, on peut toujours lui poser quelques questions. C'est un vrai tabou que la presse dite indépendante, donc forcément aux services des Services, n'a jamais pu lui poser. Une digression, si vous le voulez bien. La presse indépendante est vendue. Chaque semaine, chaque mois ou chaque jour. Mais on ne sait plus à qui ? Peut-être qu'elle est vendue sans que l'on ne sache à des lecteurs et à des annonceurs qui la font vivre. Et que cela se fasse dans le plus grand secret. Sans que personne ne se rende compte de cette vile supercherie. Un journal vendu à ses lecteurs et à ses annonceurs, cela doit être louche. Je le conçois. Sinon comment fait-il pour vivre mal ? Un mystère marocain que seuls les paranos justement de service peuvent expliquer. Revenons à l'UMT. Que tous ceux qui pensent que je vais dire du mal de Mahjoub Ben Seddik s'en aillent. Tout de suite. Illico presto. Cela ne va pas être le cas. Je connais bien mes fondamentaux. Quand on s'attaque à l'UMT, on risque gros. Quand on a un crédit, une situation, des enfants, et un peu d'instinct de conservation, on doit éviter de parler de ce sujet. Sinon on risque de se faire jeter d'un cinquième étage, de se faire bastonner, ou de recevoir un coup de boule dans la tête par un inconnu à qui on a demandé l'heure. Oui c'est grave. Mais je m'en fous, les fiers à bras de l'UMT ne me font pas peur. Ils ne vont jamais attaquer un des leurs. Des vrais. Un type vendu au pouvoir, au Makhzen, à la Monarchie, aux Services et aux renseignements généraux. Jamais. Jaaaâmmmmâaiiiiss. Je suis catégorique. On ne scie pas la branche vermoulue du pouvoir du Maroc ancien sur laquelle nous sommes tous, aussi nombreux que nous sommes, assis. Non, c'est une question de valeurs. Maintenant quelle est la différence entre Abderrahmane Youssoufi et Mahjoub Ben Seddik, entre Abdelkrim Ghallab et Mahjoub Ben Seddik, entre Mahjoubi Aherdane et Mahjoub Ben Seddik, entre Fkih Basri et Mahjoub Ben Seddik, entre Abdelhadi Boutaleb et Mahjoub Ben Seddik, entre Habib Forkani et Mahjoub Ben Seddik, Mohamed Lahbabi et Mahjoub Ben Seddik? Rien, aucune.
Sauf que Mahjoub Ben Seddik a toujours été un syndicaliste. Depuis les temps immémoriaux que le Maroc nouveau veut ignorer. Bien, on avance. Alors maintenant que veut Mahjoub Ben Seddik? Une grève générale ? La chute du régime ? L'augmentation réelle du SMIG. La tête de Khalid Alioua. La fin de l'UGTM et de la CDT. Ou la considération qu'il a toujours eue. Je n'ai pas de réponse à vous livrer. À part cela, je peux quand même lui causer sans prendre le risque de me faire trucider. Car, quand on a des enfants, des crédits bancaires, un peu d'instinct de conservation et une situation journalistique miteuse, il faut craindre pour son avenir qui est forcément derrière soi. Est-ce que Mahjoub Ben Seddik a préparé sa relève ? Non. Est-ce que l'UMT a vraiment conscience de la transition économique, politique, et géostratégico- successorale que nous vivons ? Oui. Alors de quoi il s'agit ? D'une volonté de changer le gouvernement ? De vider le Premier ministre actuel qui est vraiment fatigué et qui ne fait plus l'affaire ? Peut-être. De renvoyer un gouvernement composé de un tiers d'incapables ? Tout cela est à la fois fondé et dérisoire. Reste deux ou trois petites choses. Est-ce que Mahjoub Ben Seddik a préparé sa succession démocratique à la tête de l'UMT ? Non. Est-ce que Mahjoub Ben Seddik veut inscrire sa syndicale dans la dynamique du Maroc nouveau, c'est-à-dire l'ancien rénové avec les mêmes ? Non. Est-ce que l'alternance pour Mahjoub Ben Seddik est une supercherie à laquelle il ne faut pas faire de cadeaux ? Peut-être bien que oui. Alors de quoi s'agit-il ? Du Maroc ? Mais par les temps qui courent tout le monde s'en fout. Et c'est regrettable. Mahjoub Ben Seddik doit pouvoir faire la part des choses. Il va falloir désormais qu'il soigne sérieusement l'héritage qu'il veut léguer. Construire à nouveau ou détruire ce qui a déjà été bien fait. Je ne sais plus.